Syrie : L’armée américaine bombarde des milices pro-iraniennes

FRAPPES La frappe chirurgicale a détruit des « infrastructures utilisées par les Gardiens de la Révolution »

20 Minutes avec AFP
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Les combats entre différentes factions soutenues par les grandes puissances ne sont pas terminés. Ici, une frappe russe sur un camp rebelle.
Les combats entre différentes factions soutenues par les grandes puissances ne sont pas terminés. Ici, une frappe russe sur un camp rebelle. — Muhammad HAJ KADOUR / AFP

Les affrontements indirects entre grandes puissances se poursuivent sur le terrain en Syrie. Deux jours après le bombardement russe d’un bois tenu par les rebelles près d’Idlib, c’est l’armée américaine qui a frappé, mardi, des bases de milices pro-iraniennes dans l’Est. Ces frappes ont eu lieu dans la province de Deir Ezzor et ont visé des « infrastructures utilisées par des groupes affiliés aux Gardiens de la Révolution », a déclaré le porte-parole du commandement central de l’armée américaine au Moyen-Orient, le colonel Joe Buccino, dans un communiqué.

Le corps des Gardiens de la Révolution, considéré comme l’armée idéologique du régime iranien, figure sur la liste noire américaine des « groupes terroristes ». Ces « frappes de précision » visent selon le colonel Buccino à « défendre et protéger les forces américaines d’attaques comme celles menées le 15 août dernier par des groupes soutenus par l’Iran ».

Attaque

Plusieurs drones avaient alors attaqué une base avancée de la coalition anti-djihadistes, selon les Américains qui n’avaient déploré aucune victime. Le bombardement aérien américain de mardi a frappé neuf bunkers utilisés notamment pour le stockage de munitions, a ensuite précisé à CNN le colonel Bucino.

Des centaines de soldats américains sont déployées dans le Nord-Est de la Syrie dans le cadre de la coalition anti-djihadiste chargée de combattre, avec leurs alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les restes du groupe Etat islamique.

Le bombardement de mardi est intervenu le même jour que l’annonce par un média d’Etat iranien de la mort dimanche d’un général des Gardiens de la Révolution, tué au cours d’une « mission » en Syrie. Aucune précision n’a été donnée sur les circonstances de la mort du général, juste décrit comme un « défenseur du sanctuaire », un terme utilisé pour désigner ceux qui travaillent pour le compte de l’Iran en Syrie ou en Irak.

L’Iran nie en bloc

L’Iran a nié ce mercredi tout lien avec les groupes armés visés par les frappes aériennes américaines la veille dans l’Est de la Syrie.

« La nouvelle agression de l’armée américaine contre le peuple syrien est un acte terroriste contre les groupes et combattants luttant contre l’occupation et qui n’ont aucune affiliation avec l’Iran », a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani.

« La présence continue de troupes américaines dans certaines parties de la Syrie est contraire au droit international et viole la souveraineté de ce pays et est considérée comme une occupation », a-t-il déclaré.