Indignation en Russie après l'assassinat d'une militante des droits de l'Homme

MEURTRE Elle travaillait pour l'ONG russe Memorial...

avec agence

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Natalia Estemirova
Natalia Estemirova — REUTERS/Dylan Martinez

Natalia Estemirova, militante des droits de l’Homme en Russie, a été enlevée mercredi en Tchétchénie et retrouvée morte, tuée par balles, quelques heures plus tard dans la république voisine d'Ingouchie, dans le Caucase russe.

A l’annonce de son assassinat, les réactions se sont multipliées. Le président russe Dmitri Medvedev s’est dit «indigné» et a chargé le chef du Comité d'enquête auprès du parquet de prendre toutes les mesures nécessaires pour l'enquête.

La France «horrifiée»

Bernard Kouchner s’est dit «horrifié» par l’assassinat précisant que «la France condamne avec la plus grande fermeté cet assassinat odieux».

Amnesty international a dénoncé une «terrible tragédie», estimant que «le meurtre de Natalia Estemirova est la conséquence de l'impunité que les autorités russes et tchétchènes ont laissé perdurer». Le président tchétchène Ramzan Kadyrov, lui, a qualifié l'assassinat d'«inhumain» et a promis de superviser personnellement l'enquête.


Cette militante de terrain dénonçait au quotidien les exactions commises en Tchétchénie. Elle recensait les enlèvements, disparitions et meurtres commis dans cette petite république russe du Caucase, recevant les familles des victimes dans le bureau de Memorial à Grozny et les aidant face à une machine policière et judiciaire sourde à leurs appels.