Clotilde Reiss: «le début d'un espoir» d'une solution rapide

TEHERAN Mais un deuxième email envoyé par la jeune femme aurait été intercepté par les services secrets iraniens...

MD (Avec agence)

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Clotilde Reiss, chercheuse française détenue en Iran depuis le 1er juillet 2009
Clotilde Reiss, chercheuse française détenue en Iran depuis le 1er juillet 2009 — AFP photo

Il y a de l'espoir. Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a affirmé ce mardi sur RTL qu'il existait «le début d'un espoir» en vue d'«une solution rapide» pour la libération de Clotilde Reiss, la jeune française emprisonnée en Iran depuis le 1er juillet.

«La France par l'intermédiaire du président de la République multiplie les initiatives pour obtenir sa libération. Le président a eu encore jusqu'à hier soir des contacts avec des personnalités qui travaillent actuellement pour sa libération», a ajouté Luc Chatel sans autres détails.

«Il y a une évolution», a dit le ministre mais «pour optimiser les chances de succès des négociations, des discussions qui sont en cours», il n'a pas souhaité en «dire davantage». «Clotilde Reiss est innocente» et elle «a été victime d'une parodie de procès», a-t-il répété. «Nous avons exigé, et nous continuons à le faire, cette libération», a insisté le porte-parole.

Un email «sensible»

Mais la Française n'aurait pas été arrêtée par hasard. Selon RTL.fr, Clothilde Reiss aurait envoyé un mail «sensible» au patron de l'IFRI, l'Institut français de recherche de Téhéran, un centre sous tutelle de l'ambassade de France, au sujet du régime iranien. Un email qui aurait été intercepté par les services secrets iraniens. Un acte qui ne la rend pas coupable pour autant.

Selon l'agence officielle iranienne Irna, la jeune française a reconnu lors de l'audience avoir participé à des manifestations et rédigé un rapport pour un institut de recherche dépendant de l'ambassade de France. La France a reçu le soutien de la présidence suédoise de l'Union européenne. La Grande-Bretagne, de son côté, a dénoncé une «provocation». Un employé local de son ambassade a également comparu samedi.