Blessé, Gordon Brown pourrait tout laisser tomber

GRANDE-BRETAGNE Dans une interview, le Premier ministre britannique évoque les attaques dont il est l'objet...

Avec agence

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Gordon Brown lors de la conférence de presse sur le remaniement de son gouvernement le 5 juin 2009
Gordon Brown lors de la conférence de presse sur le remaniement de son gouvernement le 5 juin 2009 — Reuters

Le Premier ministre britannique Gordon Brown le reconnaît: il a été «blessé» par les critiques dirigées contre lui. Dans une interview au quotidien «The Guardian», publiée samedi, il assure même que, «pour être honnête, on pourrait quitter tout cela demain».

«Une bonne chose pour mes enfants»

«Je ne suis pas intéressé par ce qui accompagne le fait d'être au pouvoir. Cela ne m'inquiéterait pas si je ne devais pas retourner dans un de ces endroits - Downing Street, Chequers (respectivement les bureaux et la résidence de villégiature du Premier ministre, ndlr). Cela ne m'inquiéterait pas du tout. Et ce serait probablement une bonne chose pour mes enfants», dit-il. Gordon Brown reconnaît par ailleurs ne pas être pas aussi bon communicant qu'il aimerait l'être.

Son autorité a été sérieusement ébranlée par la récente démission de plusieurs ministres - certaines accompagnées de sévères critiques -, par le scandale des notes de frais des parlementaires et par les sévères déconvenues enregistrées par son Parti travailliste lors des récentes élections européennes et locales.

«Trouver un individu à blâmer»

«C'est facile de trouver un individu à blâmer et faire de cette personne l'origine du problème, mais nous avons été frappés par un ouragan économique mondial, par un scandale de notes de frais inédit dans l'histoire de Westminster (palais du Parlement) et nous sommes au gouvernement depuis 12 ans», a-t-il rappelé.