Guerre en Ukraine : Kiev accuse la Russie d’adoptions illégales d’enfants ukrainiens

CONFLIT Revivez avec nous les informations sur le conflit en ce mardi 23 août 2022

A.B., X.R.
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Des enfants, fuyant l'Ukraine, jouent dans un abri conçu pour les femmes et les enfants à la gare de Przemysl, en Pologne, jeudi 3 mars 2022.
Des enfants, fuyant l'Ukraine, jouent dans un abri conçu pour les femmes et les enfants à la gare de Przemysl, en Pologne, jeudi 3 mars 2022. — Markus Schreiber/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Ce lundi, la Russie a accusé les « services spéciaux » ukrainiens d’avoir tué la fille d’un idéologue réputé proche du Kremlin, morte dans l’explosion de sa voiture près de Moscou, selon des agences de presse russes. Daria Douguina a été tuée samedi soir dans l’explosion du véhicule qu’elle conduisait sur une route près du village de Bolchiïe Viaziomy, à une quarantaine de kilomètres de Moscou.
  • L’Ukraine a reconnu lundi que près de 9.000 de ses soldats avaient été tués depuis le début de l’invasion russe, il y a six mois, tandis que l’UE envisage une mission « d’entraînement » de l’armée ukrainienne face à une « guerre qui dure ».
  • Alors que de nombreux pays européens fournissent de l’équipement militaire à l’Ukraine, l’Union européenne envisage d’organiser une mission « d’entraînement et d’assistance » à l’armée ukrainienne qui se déroulerait dans les pays voisins, a précisé ce lundi le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell. La proposition sera discutée la semaine prochaine à Prague lors du Conseil des ministres de la Défense des pays membres de l’UE.

A LIRE AUSSI

A VOIR

 

Merci à tous de nous avoir suivis. C’est la fin de ce live mais on se retrouve dès demain matin pour une nouvelle journée de direct.
20h45 : Berlin promet 500 millions d’euros d’armes supplémentaires à Kiev

L’Allemagne va livrer à l’Ukraine pour environ 500 millions d’euros de nouveaux armements, dont une partie en 2023, a indiqué mardi un porte-parole du gouvernement allemand.

Parmi les livraisons figurent notamment trois systèmes de défense antiaérienne Iris-T, "une douzaine de chars de dépannage, 20 lance-roquettes montés sur pick-up", ainsi que "des munitions de précision et des appareils anti-drones", a détaillé ce porte-parole.

20h30 : Gibraltar reçoit 63 offres pour le yacht saisi d’un oligarque russe

Saisi à Gibraltar, le yacht de l’oligarque russe Dimitri Pumpianski, visé par des sanctions britanniques suite à l’invasion russe de l’Ukraine, a reçu 63 offres aux enchères, a annoncé un tribunal de cette enclave britannique.

20h : Les voitures de luxe des Russes en transit remplissent le parking de l’aéroport d’Helsinki ​

La Finlande devenant un important pays de transit pour les touristes russes voyageant en Europe, Porsche, Bentley et autres voitures de sport de luxe immatriculées en Russie remplissent le parking de l’aéroport d’Helsinki, d’où les voyageurs continuent leur route.

Une balade rapide dans le parking de l’aéroport d’Helsinki révèle des dizaines, voire des centaines de voitures haut de gamme avec des plaques d’immatriculation russes, notamment une nouvelle Mercedes-Benz S-Class Sedan et une Porsche 911 Turbo S.

19h25 : Un peu de douceur...

 

18h50 : Les footballeurs de Marioupol motivés à l’ouverture de la saison

Avec le début de la saison de football en Ukraine mardi, malgré l’invasion russe qui se poursuit, les joueurs d’un club de Marioupol espèrent qu’ils pourront faire honneur à leur ville dévastée par les combats et sous occupation.

Le FSC Marioupol s’échauffe dorénavant dans le minuscule stade de Demydiv, à 20 kilomètres au nord de Kiev mais à des centaines de kilomètres de sa ville, d’où les joueurs sont parvenus à s’enfuir avant la prise de contrôle complète par les Russes.

