Mauritanie: l'ex-chef de la junte «sûr» de remporter la présidentielle

ELECTION Mohamed Ould Abdel Aziz avait mené le coup d'Etat du 6 août 2008...

Avec agence

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Le projet de "rectification politique" de la junte est "dans l'impasse", a pour sa part déclaré la Rencontre africaine des droits de l'Homme (Raddho), une ONG dont le siège est à Dakar, qui encourage l'Union africaine (UA) à appliquer "fermement" des sanctions.
Le projet de "rectification politique" de la junte est "dans l'impasse", a pour sa part déclaré la Rencontre africaine des droits de l'Homme (Raddho), une ONG dont le siège est à Dakar, qui encourage l'Union africaine (UA) à appliquer "fermement" des sanctions. — Georges Gobet AFP/Archives

Les Mauritaniens votaient ce samedi en grand nombre et dans le calme pour élire leur président parmi neuf candidats, dont le meneur du coup d'Etat du 6 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier a affirmé être «sûr» d'être élu dès «le premier tour».

Mais le colonel Ely Ould Mohamed Vall, lui-même ancien chef d'une junte (2005-2007) et candidat à la présidentielle, a dénoncé de son côté de «vastes opérations de fraude». Il s'agit de la seule personnalité à avoir pour l'instant évoqué des irrégularités graves lors du scrutin.

320 observateurs internationaux

Plus de 1,2 million d'électeurs sont appelés aux urnes dans ce pays en grande partie désertique et vaste comme deux fois la France. Les bureaux ont ouvert à 7h (9h en France) et doivent fermer à 19h.

Quelque 320 observateurs internationaux, notamment de l'Union africaine (UA), de la Francophonie et de la Ligue arabe, sont déployés.

Ce scrutin crucial et relativement ouvert doit mettre un terme à la grave crise consécutive au renversement du premier président démocratiquement élu du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui ne se représente pas.