Iran: Le ton se durcit entre Téhéran et les capitales européennes

HEURE PAR HEURE Tous les événements de la journée de dimanche...

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Un protestant lors d'une marche dans Téhéran le 20 juin 2009
Un protestant lors d'une marche dans Téhéran le 20 juin 2009 — REUTERS/Farhad Rajabali/news.gooya.com

Au lendemain de la critique sans précédent lancée par le leader du mouvement, Mir Hossein Moussavi, contre Ali Khamenei, plus haute autorité de l'Etat, le ton est monté entre les autorités iraniennes et les capitales occidentales qui réclament à l'unisson l'arrêt des répressions contre les manifestants.

>> Pour revivre la journée de samedi, heure par heure, c'est par ici, et notre décryptage en questions/réponses et en vidéo est .

20h50 Moussavi appelle ses partisans à la «retenue»
Le rival malheureux de Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle iranienne, déclare, dans un communiqué publié sur son site internet, que protester contre la «fraude» était un «droit du peuple», appelant ses partisans à la «retenue».

20h15 Un journaliste de «Newsweek» arrêté
Le journal «Newsweek» annonce que Maziar Bahari, un journaliste canadien travaillant en Iran pour l'hebdomadaire américain, a été arrêté dimanche par les autorités iraniennes. L'hebdomadaire n'a pas de nouvelles depuis son arrestation.

19h35 Sarkozy dénonce l'attitude des autorités iraniennes
Dans une interview à l'agence Qatar News agency, le président français qualifie d'«inexcusable» l'attitude de l'Iran «face au désir légitime de vérité d’une grande partie de la population iranienne» après la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.
«Téhéran, après avoir conduit son peuple à l’isolement en se mettant de lui-même au ban de la communauté internationale» en raison de son programme nucléaire à visée militaire selon les Occidentaux, «le prive aujourd’hui de ses droits démocratiques les plus élémentaires», assure le chef de l'Etat français.

«C'est aux Iraniens eux-mêmes de choisir leurs dirigeants. Il faut que la lumière soit faite sur ces élections, parce que les Iraniens ont droit à la transparence et à la vérité. Il faut que la répression et les violences contre des manifestants pacifiques cessent parce qu’elles n’ont aucune justification».

Nicolas Sarkozy ajoute qu'«il faut que les libertés d’expression, de communication, que le travail des journalistes, iraniens comme étrangers, soient respectés. Nous ne le demandons pas pour nous, la communauté internationale. Nous le demandons pour les Iraniens (...) ce grand peuple qui mérite tellement mieux que ce à quoi ses gouvernants le condamnent».

18h50 L'Italie sort à son tour de sa réserve
Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini appelle l'Iran à «favoriser la fin des violences» et à «vérifier la volonté exprimée par le peuple» lors de l'élection présidentielle.

18h40 Kouchner monte au créneau
Le ministre des Affaires étrangères condamne la «répression brutale» des manifestations samedi à Téhéran et appelle à la «libération immédiate des personnes arrêtées».

15h00 Téhéran menace Londres
Outre l'éviction du correspondant en Iran de la BBC, l'Iran menace de prendre d'autres mesures contre les médias britanniques s'ils continuent de s'ingérer dans ses affaires intérieures.

«Si les différents réseaux radios et télévisions britanniques continuent d'interférer dans les affaires intérieures de notre pays en diffusant des informations mensongères ou inexactes de l'Iran, ou d'ignorer l'éthique internationale en matière de journalisme, il y aura d'autres mesures de rétorsion», déclare le ministre de la culture et de la Guidance islamique Mohammad Hossein Safar Harandi, cité par l'agence Mehr.

13h45 Le correspondant de la BBC doit quitter le pays
Le correspondant permanent de la BBC en Iran, Jon Leyne, a reçu l'ordre des autorités de quitter le pays sous 24 heures, pour avoir «soutenu» les émeutiers, rapporte l'agence Fars, proche du gouvernement.

13h10 Ahmadinejad dénonce les ingérences de Londres et Washington
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad demande aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de cesser leurs «ingérences» dans les affaires intérieures de la République islamique. «Ce n'est pas en tenant des propos hâtifs que vous entrerez dans le cercle des amis de la nation iranienne», écrit-il sur son site internet.

12h50 Merkel réclame un recomptage
Angela Merkel, la chancelière allemande, appelle à un nouveau décompte du scrutin présidentiel et demande à Téhéran de s'abstenir de toute violence contre les manifestants.

12h Sur Twitter, on évoque un samedi soir plus violent que jamais à Téhéran. Ambiance en vidéo:



11h50 Téhéran accuse la Grande-Bretagne de complot
Téhéran a de nouveau visé la Grande-Bretagne dimanche, l'accusant d'avoir comploté depuis plus de deux ans contre le scrutin présidentiel du 12 juin, dont la légitimité est contestée.
«La Grande-Bretagne a comploté contre l'élection présidentielle depuis plus de deux ans», déclare le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, lors d'une rencontre avec des diplomates étrangers, cité par la chaîne officielle satellitaire de langue anglaise, Press TV.
«Nous avons observé un afflux (de Grande-Bretagne) avant les élections», évoquant la présence d'«éléments liés aux services secrets britanniques». La Grande-Bretagne «voulait que personne n'aille voter, c'était la ligne des médias britanniques», ajoute-t-il. Ce que la Grande-Bretagne nie «catégoriquement», selon le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.

11h10 Les journalistes étrangers étant priés de quitter l'Iran, les informations ne peuvent venir que des témoins présents sur place. Ainsi, cette vidéo amateure, relayée par Reuters, qui montre les manifestations de samedi, opposant policiers et émeuters.

11h00 La police iranienne met Moussavi en garde
L'agence Reuters rapporte que le chef de la police iranienne a adressé une lettre à Mir Hossein Moussavi pour l'avertir que les forces de l'ordre «se dresseront sans hésitation» face à toute nouvelle contestation du résultat de l'élection présidentielle.

10h20 Plusieurs rassemblements pourraient avoir lieu dans la journée
Un participant aux protestations de samedi affirme que les manifestants envisagent plusieurs rassemblements à travers la ville dimanche à partir du milieu de l'après-midi.

10h00 Cafouillage autour du nombre de décès
Treize personnes seraient mortes dans des affrontements entre policiers et «terroristes» survenus samedi lors des manifestations de l'opposition iranienne à Téhéran, rapporte la chaîne de télévision iranienne Press-TV, sans citer de sources. Les médias étrangers, toujours priés de quitter de le pays, n'ont pu confirmer. De son côté, CNN évoque 19 morts depuis le début des affrontements, un bilan qui pourrait monter très vite.