18h30 : Kiev accuse la Russie d’adoptions illégales d’enfants ukrainiens

L’Ukraine a accusé mardi Moscou d’organiser des adoptions illégales massives d’enfants ukrainiens transférés de zones occupées vers la Russie.

« La Russie continue de kidnapper des enfants à partir du territoire ukrainien et d’arranger leur adoption illégale par des citoyens russes », a déclaré dans un communiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

17h52 : Moscou et Paris évoquent une inspection de la centrale de Zaporojie

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a évoqué mardi avec son homologue française Catherine Colonna la possible visite d’inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie.

Au cours d’une conversation téléphonique, « ils ont discuté en détail de la situation autour de la centrale de Zaporojie et des opportunités existantes d’organiser une visite de la centrale lors d’une mission de l’AIEA », a expliqué le diplomate russe dans un communiqué. Lavrov a assuré que l’Ukraine continuait de « bombarder la plus grande centrale nucléaire en Europe, ainsi que sa zone adjacente, ce qui expose toute la population européenne au danger d’une catastrophe nucléaire ».

17h33 : L'Ukraine attend 16 milliards de dollars d'aide

Dans un communiqué, le Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal a déclaré que Kiev attendait de recevoir jusqu'à 16 milliards de dollars d'aide d'ici la fin de l'année pour faire face à l'invasion russe. Il indique que l'Ukraine a réussi à maintenir sa stabilité financière grâce à l'aide extérieure, qui représente déjà 14 milliards de dollars depuis le début de l'invasion. Plus de 40% des dépenses du gouvernement ukrainien jusqu'à présent cette année ont été allouées aux besoins militaires, a-t-il ajouté.

17h15 : Inquiétude à l’ONU face à de possibles procès de prisonniers de guerre à Marioupol

L’ONU a exprimé mardi son inquiétude sur les possibles procès de prisonniers de guerre ukrainiens à Marioupol, capturée en mai par la Russie, soulignant qu’il est interdit de créer des tribunaux destinés uniquement à juger de tels détenus. « Nous sommes préoccupés par les informations selon lesquelles la Fédération de Russie et ses groupes armés affiliés à Donetsk prévoient - peut-être dans les prochains jours - de juger des prisonniers de guerre ukrainiens dans ce qui est qualifié de "tribunal international" à Marioupol », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani.

« Nous rappelons que le droit international humanitaire interdit la création de tribunaux destinés uniquement à juger les prisonniers de guerre et que le fait de priver délibérément un prisonnier de guerre du droit à un procès équitable et régulier constitue un crime de guerre », a-t-elle expliqué, lors d’un point de presse régulier à Genève.

16h20 : Olaf Scholz durcit le ton à son tour

Alors qu’Emmanuel Macron et Boros Johnson ont déjà réitéré leur engagement auprès de Kiev et indiqué que la Crimée était bien ukrainienne, le chancelier allemand Olaf Scholz s’est exprimé à son tour lors du sommet de la « plateforme de Crimée ». « Nous condamnons la Russie. Nous ne reconnaîtrons jamais aucune tentative de changer le statut de quelque partie de l’Ukraine que ce soit », a-t-il déclaré.

Dénonçant « l’agression aucunement provoquée de l’Ukraine par la Russie », il a promis de poursuivre les sanctions contre Moscou et d’envoyer une nouvelle aide militaire à Kiev incluant des systèmes de défense anti-aérienne. Alors que des responsables prorusses dans les territoires occupés ont évoqué l’idée d’un référendum de rattachement à la Russie, comme en Crimée en 2014, Olaf Scholz a martelé « qu’aucun simulacre de référendum ou d’autres tentatives de modifier le statut de certaines parties du territoire ukrainien ne sera reconnu ».

