Gabon: Le mot d'ordre, c'est «wait and see»

INTERVIEW Le responsable franco-gabonais d'une ONG environnementale, qui vit à Port-Gentil depuis 1981, décrit à 20minutes.fr l'ambiance qui règne après l'élection d'Ali Bongo...

Propos recueillis par Elodie Lestrade

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Affiche géante d'Ali Bongo, candidat aux élections présidentielles du Gabon qui ont lieu le 30 août 2009.
Affiche géante d'Ali Bongo, candidat aux élections présidentielles du Gabon qui ont lieu le 30 août 2009. — D. MAGNOWSKI

Quelles sont les réactions, à Port-Gentil, à l’annonce de la victoire d’Ali Bongo?

Cela ne se passe pas très bien. Port-Gentil a toujours un peu été une ville d’opposition et, dès l’annonce des résultats, les manifestants ont déferlé sur la ville. Auparavant, ils en avaient bloqué les accès, avec des barricades, etc... Ils ont commencé par incendier un immeuble d'une concession Total, puis le Consulat.

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Comment les habitants de la ville réagissent-ils?

Pour l'instant, chacun reste chez soi. On attend la suite. C'est surtout pour ce soir que nous avons des craintes car ils ont libéré les prisonniers de la prison de Port-Gentil. Le bruit court que les manifestants vont se séparer en différents groupes pour être dans toute la ville.

Certains habitants prévoient-ils de quitter Port-Gentil?

Etant donné que c'est une île, la situation est un peu difficile pour les habitants, qui ne peuvent pas s’échapper. Le mot d’ordre, c’est «wait and see».