Guerre en Ukraine : Le ministre russe de la Défense et le chef de l'ONU s'entretiennent à propos de la centrale de Zaporojie

CONFLIT Revivez avec nous les informations du lundi 15 août sur le conflit

X.M.
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Une vue générale de la centrale nucléaire de Zaporojie
Une vue générale de la centrale nucléaire de Zaporojie — AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Kiev et Moscou continuent de s’accuser mutuellement de bombarder la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d’Europe. Volodymyr Zelensky dénonce un « chantage russe » autour du site. Depuis le 5 août, plusieurs bombardements ont visé la centrale, faisant craindre une catastrophe nucléaire.
  • L’armée ukrainienne accentue la pression sur l’armée russe autour de Kherson, dans le sud du pays, tandis que la Russie intensifie ses efforts pour avancer dans l’est, jusqu’à présent sans grands succès.
  • La Hongrie, membre de l’UE, a annoncé samedi que la compagnie russe Gazprom a commencé à lui livrer plus de gaz naturel que prévu dans leurs précédents accords commerciaux. Bruxelles a par ailleurs commencé à mettre en œuvre un plan visant à réduire sa consommation de gaz de 15 %.

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20h53 : Cinq étrangers jugés comme « mercenaires » par les séparatistes

Les séparatistes soutenus par Moscou dans l’est de l’Ukraine ont commencé lundi à juger trois Britanniques, un Croate et un Suédois accusés d’avoir combattu avec l’armée ukrainienne, ce qui pourrait leur valoir la peine de mort.

La « Cour suprême » de la région séparatiste de Donetsk a ouvert le procès de John Harding, Andrew Hill, Dylan Healy, originaires du Royaume-Uni, ainsi que du Croate Vjekoslav Prebeg et du Suédois Mathias Gustafsson, ont indiqué les médias russes.

MM. Harding, Prebeg et Gustafsson, faits prisonniers dans la zone du port ukrainien de Marioupol, assiégé et bombardé pendant des semaines par l’armée russe, encourent la peine de mort, selon une juge citée par l’agence de presse TASS.

19h46 : Le ministre russe de la Défense s’est entretenu par téléphone avec le chef de l’ONU à propos de la centrale de Zaporojie

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le chef de l’ONU Antonio Guterres ont évoqué lundi par téléphone la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporojie, sous contrôle de l’armée russe dans le sud de l’Ukraine, où elle est visée par des bombardements.

« Sergueï Choïgou a mené des négociations téléphoniques avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, concernant les conditions d’un fonctionnement sécurisé de la centrale nucléaire de Zaporojie », a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

16h13 : L’Ukraine dit avoir frappé une base du groupe Wagner

L’Ukraine a affirmé lundi avoir visé une base du groupe paramilitaire Wagner, dont les hommes sont accusés de combattre aux côtés des troupes russes, et avoir détruit un pont près de la ville occupée de Melitopol.

Selon le gouverneur de la région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, la base de cette société militaire privée dans la ville de Propasna a été « détruite par une frappe de précision ». Le tir a eu lieu dimanche, a précisé Serguiï Gaïdaï sur Telegram.

Très opaque, le groupe Wagner est réputé comme étant lié à l’oligarque russe Evguéni Prigojine, lui-même considéré comme un proche du président Vladimir Poutine. La présence de ses combattants a été attestée ces dernières années en Syrie, en Libye, au Mali et dans d’autres pays d’Afrique.

15h56 : Poutine promeut les armes russes utilisées « en conditions réelles »

Le président russe Vladimir Poutine a vanté ce lundi les armes de fabrication russe auprès de ses alliés étrangers, assurant qu’elles avaient fait leur preuve sur le champ de bataille, en pleine intervention militaire en Ukraine.

« Nous sommes prêts à proposer à nos alliés et partenaires les types d’armes les plus modernes, des armes d’infanterie aux engins blindés, en passant par l’artillerie, l’aviation de combat ou les drones », a déclaré Vladimir Poutine.

Le chef du Kremlin s’exprimait au premier jour d’un salon international de l’armement organisé pendant une semaine à Koubinka, dans la région de Moscou, où sont attendus environ 1.500 participants.

Vladimir Poutine a assuré que la Russie avait « beaucoup d’alliés », évoquant en particulier des « liens de confiance » en Amérique latine, en Asie et en Afrique. « Ce sont des Etats qui ne fléchissent pas devant une soi-disant hégémonie. Leurs dirigeants font preuve d’un vrai caractère viril », a-t-il souligné.

15h40 : Une base russe occupée par Wagner, visée par les forces ukrainiennes

Le gouverneur de l’oblast de Louhansk (est), Serhi Haïdaï, a affirmé sur Telegram que les forces ukrainiennes avaient visé, dimanche, une base militaire russe occupée par des membres du groupe Wagner, dans la ville de Popasna.