15h45 : L’UE doit « endurer » et « maintenir son unité » face à Moscou

Vladimir Poutine mise sur « la réticence » des Européens à supporter les conséquences de la guerre déclenchée par Moscou en Ukraine et l’unité des Etats membres nécessite d’être « maintenue au jour le jour », souligne le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell. « Il ne faut pas oublier que l’Union européenne est une association d’Etats qui ont des approches différentes vis-à-vis de la Russie », rappelle le diplomate espagnol qui s’attend à des discussions difficiles lors de la réunion des ministres européens de la Défense et des Affaires étrangères les 30-31 août à Prague.

« Les Etats membres sont maîtres de leur politique étrangère. Nous devons faire en sorte que leurs intérêts arrivent à un point commun. On est toujours dans le compromis. A Vingt-Sept avec la règle de l’unanimité, c’est parfois impossible », reconnaît-il, tout en constatant l’absence de consensus pour abandonner cette règle. Alors que l’Europe se prépare à un hiver sans gaz russe, le chef de la diplomatie européenne insiste sur la nécessité « d’endurer et de répartir les coûts au sein de l’UE ».

15h33 : Le Royaume-Uni ne reconnaîtra « jamais » la souveraineté russe sur les territoires occupés

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé que l’annexion de la Crimée « ni d’aucun autre territoire ukrainien » ne serait jamais reconnue par Londres. Selon lui, Poutine prépare « plus d’annexions et plus de faux référendum ».

15h14 : Le Canada annonce renforcer son soutien à l’Ukraine

En marge de la plateforme de Crimée, le Canada a annoncé prendre de nouvelles mesures de soutien à Kiev. Le projet de police Ukraine-Canada, qui vise à soutenir la police ukrainienne « sous forme d’équipement et de matériel essentiels », voit ainsi sa ligne budgétaire gonfler de 2,9 millions de dollars. Ottawa va également créer une équipe spécialisée pour lutter contre la désinformation du Kremlin.


 

15h02 : Les footeux de Marioupol très chauds pour la reprise de la saison

Avec le début de la saison de football en Ukraine mardi, malgré l’invasion russe qui se poursuit, les joueurs d’un club de Marioupol espèrent qu’ils pourront faire honneur à leur ville dévastée par les combats et sous occupation. Le FSC Marioupol s’échauffe dorénavant dans le minuscule stade de Demydiv, à 20 kilomètres au nord de Kiev mais à des centaines de kilomètres de sa ville, d’où les joueurs sont parvenus à s’enfuir avant la prise de contrôle complète par les Russes. Oleksandre Iarochenko, le président du club, explique qu’il motive ses protégés en leur disant : « Vous ne jouez pas simplement au football. Vous devez le faire parce que vous êtes Marioupol ».

Dès les premiers jours de la guerre, Iarochenko avait demandé à ses joueurs de quitter la ville. La plupart avait refusé, par crainte notamment de laisser des proches derrière eux. L’équipe n’est dans un premier temps parvenue qu’à rejoindre Berdyansk, une ville contrôlée par l’armée russe, où tout le monde a pris des chemins différents, y compris jusqu’en Crimée annexée, en Géorgie et en Pologne.

Seul 10 joueurs du FSC Marioupol sont parvenus à rejoindre leur nouvelle base en banlieue de Kiev. L’équipe a été complétée par des jeunes d’autres clubs, y compris de la région de Donetsk ravagée par le conflit. « Actuellement, le plus important, c’est de participer », résume Iarochenko. Il vante néanmoins une « équipe idéologique, construite sur la philosophie qu’on est Marioupol et qu’on est vivants ».

14h40 : La Russie est-elle en défaut de paiement ?

Cela a la couleur du défaut, le goût du défaut… Mais aucune autorité légitime ne l’a vraiment officialisé. Le défaut peut être prononcé par une ou plusieurs des trois grandes agences de notation financière S & P Global, Fitch et Moody’s. S & P a placé la Russie en « défaut sélectif », à un cran du défaut, et Moody’s a évoqué un « défaut » après la non-réception de 100 millions de dollars par des créanciers fin juin, sans toucher à la note.

