Le test sanguin, un meilleur dépistage d'anomalies du foetus

SANTÉ es progrès scientifiques considérables vont bientôt mettre fin aux amniocentèses et aux biopsies...

Paul Najafi (avec agence)

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Le groupe de travail du Sénat sur la maternité pour autrui a proposé mercredi dans un rapport de légaliser, sous strict encadrement, la pratique controversée des mères porteuses, déjà autorisée en Grande-Bretagne et en Grèce, mais interdite en France.
Le groupe de travail du Sénat sur la maternité pour autrui a proposé mercredi dans un rapport de légaliser, sous strict encadrement, la pratique controversée des mères porteuses, déjà autorisée en Grande-Bretagne et en Grèce, mais interdite en France. — Jean Ayissi AFP/Archives

SANTE - Des progrès scientifiques considérables vont bientôt mettre fin aux amniocentèses et aux biopsies…

D’après un article du National Institute of Health Research, le centre de recherche de l’autorité sanitaire britannique, le diagnostic prénatal de maladies génétiques pourra bientôt s’effectuer à l’aide d’un simple examen sanguin. Finies les amniocentèses et les biopsies, ces techniques dites « invasives » qui consistent à effectuer des prélèvements du placenta ou du liquide amniotique ont toujours constitué un risque de fausses couches de l’ordre de 1 à 2%. Les scientifiques ont donc axé leurs recherches sur les procédés non invasifs. D’après le «Guardian», le responsable de recherche estime que les résultats de ce procédé sont prometteurs pourrait préserver la vie d’environ 265 nouveau-nés par an.


La mise en évidence, il y a une dizaine d’années, de la présence de cellules fœtales dans le sang maternel a laissé entrevoir l’analyse d’informations génétiques concernant le futur nouveau-né. Malheureusement, ces cellules y sont présentes en très faible quantité : une cellule pour 10 millions de globules blancs et 5 milliards de globules rouges par millilitre de sang. Les scientifiques ont alors mis au point une technique nommée Iset et permettant de concentrer ces cellules fœtales. Ainsi, la détection d’éventuelles mutations génétiques ou anomalies chromosomiques ont atteint un taux d’efficacité égal à l’amniocentèse ou la biopsie de trophoblastes (futur placenta).
 
L’année dernière, des chercheurs de l’université de Stanford ont mis en évidence un chromosome caractérisant la trisomie. Même si ces découvertes et travaux sont encourageants pour l’avenir, certaines associations s’interrogent sur les dérives de tels procédés notamment au niveau de la génétique. Elles craignent en outre l’utilisation de cette méthode pour déterminer le sexe de l’enfant, une information que certaines entreprises proposent déjà aux Etats-Unis...