Crash aux Comores: les recherches vont «prendre du temps»

ENQUETE L'ambassadeur de France aux Comores a prévenu que les «conditions difficiles» compliquent le travail des équipes...

J.M. avec agence

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Patrouilles françaises et comoriennes pour retrouver les débris de l'A310 de Yemenia.
Patrouilles françaises et comoriennes pour retrouver les débris de l'A310 de Yemenia. — T.MUKOYA/REUTERS

Les recherches sont «compliquées» et vont «prendre du temps». L'ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade, a appelé à la patience, ce lundi lors d'un point presse à Moroni. «Je comprends tout à fait la souffrance et l'attente des familles, mais il faut avoir un langage de vérité», a-t-il justifié, évoquant des «conditions difficiles».

Déterminer la nature des fonds marins

«On est sur un volcan, les fonds sont extrêmement accidentés et la déclivité sous-marine est très forte», a expliqué le diplomate. «On a effectivement eu des échos des balises attachées aux enregistreurs de vol (boîtes noires), on est en train de préciser la localisation de ces enregistreurs», a-t-il ajouté.

Luc Hallade a annoncé que des équipes d'une cellule spécialisée de la marine nationale française, la «cellule plongée humaine et intervention sous la mer» (Cephismer) récemment arrivées aux Comores allaient se mettre en place «dès cet après-midi». Il faudra ensuite déterminer la nature des fonds, mais il n'existe pas de cartographie précise des fonds marins de l'île de Grande-Comore.

Les patrouilles se poursuivent

Un bâtiment hydro-océanographique, le «Beautemps-Beaupré» est parti samedi de Djibouti pour aider à étudier ces fonds, et arrivera aux Comores «dans le meilleur des cas le 12 juillet». Ensuite, en «espérant que l'épave soit restée solidaire des enregistreurs», il s'agira de «déterminer par quels moyens techniques on va pouvoir intervenir» pour récupérer les enregistreurs et éventuellement l'épave.

En attendant, l'ambassadeur a précisé que les secours «vont continuer à préciser la localisation des enregistreurs (...) et à faire des patrouilles sur zone par voies maritime ou aérienne» pour repérer d'éventuels débris et corps.

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