Mais ce n’est pas si simple. Les sanctions occidentales sont à l’origine des incidents de paiement russes : les Etats-Unis ont d’abord rendu impossible le paiement par Moscou de ses dettes avec des dollars détenus dans des banques américaines, puis le paiement en dollars. Le pays ne peut plus non plus lever d’argent sur les marchés internationaux. Or Moscou « avait assez de devises pour rembourser ses dettes » souligne Levon Kameryan, rappelant « les énormes quantités de devises » dans les caisses de l’Etat en provenance des ventes d’hydrocarbures.

14h14 : La guerre « a commencé en Crimée et se terminera en Crimée », affirme Zelensky

Le président ukrainien a promis de ramener « la liberté en Ukraine et aux citoyens en Crimée », lors d’une conférence internationale sur cette région annexée par la Russie. « Pour vaincre la terreur, il est nécessaire de remporter la victoire dans la lutte contre l’agression russe. Il faut libérer la Crimée. Ce sera la résurrection de la loi et de l’ordre dans le monde. Par conséquent, nous devons également libérer la Crimée de l’occupation. Cela a commencé en Crimée et cela finira en Crimée. »

14h07 : Macron et les Occidentaux prêts à soutenir Kiev « dans la durée »

Le président français Emmanuel Macron a exhorté mardi la communauté internationale à ne faire montre d'« aucune faiblesse, aucun esprit de compromission » face à la Russie, alors que la guerre en Ukraine entrera mercredi dans son septième mois. « Nous ne pouvons (...) avoir aucune faiblesse, aucun esprit de compromission, parce qu’il en va de notre liberté à toutes et à tous, et de la paix dans toutes les parties du globe », a-t-il lancé dans un message vidéo au Sommet de la « plateforme de Crimée ». Les Européens sont prêts à soutenir le « combat » de l’Ukraine « dans la durée », a-t-il ajouté à l’attention du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

13h56 : Lavrov ne veut avoir « aucune pitié » pour les meurtriers de Daria Douguina

Il n’y aura « aucune pitié » pour les meurtriers de la fille d’un idéologue nationaliste pro-Kremlin tuée dans l’explosion de sa voiture près de Moscou, a déclaré mardi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. « C’était un crime barbare pour lequel il ne saurait y avoir de pardon (…). Il ne peut y avoir aucune pitié pour les organisateurs, les commanditaires et les exécutants », a déclaré Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse. Les services de sécurité russes accusent les services secrets ukrainiens d’avoir piégé la voiture, mais Kiev dément toute implication.

13h50 : Le bilan des pertes russes selon les Ukrainiens

 

13h35 : La guerre en Ukraine pèse sur le système humanitaire dans le monde entier

Le conflit en Ukraine pèse sur tout le système humanitaire et pourrait avoir des effets durables sur la capacité des organisations à faire face aux urgences dans le monde, a averti mardi la Croix-Rouge.

Cette guerre, qui entrera mercredi dans son septième mois, a poussé les gens « à un point de rupture critique », a expliqué dans un communiqué Francesco Rocca, président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).

13h20 : Près d'un million de réfugiés enregistrés en Allemagne

Près d'un million de réfugiés fuyant l'Ukraine après l'invasion russe débutée il y a six mois ont été enregistrés en Allemagne, même si «un nombre considérable» d'entre eux n'est pas resté dans le pays, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur.

Au total, 967.546 de personnes, à une écrasante majorité de nationalité ukrainienne, ont trouvé refuge «au moins de façon provisoire» en Allemagne, selon le décompte du ministère.

12h55 : Cinq pays européens vers la fermeture des frontières pour les touristes russes

Le sort des touristes russes ne dépend pas que du prochain paquet de sanctions de l'UE. A défaut d'une interdiction à l'échelle du continent, ils pourraient en effet se voir interdits d'entrée en Estonie, en Lettonie, en Lituanie, en Pologne et en Finlande, selon le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis.

12h42 : Mobiliser par la peur ?

