Berlusconi: Après l'«affaire Noemi», place à l'«affaire Patrizia»

POLEMIQUE Un hebdomadaire italien a publié ce lundi les extraits d'un dialogue attribué au chef du gouvernement italien et à l'escort girl...

E.L. et L.H. avec agence

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Silvio Berlusconi le 19 juin 2009
Silvio Berlusconi le 19 juin 2009 — OLIVIER HOSLET/EPA/SIPA
Patrizia d’Addario l’avait dit en juin dernier: elle avait les enregistrements sonores de ses discussions avec le Cavaliere. Ce lundi, l’hebdomadaire italien «l’Espresso» publie sur son site Web des extraits de conversations entre les deux supposés amants, datant de l’automne dernier.

Dans l’une de ces conversations enregistrée, selon le journal, au domicile du Cavaliere, on entend une voix masculine s’adresser à une femme: «Moi aussi je vais prendre une douche… et puis tu m’attends dans le grand lit si tu finis en premier?». «Quel grand lit… Celui de Poutine?», répond une voix, cette fois attribuée à Patrizia d’Addario. «Celui de Poutine», dit l’homme, avant que sa compagne ne s’exclame: «Ah comme c’est chou… Celui avec les rideaux». Une référence au lit à baldaquin que Vladimir Poutine aurait offert à Silvio Berlusconi, selon Patrizia d’Addario.

Des escort girls chez le Cavaliere?

L’hebdomadaire explique que cet enregistrement correspond à «la nuit passée par Patrizia au Palais Grazioli», la résidence du chef du gouvernement italien. La jeune femme est au cœur d'une enquête judiciaire, dans laquelle Silvio Berlusconi n'est toutefois pas mis en cause, sur des escort girls qui auraient passé la nuit au domicile du Cavaliere moyennant finances pour le compte d'un entrepreneur inculpé de corruption.

En juin dernier, Patrizia d’Addario s’était confiée au «Corriere della Sera»: elle assurait s’être rendue deux fois au domicile du Cavaliere, contre la promesse de recevoir 2.000 euros à chaque fois.

Le parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la liberté (Pdl), s’insurge. Pour Daniele Capezzone, porte-parole du Pdl, il s’agit d’«une tentative pathétique de ranimer une campagne médiatique qui est déjà moribonde. Ils n'ont qu'à l'accepter et à prendre des vacances: ils en ont de toute évidence besoin». «Ils», ce sont principalement «l’Espresso» et le quotidien «la Reppublicca» qui ont pris la tête d’une campagne contre le chef du gouvernement et le somment de s’expliquer sur sa vie privée.

Scandales en série


Car depuis quelques semaines, Silvio Berlusconi fait régulièrement la une de la presse italienne et étrangère. Après les photos de soirées saisies dans sa villa de Sardaigne, il y avait eu l’«affaire Noemi» du nom de la jeune blonde de 17 ans qui l’appelle «papounet» et serait à l’origine de la demande de divorce de Veronica Berlusconi.

De son côté, le Cavaliere nie en bloc: tout ceci n’est, selon lui, que «foutaises et ordures».