Londres nie un accord secret

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La polémique enfle outre-Manche. Le Sunday Times

accuse le gouvernement britannique d'avoir permis la libération du Libyen Abdelbaset al-Megrahi (condamné pour l'attentat de Lockerbie en 1988 et accueilli triomphalement à Tripoli le 20 août) en échange d'un contrat pétrolier d'un montant potentiel de 15 milliards de livres. Londres a démenti hier, mais a reconnu qu'il ne voulait pas que Megrahi, atteint d'un cancer en phase terminale et en soins intensifs à Tripoli, meure en prison. « Il n'y a pas eu de conspiration, de double jeu, d'accord sur le pétrole, de tentative d'influencer les ministres écossais », a assuré le Premier ministre, Gordon Brown. La remise en liberté d'al-Megrahi était dans « les intérêts nationaux du Royaume-Uni », a-t-il expliqué, citant les décisions de Tripoli, en 2003, de mettre un terme à son programme d'armes de destruction massive et de renoncer au terrorisme. « Ce sont ces questions (qui ont joué) et non le pétrole ou les intérêts commerciaux », a-t-il asséné. W