Ali Bongo élu président du Gabon: André Mba Obame s'affirme vainqueur... Couvre-feu décrété à Port-gentil

MINUTE PAR MINUTE Tous les derniers évènements à suivre en direct ce jeudi...

La rédaction de 20minutes.fr avec agence

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Des affrontements ont éclaté à Libreville, au Gabon, après l'annonce de la victoire d'Ali Bongo à l'élection présidentielle le 3 septembre 2009.
Des affrontements ont éclaté à Libreville, au Gabon, après l'annonce de la victoire d'Ali Bongo à l'élection présidentielle le 3 septembre 2009. — I. SANOGO / AFP
Ali Bongo président du Gabon. Après onze heures de délibération, les résultats de l'élection présidentielle ont été annoncés à la télévisions gabonaise RTG1 par le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou. Le fils de l'ancien président Omar Bongo remporte l'élection avec 41,73% des voix. Ses deux principaux opposants, qui revendiquaient la victoire, André Mba Obame, ex-ministre de l'Intérieur, et Pierre Mamnboundou (le leader de l'Union du Peuple gabonais (UPG), obtiennent respectivement 25,88% et 25,22% des voix. Reste à savoir si les candidats malheureux vont saisir ou non la Cour constitutionnel pour contester la validité de ces résultats.

21h25: Après avoir suivi les évènements au Gabon toute la journée, nous mettons fin à notre live. Retrouvez le compte-rendu par ici


21h14: Le couvre-feu est décrété à Port-Gentil
Un couvre-feu a été instauré jeudi à partir de 20H00 (21h à Paris ) sur toute la ville de Port-Gentil, capitale économique du Gabon, secouée par des violences, a annoncé à l'AFP le ministère de l'Intérieur et de la Défense.

20h59: Mba Obame rejette les résultats et s'affirme vainqueur
L'ex-ministre de l'Intérieur, arrivé deuxième à l'élection présidentielle du Gabon, selon les résultats annoncés jeudi, a dit ne pas reconnaître les résultats et affirme qu'il «a gagné» dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

20h05: Ali Bongo déclare qu'il faut «respecter le verdict des urnes»
Dans une interview accordée à une dizaine de journalistes, dont l'envoyé spécial du Monde, Ali Bongo a déclaré: «Le peuple s'est exprimé. Il faut accepter le verdict.» Il a par ailleurs affirmé que s'il y a des contestations, elles doivent s'exprimer devant les instances pour les recours.

18h45: En tant que journalistes français, «nous avons beaucoup de mal à travailler»

Emmanuel D'Abzac, journaliste pour RFI, confirme à 20minutes.fr que les Français ne sont pas en odeur de sainteté actuellement à Libreville. Il explique: «La France - et les Français - sont tenus pour responsable du résultats. La France est accusée de complicité de trucage. Les Français qui vivent au Gabon ont reçu la consigne de rester chez eux. Pour nous, les journalistes français, c'est redoutable. Nous avons beaucoup de mal à travailler. J'ai des confrères qui se sont faits caillasser. On continue à sortir, mais on fait très attention. On ne sort pas sans chauffeurs.»

18h38: Une employée de Schlumberger «sérieusement blessée»

Une employée du groupe franco-américain Schlumberger, de nationalité polonaise, a été «sérieusement blessée» à la suite de manifestations à Port-Gentil, indique à l'AFP un porte-parole du groupe de services pétroliers. «Elle est en cours d'évacuation pour recevoir des soins mais ses jours ne sont pas en danger», précise-t-il.

18h26: Trois stations Total ont été pillées ou endommagées
Après avoir démenti qu'une de ses concessions avaient été incendiées à Port-Gentil, le groupe pétrolier français Total indique que trois de ses stations-service ont été endommagées ou pillées dans cette ville pétrolière gabonaise. Le groupe reste «vigilant sur la situation» pour assurer la sécurité de son personnel, affirme-t-il, refusant d'indiquer leurs effectifs.

