Deux manifestants meurent en prison en Iran

CONTESTATION C'est ce qu'affirme la presse ce week-end...

Avec agence

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 Manifestation devant l'ambassade britannique à Téhéran en Iran, le 23 juin 2009.
 Manifestation devant l'ambassade britannique à Téhéran en Iran, le 23 juin 2009. — REUTERS/Stringer Iran

Un étudiant arrêté lors de manifestations en Iran en juillet est mort en prison . Il s'agit du deuxième décès en prison annoncé ces derniers jours. C’est ce qu’affirme la presse dominicale iranienne.

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Amir Javadifar, «un étudiant en gestion industrielle (dans la ville de) Qazvin est mort en prison», a annoncé le journal réformateur «Etemad», précisant que sa famille avait été contactée pour venir recevoir le corps dimanche matin. Javadifar avait été arrêté lors d'une manifestation le 9 juillet et avait été blessé au bras et au nez. Le journal ne fournit pas plus de précisions sur les causes du décès.

Fils dun candidat à la présidence

Samedi, un autre journal avait fait état de la mort en détention d'un autre manifestant, Mohsen Ruholamini (25 ans), arrêté lors d'un rassemblement le 9 juillet commémorant un soulèvement étudiant sanglant en 1999.

Selon la presse, le jeune homme était le fils d'Abdolhossein Ruholamini, un conseiller du quatrième candidat à la présidence, Mohsen Rezai, ancien chef des Gardiens de la révolution, et actuel patron de l'Institut Pasteur.

Inquiétude des députés

En réaction, un des vice-présidents du parlement, Mohammad Reza Bahonnar, a déclaré dimanche que le parlement allait «suivre» ces affaires, et que les élus étaient «inquiets pour la situation des prisonniers».

«Les gens nous contactent pour protester et demandent pourquoi il n'y a pas d'action rapide concernant la mort de certains jeunes et protestataires lors des récents troubles», a déclaré un autre député conservateur, Hamid Reza Katouzian.

Plusieurs dizaines de leaders réformateurs, de journalistes et de militants des Droits de l'homme figurent parmi les personnes arrêtées. Les chefs de l'opposition ont mis en garde contre les mauvais traitements infligés aux détenus et appelé à leur libération inconditionnelle.