Selon Oleksiy Danilov, le secrétaire général du conseil national de défense et sécurité de l’Ukraine, « le soutien à la guerre chute en Russie ». Il dit s’attendre à ce que le FSB « organise une série d’attaques terroristes dans les villes russes » pour relancer la mobilisation, dont l’Ukraine serait alors accusée, la mort de Darya Douguina étant « la première du rang ». « Contrairement à la Russie, l’Ukraine n’est pas en guerre avec des civils », affirme Danilov.


 

12h29 : « Un pays, un président, une victoire »

Les funérailles de Darya Douguina, tuée dans l’explosion de sa voiture à Moscou, n’échappent pas à la propagande du Kremlin. Parmi les discours lors de l’oraison funèbre, Leonid Sluzki, chef de la commission des Affaires étrangères de la Douma pendant 22 ans, a lancé un slogan qui pourrait bien rester dans les mémoires : « Un pays, un président, une victoire ». Ce qui n’est pas sans rappeler la devise de l’Allemagne nazie…


 

12h07 : Les Russes divisés sur la guerre

Pour les uns, c’est une « nécessité », pour d’autres uns source de « tristesse » : six mois après le début de l’offensive contre l’Ukraine, les Russes restent divisés, mais tous espèrent voir le conflit s’achever bientôt. « Je suis vraiment triste pour les Ukrainiens. Ils souffrent pour rien, ils n’ont rien fait de mal », déclare Dmitri Romanenko, un Moscovite spécialiste des technologies de l’information âgé de 35 ans et tatoué au cou.

La décision du président Vladimir Poutine d’envoyer des troupes en Ukraine le 24 février a chamboulé la vie de nombreux Russes. Pour Dmitri Romanenko, l’entrée des troupes russes en Ukraine a signé le début des problèmes économiques. « Toute mon activité, toutes mes affaires sont détruites. J’ai monté des start-ups et mes huit projets ont été laminés », déplore-t-il. « Même si nous vivons loin des opérations militaires, nous ressentons une profonde tristesse pour les gens qui meurent, peu importe leur nationalité », regrette Valentina Bialik, une historienne de l’art à la retraite de 83 ans.

Malgré l’indignation de certains habitants et l’impact des sanctions économiques, de nombreux Russes soutiennent la décision de Poutine. Déambulant devant une rangée de chars, Olga Kosova, une infirmière de 55 ans, estime ainsi que les Russes ont l'« obligation » de soutenir les séparatistes prorusses du Donbass, « même au péril de (leur) vie ». « Je pense que tôt ou tard, c’était nécessaire. Mieux vaut une fin horrible qu’une horreur sans fin », estime Mikhaïl Nikitine, un informaticien de 35 ans. « De toute façon, tôt ou tard, nous serons victorieux et tout ira bien après. »

11h51 : Un sommet pour demander la « désoccupation » de la Crimée

La venue du président polonais à Kiev s’inscrit dans le cadre de la « plateforme de Crimée », une initiative réunissant les principaux Etats soutenant l’Ukraine et qui existait déjà avant l’invasion du pays par la Russie. « La désoccupation de la Crimée est essentielle pour restaurer la sécurité de la région de la mer Noire, de l’Europe et du monde », estime Dmytro Kuleba, ministre ukrainien des Affaires étrangères.


 

11h30 : Funérailles de Darya Douguina

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies mardi à Moscou pour les funérailles de Darya Douguina, fille d’Alexandre Douguine, un idéologue et écrivain ultranationaliste promouvant une doctrine impérialiste. Comme son père, elle était farouchement partisane de l’offensive russe en Ukraine.

« Elle est morte au front pour la nation, pour la Russie. Le front, il est ici », a déclaré Alexandre Douguine d’une voix tremblante, les yeux cernés. Moins de 48 heures après la mort de Darya Douguina, les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé lundi avoir conclu que l’attaque avait été préparée et menée par les services de renseignement ukrainiens. Kiev a démenti toute implication.