18h05: L'armée française devant le consulat de Port-Gentil
Selon l'AFP, des éléments de l'armée française ont pris position au Consulat de France de Port-Gentil, incendié par la foule dans la matinée. Des partisans de l'opposant Pierre Mamboundou s'étaient dirigés peu avant 11h locales (12h à Paris) vers le consulat de France. Ils ont forcé le portail d'entrée et ont mis à sac la partie administrative du consulat avant d'y mettre le feu et de partir. Le bâtiment a subi d'importants dommages.

17h50: «Il y a tous les prémices pour une situation beaucoup plus violente»

Grégory Ngbwa-Mintsa décrit une «ambiance très tendue». Connu pour avoir été partie civile dans l'affaire des biens mal-acquis des présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo Brazzaville) et Théodore Obiang Nguema (Guinée équatoriale). Il explique à 20minutes.fr: «Il y a tous les prémices pour une situation beaucoup plus violente. Il y a des barricades sur les routes, les ordures sont renversées et brûlées. Il y a de la fumée dans toute la ville. Les forces de l'ordre sont déployées comme je ne les ai jamais vu. Pour le moment, les actions restent sporadiques. Ce sont surtout des groupuscules qui ne sont pas dans toute la ville.» Se présentant comme un indépendant qui n'a soutenu aucun candidat, il déclare: «Je n'ai jamais vu Libreville comme ça, on dirait une ville morte.»

17h: La France en contact avec les trois principaux candidats
Les autorités françaises au Gabon sont en contact avec plusieurs des candidats à l'élection présidentielle, dont les trois principaux, à savoir le vainqueur désigné, Ali Bongo, et ses adversaires, André Mba Obame et Pierre Mamboundou, déclare le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

16h31: Selon un candidat malheureux, les violences vont «s'accentuer»
«Ce qui est train de se passer va s'accentuer. Les Gabonais n'acceptent pas ce coup de force. Les Gabonais sont chauffés à blanc», estime Bruno Ben Moubamba, qui avait observé une grève de la faim d'une quinzaine de jours pour demander le report du scrutin. Le candidat malheureux accuse la France de «jouer un jeu trouble» en jouant «l'indifférence par rapport au coup de force électoral. C'est un mauvais calcul». «J'accuse certains milieux affairistes français de faire croire à l'appareil d'Etat français que la démocratie est nuisible aux intérêts de Total, Eramet (manganèse) et Areva (uranium)», conclut-il.

16h25: La France conseille à ses ressortissants de rester chez eux
La France «appelle au calme» après les incidents qui ont suivi l'annonce des résultats des élections au Gabon, et recommande à ses ressortissants de «rester chez eux», affirme le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet.

16h03 «Les choses vont certainement monter en puissance»

Antoine Lawson, journaliste gabonais à Libreville, attend de voir comment les choses vont évoluer. Il explique à 20minutes.fr: «Je suis allé voir les lieux stratégiques de la ville, où pourraient commencer les débordements. Ils sont quadrillés par la police anti-émeutes. Pour le moment, les deux autres candidats n'ont pas fait de déclarations officielles. Les choses vont certainement monter en puissance à ce moment là. On pourra voir la tendance des réactions à la fin de l'après-midi.»

15h54: Les Français auraient été regroupés à la base militaire de Port-Gentil
C'est ce qu'affirme le candidat Bruno Ben Moubamba sur son compte Twitter.

15h36 Une candidate indépendante, Yvette Nguewilo Rekangait revient sur le résultat de l’élection et dénonce des fraudes.



15h24: Total dément l'incendie d'une concession à Port-Gentil
Le groupe Total infirme l'information selon laquelle une de ses concessions aurait été incendiée à Port-Gentil. Selon une porte-parole, «les manifestants se sont rapprochés du bâtiment Total Gabon, qui se trouve dans une grande concession, au côté d'autres enseignes. Il y a eu quelques dégâts matériels, mais Total Gabon n'a ni été pillé, ni incendié.»

15h20: Un candidat dénonce des chiffres truqués
Bruno Ben Moubamba indique sur son compte Twitter que dans la province du Haut-Ogoué, Ali Bongo récolte entre 98 et 100% des voix...

