Opération Barkhane : « Un bilan mitigé » de l’intervention française au Mali, selon un ex-secrétaire à la Défense

SAHEL Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d’Etat à la Défense, a perdu son fils au Mali

J.-L.D.
— 
Barkhane
Barkhane — Jerome Delay/AP/SIPA

Depuis ce lundi 15 août, il n’y a plus aucun soldat Français au Mali, mettant donc fin à l’opération Barkhane dans ce pays - même si la mission se poursuit dans d’autres nations du Sahel. L’occasion pour l’ancien secrétaire d’Etat à la Défense Jean-Marie Bockel de revenir sur cette mission, au micro de RTL.

« Un bilan mitigé » selon l’ancien homme d’Etat, même si le pire a été évité : « il n’y a pas de califat islamiste. L’avenir n’est pas insulté ». Pas d’excès de positivité non plus : « Le Mali, ce n’est pas l’Afghanistan. C’est un pays qui était plein d’espérance. Aujourd’hui c’est une phase sombre. (…) Il ne faut pas lâcher, il faut rester en contact avec cette région », poursuit-il.

Celui qui a également été ministre sous François Mitterrand est revenu sur le décès de son fils, militaire décédé au Mali en 2019 lors de la collision entre deux hélicoptères​ : « Nous ne sommes pas dans la colère. Nous luttons contre ce sentiment, qui ne mène à rien mais qui peut nous traverser. »