Une nouvelle affaire de notes de frais en Grande-Bretagne

SCANDALE John Bercow, le nouveau président de la Chambre des communes britannique, est épinglé pour avoir fait rénover son appartement aux frais des contribuables...

Elodie Lestrade

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  — S. ROUSSEAU / POOL / REUTERS

Il n’a apparemment pas tiré les leçons de l’épisode qui a mené son prédécesseur droit à la démission. John Bercow, le nouveau président de la Chambre des communes britannique, a pioché 20.000 livres sterling (33.681 euros) dans les caisses publiques pour redécorer et remeubler son appartement, fourni gratuitement à Westminster, près du Parlement.

Il avait promis un renouveau

Selon le «Daily Mirror», John Bercow – qui n’est en poste que depuis six semaines – a dépensé 6.764 livres pour un nouveau canapé, 3.600 livres pour de nouvelles serrures pour les fenêtres, 760 livres pour des coussins ou encore 80 livres pour une horloge. Globalement, rapporte le quotidien, «le montant total de ses dépenses est estimé à 20.000 livres sterling».

Pas grand-chose, finalement, à côté des 724.000 livres qu’avait dépensées son prédécesseur, Michael Martin, pour faire refaire son appartement. Mais John Bercow s’était présenté comme l’incarnation du renouveau et avait promis de restaurer la confiance des Britanniques envers les parlementaires après le scandale des notes de frais. Ces nouvelles dépenses passent donc très mal dans l’opinion publique britannique.

Des travaux pour la sécurité de ses enfants

Le nouveau président de la Chambre des communes justifie ses dépenses en rappelant qu’il est père de trois enfants et que l’appartement dont il avait hérité n’était «pas assez adapté à sa progéniture». Selon lui, les travaux permettent surtout de rendre l’appartement plus sûr pour de jeunes enfants.

John Bercow est, selon le «Daily Mirror», le premier président de la Chambre des communes à vivre dans le Palais de Westminster avec de jeunes enfants.