15h05: Pierre Mamboundou, «blessé à la tête et à l'épaule», est en lieu sûr

L'opposant gabonais, arrivé troisième à la présidentielle, est «en lieu sûr», assure son entourage qui dit préparer une déclaration. Pierre Mamboundou a été «blessé à la tête et à l'épaule» lors de la dispersion, ce jeudi matin, de partisans de l'opposition réunis près des locaux de la Commission électorale.

15h03:
«On entend l’armée qui tire, on n’ose pas sortir»
Béatrice, qui soutient le candidat Pierre Mamboundou, raconte par téléphone: «Nous sommes tous rassemblés dans la chambre. Je suis avec mes petits-enfants et ma fille qui est enceinte», explique cette habitante de Kinguélé, un des quartier de la capitale pris pour cible par les manifestants. «On entend l’armée qui tire, on n’ose pas sortir. Nous n’avons plus l'électricité.»

14h55: Appel à manifester devant l'ambassade du Gabon en France
Ghislain Mbaloula, ancien président de l’Association des Gabonais de Rennes, affirme à 20minutes.fr qu’un appel à manifester devant l’ambassade du Gabon à Paris (26, avenue Raphaël dans le 16e) a été lancé. «Nous allons nous réunir devant l’ambassade ce jeudi soir vers 18h-18h30 pour manifester.»

Une manifestation a déjà eu lieu avant l'annonce des résultats



14h45: La concession Total de port-Gentil incendiée également?
Selon le responsable d'une ONG à Port-Gentil interrogé par 20minutes.fr, le consulat de France a été bien étré incendié de même que la concession Total de Port-Gentil. (>> à lire, son témoignage completi ici)

Selon l’envoyé spécial de LCI au Gabon, les heurts sont très violents à Port-Gentil où des barricades ont été dressées.

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14h44: Les «militaires et les manifestants rentrent dans les maisons»

Wilfried, habitant de Libreville, confie a 20minutes.fr que les militaires et la police conseillent aux habitants de rester chez eux. «Les militaires rentrent dans les maisons et des manifestants aussi. Ils nous pillent», confie le Gabonais.

14h40 La photo du cercueil symbolique d'Omar Bongo prêt à être exposé
Pour la voir, cliquez ici.

14h30: Ali Ben Bongo plus ou moins proche de la France?
Martin Plaut, un expert de la BBC Africa, stipule qu'Ali Ben Bongo est moins proche que son père de l'élite française, malgré des années de formation à l'Université de la Sorbonne, à Paris. (>> pour lire le portrait d'Ali Ben Bongo, cliquez ici)

14h22: Un dispositif «prêt pour protéger les Français au Gabon»

Le ministre des Afaires étrangères, Bernard Kouchner, assure qu'un «dispositif» est «prêt pour protéger les Français au Gabon» en cas de nécessité. Interrogé par quelques journalistes peu avant l'annonce du résultat de la présidentielle pour savoir s'il craignait pour la sécurité de la communauté française au Gabon, répond: «Bien sûr, notre dispositif est prêt pour protéger les Français éventuellement. Mais j'espère qu'on n'aura pas à le faire. Je ne crois pas.»

14h20: 800.000 personnes se sont enregistrées pour participer à l'élection présidentielle, dimanche.
Un chiffre cité par Reuters. Au total, il y avait 18 candidats et 2.800 bureaux de vote.

14h10: La concession Total de Libreville aurait été incendiée
C'est ce qu'affirment les observateurs de France24 sur leur compte Twitter.


14h12: Le clan Mba Obame ne reconnait pas l'élection d'Ali Bongo
Le clan du l'ex-ministre de l'Intérieur ne reconnait pas le résultat officiel du scrutin, affirme à l'AFP un de ses conseillers. «Le procès-verbal de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) n'a pas été signé par les représentants de l'opposition», ajoute-t-il. «Le procès-verbal (des résultats) lu par le ministre de l'Intérieur (Jean-François Ndongou) n'est donc pas légal», poursuit-il, indiquant qu'André Mba Obame était «en sécurité dans un lieu tenu secret».