« Les forces armées ont de nouveau visé efficacement un quartier général de l’ennemi. Cette fois-ci, il s’agissait des quartiers de Wagner qui ont été détruits dans une frappe bien visée », a annoncé Serhi Haïdaï. Sur Twitter, un conseiller du ministère de l’intérieur ukrainien a quant à lui publié des images de la frappe, qui aurait été menée à l’aide de lance-roquettes multiples Himars, livrés par les Etats-Unis.


 

15h22 : Des bombardements sur Kharkiv font plusieurs blessés, selon le maire

Plusieurs bombardements ont frappé la ville de Kharkiv, située à l’est de l’Ukraine, dans la nuit de dimanche à lundi. Au moins cinq civils ont été blessés selon le maire, Ihor Terekhov, rapporte Le Monde. Sur Telegram, il précise que les frappes ont visé un quartier d’habitation de la ville et qu’il n’y avait « pas d’installations militaires dans cette zone ».

12h10 : Des risques autour de Zaporijjia qui "augmentent chaque jour"

Les risques autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, où Moscou et Kiev s’accusent depuis plus d’une semaine de bombardements, "augmentent chaque jour", a assuré dimanche le maire de la ville où elle est située.

Les bombardements de la centrale font en effet craindre une catastrophe nucléaire, ce qui a entraîné jeudi dernier une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU.

8h20 : La poussée russe renouvelée dans l’Est

A Donetsk, une des deux régions du bassin houiller du Donbass, dont Volodymyr Zelensky a ordonné le 30 juillet l’évacuation de la population, « des combats particulièrement intenses se sont concentrés sur le village de Pisky, près du site de l’aéroport de Donetsk », selon le ministère britannique de la Défense. « L’assaut russe vise probablement à contrôler l’autoroute M04, principal accès à Donetsk en provenance de l’ouest ».

« Les forces russes avaient apparemment réduit leurs actions offensives à l’est de Siversk et menaient des attaques terrestres sporadiques et limitées tout en s’appuyant largement sur les bombardements d’artillerie contre les localités environnantes depuis le 6 août », remarque l’Institut américain pour l’étude de la guerre. « En revanche, depuis le 11 août, elles ont augmenté le nombre de leurs attaques terrestres dans la zone de Siversk », ajoute-t-il, y voyant une possible tentative de forcer l’Ukraine à y engager davantage de forces et d’équipement et de la détourner ainsi d’éventuelles contre-attaques accrues dans le Sud.

8h03 : Le ravitaillement russe menacé dans le Sud

Dans la région de Kherson, première ville d’importance tombée le 3 mars, l’Ukraine a affirmé avoir quasiment isolé les troupes russes déployées sur la rive ouest du Dniepr par des bombardements qui ont rendu les trois ponts de la zone impraticables.

« Les seuls moyens de traverser le fleuve pour l’occupant sont des pontons près du pont Antonivski mais ils ne pourront pas totalement répondre à leurs besoins en équipement et en munitions », a déclaré un député régional, Serguiï Khlan.

Outre le pont Antonivski, en banlieue de Kherson, plusieurs fois touché par des missiles depuis fin juillet, celui du barrage de Nova Kakhovka, à 50 kilomètres au nord-est, a été frappé à plusieurs reprises cette semaine, y compris samedi, selon l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

« Acheminer par des pontons ou par voie aérienne les munitions, le carburant et l’équipement lourd nécessaires à des opérations offensives ou même à des opérations défensives à grande échelle est peu pratique, voire impossible », explique l’ISW.

7h58 : Iran Khodro veut réexporter en Russie

Le principal constructeur automobile iranien, Iran Khodro, a fait part dimanche de sa volonté de réexporter « dès cette année » pour la première fois depuis des années sa production vers le marché russe, frappé lui aussi par des sanctions occidentales, a indiqué dimanche son PDG, Mehdi Khatibi.

« Nous avons eu de bonnes négociations avec Moscou. Le marché russe sera l’un de nos marchés importants », a-t-il dit, ajoutant « réfléchir à des partenariats avec des investisseurs russes ». Iran Khodro avait déjà exporté des véhicules en Russie, notamment entre 2007 et 2009, avant d’être contraint de cesser.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Et comme chaque jour depuis le 5 août, la sécurité de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie inquiète. Des tirs sur le site font craindre une catastrophe dans un pays marqué par l’accident majeur de Tchernobyl dans la nuit du 25 au 26 avril 1986. Sur le terrain, les combats continuent également dans le sud, notamment autour de Kherson, et l’est de l’Ukraine.