10h54 : Journée européenne du souvenir des victimes des régimes autoritaires

A l’occasion du 23 août, qui marque une journée de commémoration pour les victimes des régimes autoritaires et totalitaires en Europe, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a rendu hommage au peuple ukrainien. « Nous nous inspirons de ceux qui se sont opposés à l’injustice à l’époque et nous soutenons ceux qui le font aujourd’hui, alors que les horreurs de la guerre sont de retour en Europe. Les Ukrainiens donnent leur vie pour protéger les valeurs sur lesquelles notre Union est bâtie. »


 

10h38 : La Russie pourrait « intensifier » ses frappes sur les infrastructures civiles

L’ambassade américaine en Ukraine a averti mardi que la Russie pourrait frapper « dans les prochains jours » des infrastructures civiles et bâtiments gouvernementaux, et appelé les citoyens américains à « quitter l’Ukraine dès maintenant ».

« Le Département d’État dispose d’informations selon lesquelles la Russie intensifie ses efforts pour lancer des frappes contre l’infrastructure civile et les installations gouvernementales de l’Ukraine dans les prochains jours », a indiqué l’ambassade dans un message publié sur son site Internet, sans plus de précisions sur les lieux potentiellement concernés. Elle a appelé les citoyens américains à « quitter l’Ukraine dès maintenant en utilisant les moyens de transport terrestres privés disponibles ».

10h16 : Appel à doubler les indemnités aux Britanniques accueillant des réfugiés ukrainiens

Le secrétaire d’Etat chargé du dossier des réfugiés au Royaume-Uni s’est prononcé en faveur d’un doublement du montant des indemnités versées à ses compatriotes hébergeant des Ukrainiens, face à l’inflation galopante qui fait craindre une baisse de la mobilisation. « Il est parfaitement raisonnable, à mon avis, d’augmenter le montant que nous leur versons », a déclaré Richard Harrington à l’agence de presse Press Association lundi soir, en citant la forte augmentation du coût de la vie.

Selon lui, plus de 115.000 Ukrainiens ont été accueillis au Royaume-Uni depuis le début de l’invasion de leur pays par la Russie il y a six mois. Et entre 4.000 et 5.000 arrivent encore chaque semaine. Quelque 81.700 d’entre eux sont hébergés par environ 25.000 familles d’accueil, dans le cadre d’un programme gouvernemental. Ces familles reçoivent actuellement 350 livres (414 euros) d’indemnités par mois, à condition qu’elles s’engagent pour six mois.

10h04 : Le président polonais à Kiev pour réaffirmer son soutien

Le président polonais Andrzej Duda est arrivé mardi à Kiev pour s’entretenir avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et réaffirmer la détermination de la Pologne à aider son pays face à l’invasion russe, et à faire sanctionner Moscou en conséquence. « Le président polonais Andrzej Duda est arrivé à Kiev (…) Nous accueillons notre ami dans la capitale ! », a écrit le service des gardes-frontières ukrainiens sur Telegram, accompagnant son message d’une vidéo montrant Duda reçu à la gare après être arrivé en train.

« Les présidents discuteront certainement de la manière dont la Pologne peut aider, y compris politiquement afin de persuader d’autres pays d’offrir leur soutien et de le poursuivre », a expliqué lors d’une conférence de presse mardi Pawel Szrot, le chef de l’administration présidentielle polonaise. Selon lui, Varsovie insistera sur la nécessité de sanctionner Moscou par des « mesures restrictives décisives » qui permettraient aux citoyens russes de « comprendre la grave agression commise par (leur) pays ».

9h55 : Phare et porte-drapeau

Un drapeau ukrainien long de 18m a été accroché au phare Vorontsovsky, à Odessa.


 

9h41 : La Russie masse des troupes à Zaporojie

Selon Energoatom, la compagnie nationale de production d'énergie nucléaire, la Russie masse des troupes près de la centrale de Zaporojie. Deux camions blindés, six camions de transports et de nombreux hommes sont venus s'ajouter aux troupes déjà présentes sur la centrale ces dernières heures.


