La Moldavie compte sur les urnes pour sortir de la crise

ELECTIONS L'ex-république soviétique élit son Parlement ce mercredi...

E.L. avec agence

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  — G. GARANICH / REUTERS

«J'espère que nous allons sortir de la crise (politique) et qu'on pourra se mettre au travail.» Le président moldave, Vladimir Voronine, ne cache pas ses espoirs. Car depuis les émeutes de fin avril provoqués par le résultat des législatives, le petit pays est dans une impasse politique.

Le scrutin, remporté par les communistes, s'était soldé par de violentes manifestations qui avaient dégénéré en émeutes et conduit au saccage du Parlement. Le mois dernier, le président moldave avait été contraint de dissoudre le Parlement en raison de l'incapacité des députés à élire un nouveau chef d'Etat. A une voix près (60 au lieu de 61), la candidate présentée par le Parti communiste n’avait pas pu être élue.

Division pro-russe et pro-européens

Conséquence: quelque 2,6 millions de Moldaves étaient à nouveau invités à élire leur Parlement ce mercredi. Le scrutin porte sur un choix entre deux enjeux clés: rester dans l'orbite de la Russie ou se rapprocher de l'Union européenne. Le Parti communiste, dirigé par le président Voronine, a développé ces dernières années une ligne davantage pro-russe, alors que l'opposition de centre droit souhaite se rapprocher de l'Union européenne et de l'Otan.

Ces élections s'annoncent plus serrées que les précédentes. Convoquées en plein milieu de l'été, elles pourraient toutefois être invalidées si le taux de participation ne dépassait pas les 50%.

Des communistes affaiblis


Selon les sondages, le Parti communiste devrait arriver en tête, mais ne devrait pas obtenir la majorité de 61 sièges sur 101, requise pour élire le nouveau Président. A quelques jours du vote, un sondage de l'Institut de politique publique créditait le PC de 31% des intentions de vote tandis que les quatre partis de centre droit totalisaient 33%, ce qui pourrait leur permettre de former une coalition et d'empêcher les communistes, au pouvoir depuis 2001, de s’y maintenir.

Ces derniers semblent notamment avoir été affaiblis par la dissidence de l'un de leurs anciens chefs, Marian Lupu, qui dirige désormais le Parti démocratique. Son score pourrait le placer en position d'arbitre entre les partisans de Vladimir Voronine et de l'opposition libérale.