La France aurait aidé à la localisation de l'Arctic Sea

VAISSEAU FANTÔME e cargo a été aperçu au large du Cap Vert...

W.M. (avec agence)

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 Une photo non datée du cargo Arctic sea.
 Une photo non datée du cargo Arctic sea. — AFP PHOTO / SOVFRACHT

La partie de cache-cache arriverait-elle à sa fin? En tout cas, c'est désormais certain : le cargo Arctic Sea, se trouve bien à quelque 400 milles marins d'une île de l'archipel du Cap-Vert. C'est une source militaire au sein des garde-côtes du Cap-Vert, sous couvert d'anonymat, qui l'a confirmé à l'AFP.

Par ailleurs, une source au Sirpa-Mer, l'organe de presse de l'armée française, a quant à elle corroboré ces informations en expliquant à 20minutes.fr que «l'armée française avait transmis des informations aux Russes». Le Cap Vert «figurait d'ailleurs dans ces renseignements».

«Il y a un certain nombre de bateaux qui ont été repérés depuis hier dans l'Atlantique et qui pourraient correspondre à l'Arctic Sea», a expliqué le capitaine de frégate, Jérôme Baroé, précisant ne pas avoir de certitude car «les cargos se ressemblent beaucoup et il est facile de les maquiller».

La Russie dit être en contact permanent avec l'Otan sur l'affaire.

Attaqué une seconde fois ?

Plus tôt, dans la journée de vendredi, un membre de la commission européenne des affaires maritimes, avait annoncé qu'une deuxième série de messages radio avait été reçu en provenance du cargo russe.

«Les appels radios venaient apparemment du navire. On suppose qu’il a subi deux attaques : la première fois au large de la Suède, et la seconde vers la côte portugaise», a rapporté un membre de la commission des transports au quotidien britannique le Daily Telegraph, tout en précisant que la commission «n’avait rien d’autre à rajouter à ce moment de l’enquête».

«Il semblerait que ces actions, telles qu'elles ont été rapportées, n'ont rien à voir avec des actes de piraterie traditionnelle ou une attaque armée en pleine mer», a par ailleurs indiqué à l'AFP Martyn Selmayr, porte-parole pour le commissaire des Tranports.

La France participe aux recherches

Le 3 août, Interpol avait prévenu les Britanniques que le cargo avait été abordé le 24 juillet par des hommes masqués, alors qu'il se trouvait dans les eaux suédoises, dans la mer Baltique. Ces hommes auraient indiqué appartenir à la police anti-narcotiques  et seraient restés à bord une douzaine d'heures, selon le porte-parole des garde-côtes.

Des bateaux de guerre de la Marine russe, dépêchés dans les eaux internationales de l’Atlantique, recherchent activement le navire. La Marine nationale participe aussi aux recherches. D’après le Figaro, sur les côtes françaises, une chaîne de 59 sémaphores assure la surveillance du trafic. Plus de 500 guetteurs s'y relaient, chargés de repérer les comportements suspects.


 


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