Obama «l'Africain» attendu avec ferveur par les ghanéens

GHANA Le président américain effectue son premier voyage en Afrique subsaharienne...

Sophie Cois (avec AFP)

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Barack Obamaà Washington, le 2 juillet.
Barack Obamaà Washington, le 2 juillet. — CD1 / WENN.COM / SIPA

«Barak Obama vient chez lui au Ghana, la Côte-de-l'Or devenue centre du monde.» Ce message, qu'on peut lire sur des publicités du ministère ghanéen de l'Information dans les rues d'Accra, la capitale, résume la fierté de la population du pays à l'idée d'accueillir le président américain pour son premier voyage en Afrique subsaharienne. Barack Obama y sera ce soir et demain. Parmi les temps forts de la visite, il se rendra demain au fort esclavagiste de Cape Coast, un lieu hautement symbolique d'où des millions d'Africains ont été envoyés aux Etats-Unis.

Obama a dit avoir choisi le Ghana car le pays «a organisé des élections avec succès qui ont débouché sur un transfert pacifique du pouvoir». Une façon pour Washington de promouvoir la démocratie sur le continent. « Au Kenya, le pays de mon père, je suis inquiet de voir que les partis politiques ne semblent pas évoluer vers une réconciliation permanente qui permettrait au pays d'avancer », a déclaré le chef d'Etat quelques jours avant sa visite.

Ce n'est pas la première fois qu'un président américain se rend au Ghana: Bill Clinton s'y était rendu en 1998 et George W. Bush en 2008. Mais la visite du premier président noir des Etats-Unis revêt un caractère spécial. «Il est africain et comprend les difficultés économiques» du continent, s'enthousiasme un habitant. «Malgré le niveau auquel tu es parvenu, tu restes fier d'être appelé "homme noir"», peut-on aussi lire sur les publicités annonçant sa venue. Le Ghana attend beaucoup de cette visite. La secrétaire d'Etat au Tourisme estime que c'est «une occasion de vendre la destination Ghana à l'international». Le pays, deuxième producteur mondial de cacao et deuxième producteur africain d'or, compte beaucoup sur le tourisme pour doper les investissements directs et réduire le déficit budgétaire.