Opération Barkhane : Quelque 3.000 militaires français sont encore déployés dans le Sahel

ARMEE Si les militaires français ont quitté lundi le Mali, ils restent néanmoins présents dans la région notamment au Niger et au Tchad

20 Minutes avec AFP
Des soldats français au Mali, à Gao le 9 juin 2021 (illustration).
Des soldats français au Mali, à Gao le 9 juin 2021 (illustration). — Jerome Delay/AP/SIPA

Deux jours après leur retrait total du Mali, les soldats français restent encore présents en Afrique. Quelque 3.000 militaires sont ainsi encore déployés dans le Sahel, a indiqué mercredi l’état-major français, alors que Bamako dénonce des « actes d’agression » commis par la force antidjihadiste Barkhane sur son territoire.

« La fin de la présence de militaires français de l’opération Barkhane au Mali ne correspond pas à la fin de l’opération Barkhane. La transformation de l’opération Barkhane est bien plus profonde que ce départ du Mali », a précisé le colonel Pierre Gaudillière, porte-parole de l’état-major. Barkhane a compté jusqu’à 5.500 militaires au plus fort de son déploiement dans le Sahel.

« Une nouvelle approche de partenariat »

« Dans le cadre de la réarticulation de l’opération Barkhane hors du Mali, environ 3.000 soldats resteront engagés au Sahel et rempliront leurs missions à partir des emprises existantes du Niger et du Tchad, aux côtés de nos partenaires africains : partenariat militaire de combat, partenariat militaire opérationnel, opérations logistiques ». La transformation de l’opération Barkhane « s’inscrit dans une nouvelle approche de partenariat avec les pays africains qui en font la demande », a poursuivi le colonel Pierre Gaudillière, prenant l’exemple du Niger, où les armées françaises et nigériennes « conduisent des patrouilles communes et font des entraînements communs ».

Poussée hors du Mali par la junte au pouvoir depuis 2020, qui travaille désormais, même si elle s’en défend, avec le sulfureux groupe paramilitaire russe Wagner, l’armée française a définitivement quitté le pays lundi, après neuf ans de lutte antidjihadiste. « La France reste engagée au Sahel », avait affirmé lundi la présidence française, ainsi que « dans le Golfe de Guinée et (dans) la région du lac Tchad », les djihadistes affiliés aux groupes Al-Qaida et Etat islamique, longtemps contenus dans le Sahel, grignotant désormais du terrain plus au Sud.

D’après l’état-major français, Paris compte également, hors Barkhane, 900 soldats prépositionnés en Côte d’Ivoire, 350 au Sénégal et 400 au Gabon.