14h: Ali Bongo sera «le président de tous les Gabonais»
Le tout nouveau président prononce un discours peu après l'annonce de sa victoire. «En ce qui me concerne, je suis et je serai toujours le président de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais. (...) Je suis et je serai toujours au service de tous sans exclusive», déclare Ali Bongo, 50 ans, à son quartier général de campagne, près du centre-ville de Libreville. «A tous les électeurs dont je n'ai pu bénéficier des suffrages, je voudrais qu'ils soient profondément rassurés de ce que je n'en éprouve et n'en éprouverai aucun ressentiment à leur égard», poursuit-il.

13h01: Ali Bongo est élu!
Le fils du défunt président Omar Bongo a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 41,73% des suffrages, affirme le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou.

12h54: Incidents à Libreville

Des incidents ont éclaté dans au moins deux quartiers de Libreville à l'annonce des résultats. Au nord de la ville, dans le quartier Plein-Ciel, des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie expresse, qui ceinture Libreville. Des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, qu'ils ont accusée d'avoir «imposé» aux Gabonais le fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans de pouvoir. «Les Blancs, on va les tuer!», «On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer!», ont notamment entendu des correspondants de l'AFP. Près de la Cité de la Démocratie, où avait lieu la proclamation des résultats de la présidentielles, des poubelles ont aussi été renversés. A Nkembo, quartier populaire, de l'est de Libreville, «des gens cassent ce qui peuvent. Ils ont cassé des kiosques. Il y a du désordre», a affirmé par téléphone à l'AFP Benjamin Ngouan, un habitant du quartier.

12h40 Le consulat de France incendié à Port-Gentil
Selon les informations de l'ambassade de France au Gabon, contactée par 20minutes.fr, le consulat de France aurait été incendié. Une information confirmée par l'AFP.

12h35: La prison de Port-Gentil attaquée
Des partisans de l'opposant Pierre Mamboundou ont attaqué la prison de Port-Gentil (sud-ouest), la capitale économique du Gabon, et libéré les prisonniers. Selon un correspondant de l'AFP, des manifestants et détenus se dirigent vers le centre-ville. Des barricades ont été dressées à l'aide de carcasses de voiture dans plusieurs rues de la ville. Des pneus ont été brûlés sur la chaussée.
 
10h35: Les manifestants dispersés violemment
Les forces de l'ordre gabonaises ont dispersé ce jeudi matin les manifestants, dont des candidats à la présidentielle, qui attendaient depuis la veille devant les locaux de la commission électorale l'annonce des résultats. Selon le correspondant de France 24, un manifestant aurait perdu un doigt pendant la dispersion. «L'armée a chargé et lancé des grenades lacrymogènes sur les candidats et sur la foule qui attendaient pacifiquement l'annonce des résultats. Les leaders politiques, dont Pierre Mamnboundou et André Mba Obame», ont été pris dans la bousculade, a affirmé un conseiller de Pierre Mamboundou. Selon des témoins directs contactés par l'express.fr, les «Bérets Rouges» - les parachutistes - ont participé à la dispersion. Lors de cette charge, Pierre Mamboundou aurait été sérieusement blessé. André Mba Obame aurait été pour sa part «exfiltré et placé en lieu sûr».

9h25: Désaccord entre les membres de la Commissions électorale

Les membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) ne sont pas parvenus à se mettre d'accord mercredi, retardant l'annonce des résultats de la présidentielle, explique le président de cette commission, René Aboghé Ella. Ce dernier fait part de «problèmes techniques» en début de réunion. Les procès-verbaux issus des 2.800 bureaux de vote du pays ont été «disponibles avec un certain retard», a-t-il dit. «Nous allons continuer à examiner les moyens de sortir de cette petite incompréhension», assure-t-il. «Nous espérons ne pas dépasser la matinée» de ce jeudi «pour annoncer des résultats fermes».

Dans la nuit
Plusieurs milliers de personnes ont passé la nuit devant le rond-point qui se trouve devant l'entrée de la commission électorale.

Ci-dessous, une vidéo montrant des partisans de Pierre Mamboundou en train de danser devant le siège de la Cenap à Libreville dans la nuit de mercredi à jeudi.

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