Iran: les Européens solidaires après la libération d'un huitième employé de l'ambassade britannique

TEHERAN Il avait été arrêté le 28 juin avec ses collègues, en marge des manifestations anti-Ahmadinejad, soupçonnés d'avoir joué «un rôle dans les émeutes»...

J.M. avec agence

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 Manifestation devant l'ambassade britannique à Téhéran en Iran, le 23 juin 2009.
 Manifestation devant l'ambassade britannique à Téhéran en Iran, le 23 juin 2009. — REUTERS/Stringer Iran

Il n'y a plus qu'un employé de l'ambassade britannique à Téhéran détenu en Iran. Dans la nuit de dimanche à ce lundi, une huitième personne a en effet été libérée par les autorités iraniennes, selon le ministère britannique des Affaires étrangères. David Miliband avait déjà annoncé que cet employé ne ferait l'objet d'aucun procès ni d'inculpation.

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Le Premier ministre Gordon Brown a de son côté lancé un avertissement à l'Iran, ce lundi, en affirmant que les Européens étaient prêts à prendre «ensemble» des mesures pour répondre aux détentions et expulsions d'employés britanniques à l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran.

«Nous sommes totalement solidaires de nos amis britanniques vis à vis des dirigeants iraniens», a confirmé Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune à Evian avec Gordon Brown. Selon le chef de l'Etat, les dirigeants britanniques peuvent compter sur la «solidarité totale» de la France. «Nous ferons ce qu'ils souhaitent, nous avons été particulièrement choqués des attaques très injustes, hors de proportion, à l'endroit du gouvernement britannique», a-t-il assuré.

La communauté internationale fait front

Les neufs employés de l'Ambassade ont été arrêtés le 28 juin, après les manifestations contre la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans lesquelles ils sont accusés d'avoir joué un rôle. Ahmad Jannati, le chef de la plus haute instance électorale d'Iran, avait annoncé vendredi qu'ils allaient être traduits en justice.

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband avait évoqué dimanche sa «colère froide» à l'annonce de ces arrestations, mais a salué l'unité de la communauté internationale face à cette «intimidation» de Téhéran. Les pays de l'UE ont en effet décidé vendredi de convoquer tous les ambassadeurs d'Iran pour protester contre l'attitude de Téhéran à l'égard de la Grande-Bretagne.