 

9h27 : 825 habitants de Kharkiv évacués

Dans un message sur sa chaîne Telegram, la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Vereshchuk indique que 825 personnes ont été évacuées de Kharkiv, « dont 238 enfants ». « Nous remercions le chef de l’administration de Kharkiv Oleg Sinegubov pour l’organisation du processus, ainsi que les organisations bénévoles pour leur dévouement et leur aide », ajoute le message.

9h16 : Les voitures de luxe des Russes en transit remplissent le parking de l’aéroport d’Helsinki

La Finlande devenant un important pays de transit pour les touristes russes voyageant en Europe, Porsche, Bentley et autres voitures de sport de luxe immatriculées en Russie remplissent le parking de l’aéroport d’Helsinki, d’où les voyageurs continuent leur route.

Une balade rapide dans le parking de l’aéroport d’Helsinki révèle des dizaines, voire des centaines de voitures haut de gamme avec des plaques d’immatriculation russes, notamment une nouvelle Mercedes-Benz S-Class Sedan et une Porsche 911 Turbo S.

L’Union européenne a fermé son espace aérien aux avions russes après l’invasion de l’Ukraine par Moscou, forçant les Russes souhaitant voyager en Europe à traverser la frontière en voiture ou, moyennant un détour, à voler avec des compagnies aériennes non occidentales.

8h58 : Les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à quitter l’Ukraine

Les autorités américaines appellent ce mardi leurs ressortissants à quitter l’Ukraine immédiatement. « Le département d’Etat a eu connaissance d’une intensification des efforts de la Russie pour lancer des attaques sur des infrastructures civiles et des bâtiments gouvernementaux dans les prochains jours », prévient dans un communiqué l’ambassade des Etats-Unis à Kiev, qui « exhorte les citoyens américains à quitter l’Ukraine en utilisant maintenant les options de transport terrestre disponibles s’il est sécurisé de le faire ».

En attendant, « si vous entendez une forte explosion ou si des sirènes se déclenchent, mettez-vous immédiatement à l’abri », recommande-t-elle.

8h29 : Reprise de la Première ligue ukrainienne de football

A la veille des six mois du conflit dans le pays, le championnat national de football reprend ce mardi en Ukraine. La première des quatre rencontres du jour verra s’affronter le Shakhtar Donetsk et le Metalist 1925, le club de Kharkiv. Un match qui se jouera à huis clos, sans spectateur, comme l’avait annoncé en juillet le ministre de la Jeunesse et des Sports de l’Ukraine Vadym Gutzeit. « Pendant les raids aériens, les matchs seront interrompus et les joueurs de football, les entraîneurs et le personnel devront se rendre rapidement dans un abri », avait-il précisé.

Les clubs de football ukrainiens avaient décidé le 26 avril de mettre fin de manière anticipée à la saison précédente, suspendue en février en raison de l’offensive russe, sans désigner de champion.

8h16 : Selon Kiev, le Kremlin veut négocier avec Kiev avant de lancer «une nouvelle offensive»

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak, a affirmé lundi que depuis des semaines, le Kremlin «cherche à convaincre l'Ukraine d'entrer en négociations» pour «geler le conflit tout en préservant le statu quo dans les territoires ukrainiens occupés».

Mikhaïlo Podoliak estime qu'en réalité, Moscou «ne souhaite pas un dialogue» de paix sérieux mais cherche à obtenir «une pause opérationnelle pour son armée» avant de lancer «une nouvelle offensive».

8h10 : Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la centrale nucléaire de Zaporojie

Ce mardi doit se tenir une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la centrale nucléaire de Zaporojie,  la plus grande d'Europe, et qui est occupée par l'armée russe.

La recrudescence des combats autour de cette centrale nucléaire du sud de l'Ukraine - les deux belligérants se rejetant mutuellement la responsabilité des attaques - a fait resurgir le spectre d'une catastrophe pire que celle de Tchernobyl.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Ce mardi 23 août, les Ukrainiens se préparent à célébrer le 29e anniversaire de l'indépendance de leur pays, le 24 août 1991.