L'union européenne convoque les ambassadeurs d'Iran

DIPLOMATIE Deux employés de l'ambassade britannique en Iran sont détenus par les autorités, qui veulent les juger...

Avec agence

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 Manifestation devant l'ambassade britannique à Téhéran en Iran, le 23 juin 2009.
 Manifestation devant l'ambassade britannique à Téhéran en Iran, le 23 juin 2009. — REUTERS/Stringer Iran

La riposte n’a pas tardé. L’Union européenne avait prévenu qu’elle réagirait, si l’Iran ne libérait pas les deux employés de l’ambassade britannique à Téhéran, détenus depuis les manifestations. Ses Etats membres ont décidé vendredi de convoquer les ambassadeurs de l'Iran en Europe.

Un «message fort» qui s’inscrit dans une réponse graduée qui pourrait inclure des refus de visas pour des responsables iraniens et le rappel des ambassadeurs européens à Téhéran, a précisé un responsable européen.

Peu avant, les autorités iraniennes avaient annoncé que les employés locaux de l'ambassade britannique seraient traduits en justice, à la suite des manifestations contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

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«Dans ces incidents (liées aux manifestations, ndlr), leur ambassade était présente, des personnes ont été interpellées, et naturellement ils seront traduits en justice, ils sont passés aux aveux», a déclaré le chef du conseil des Gardiens de la constitution durant la prière du vendredi.

Neuf employés locaux de l'ambassade britannique avaient été arrêtés le 28 juin après les manifestations contre la réélection de l'ultraconservateur Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin. Selon le gouvernement britannique, deux restent détenus à ce jour.

Le rappel des ambassadeurs des pays de l'UE à l'étude

Jeudi, dans la matinée, l’Union européenne s’était dite prête à «agir», selon la présidence suédoise, si ces employés n'étaient pas libérés.

Plusieurs pays hésitent à rappeler leurs ambassadeurs, de crainte de braquer davantage les «durs» du régime et de leur donner un prétexte pour réprimer les contestataires.

L'idée serait de procéder à «un rappel temporaire, de quelques jours, en signe de protestation», a indiqué une source diplomatique européenne. Cela serait sans précédent dans l'histoire récente de l'UE.