Guerre en Ukraine : « Les risques augmentent chaque jour » à la centrale nucléaire de Zaporojie, s’inquiète le maire

CONFLIT Voici les principales informations sur le conflit en ce dimanche 14 août 2022

X.M., X.R., L.F.
— 
Les autorités sont très attentives sur les relevés de radiations à Zaporojie.
Les autorités sont très attentives sur les relevés de radiations à Zaporojie. — /SPUTNIK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Les agences de notation S&P et Fitch ont dégradé l’Ukraine, désormais à un cran seulement du défaut de paiement, après l’annonce d’un moratoire sur sa dette extérieure obtenu auprès de ses créanciers internationaux.
  • Kiev et Moscou continuent de s’accuser mutuellement de bombarder la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d’Europe. Volodymyr Zelensky dénonce un « chantage russe » autour du site nucléaire. Depuis le 5 août, plusieurs bombardements ont visé la centrale, faisant craindre une catastrophe nucléaire.
  • La Hongrie, membre de l’UE, a annoncé samedi que la compagnie russe Gazprom a commencé à lui livrer plus de gaz naturel que prévu dans leurs précédents accords commerciaux. Bruxelles a par ailleurs commencé à mettre en œuvre un plan visant à réduire sa consommation de gaz de 15 %.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivis et à demain pour un nouveau direct les principales actualités de la Guerre en Ukraine. Bonne soirée !
22h53 : Selon Zelensky, le parlement ukrainien va devoir prochainement prendre une décision sur l'extension de la loi martialeDans son allocution quotidienne, ce dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a prévenu ses concitoyens que « dans un futur proche, le parlement d'Ukraine va devoir prendre une décision sur l'extension de la loi martiale et de la mobilisation générale ».Puis, s'adressant à la population russe, il a lancé: « Lorsque le mal atteint de telles proportions, le silence des gens est proche de la complicité (...) Si vous avez la citoyenneté russe et que vous restez silencieux, cela signifie que vous ne vous battez pas, ce qui signifie que vous soutenez » la guerre.
19h57 : Le principal constructeur automobile iranien veut réexporter en RussieLe principal constructeur automobile iranien, Iran Khodro, a fait part dimanche de sa volonté de réexporter pour la première fois depuis des années sa production vers le marché russe, frappé lui aussi par des sanctions occidentales. « Nous allons porter une attention particulière au marché russe et commencer à exporter dès cette année vers la Russie », a annoncé son PDG Mehdi Khatibi.
18h26 : Energodar bombardée

Selon le maire d’Energodar, la ville qui borde la centrale nucléaire de Zaporojie, la commune elle-même a été bombardée ces dernières 24 heures, « ce qui n’était jamais arrivé auparavant ». Un civil, un homme de 45 ans, a été tué dans ces frappes.

17h38 : Les troupes russes de Kerson plus approvisionnées ?

Outre le pont Antonivski, en banlieue de Kherson, plusieurs fois touché par des missiles depuis fin juillet, celui du barrage de Nova Kakhovka, à 50 kilomètres au nord-est, a été frappé à plusieurs reprises cette semaine, y compris samedi, selon l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

« Acheminer par des pontons ou par voie aérienne les munitions, le carburant et l’équipement lourd nécessaires à des opérations offensives ou même à des opérations défensives à grande échelle est peu pratique, voire impossible », explique l’ISW. « Si les forces ukrainiennes ont paralysé ces trois ponts et peuvent empêcher les Russes d’en remettre aucun en état de fonctionner pendant une période prolongée, alors les forces russes sur la rive ouest du Dniepr perdront probablement la capacité de se défendre même face à des contre-attaques ukrainiennes limitées », poursuit-il.

17h21 : Les stocks de munitions se vident et la ligne de front ne bouge plus

Pour l’ancien colonel français Michel Goya, « on s’approche du point Oméga, ce moment où les ressources disponibles en stock ou en production ne suffisent plus à alimenter les attaques ». « Celles-ci continuent bien sûr, du côté de Bakhmout (…) ou plus au sud à proximité de la ville de Donetsk, mais le rendement global de tous ces combats en km2 conquis depuis un mois est le plus faible de toute la guerre », soulignait-il cette semaine sur son blog.

17h09 : « Les risques augmentent chaque jour » à la centrale nucléaire de Zaporojie, s’inquiète le maire

« Les risques augmentent chaque jour », a déclaré par téléphone Dmytro Orlov, le maire d’Energodar, ajoutant que les tirs au mortier sur la centrale sont devenus quotidiens et dénonçant un « terrorisme nucléaire pur et simple » de la Russie, qui « peut se terminer de façon imprévisible à n’importe quel moment ».

16h41 : L’Ukraine rend hommage à 40 étudiants

Les diplômes qui attendaient 40 étudiants décédés ont été affichés à Lviv. Ils « ne pourront jamais obtenir leurs diplômes car ils ont choisi de défendre notre pays », souligne le ministère des Affaires étrangères.


 

15h15 : Un premier navire de l’ONU prêt à partir d’Ukraine avec des céréales

Le premier navire humanitaire affrété par les Nations unies pour transporter des céréales ukrainiennes a été chargé dimanche de 23.000 tonnes de blé et est prêt à prendre la mer, a annoncé le ministre ukrainien de l’Infrastructure.

Présent au port de Pivdenny, dans la ville de Youjné, pour assister au chargement du MV Brave Commander, le ministre Oleksandre Koubrakov a indiqué que « le navire se dirigera vers l’Afrique, l’Éthiopie étant le dernier pays où la cargaison de 23.000 tonnes de blé sera livrée ». « J’espère que d’autres navires affrétés pour le Programme alimentaire mondial (PAM) viendront dans nos ports. J’espère qu’il y aura bientôt 2-3 navires supplémentaires », a-t-il poursuivi.


 

14h05 : Ukraine et Russie s’accusent à nouveau de tirs sur la centrale de Zaporijjia

Kiev et Moscou ont de nouveau échangé samedi des accusations de tirs sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, occupée par la Russie et visée à plusieurs reprises depuis une semaine. Par ailleurs, l’Ukraine a affirmé dimanche être en passe d’isoler une partie des forces russes dans la région de Kherson, après y avoir détruit ou endommagé tous les ponts existants.

« Limitez votre présence dans les rues d’Energodar ! Nous avons reçu des informations sur de nouvelles provocations de la part des occupants » russes, a indiqué sur Telegram l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom, republiant le message d’un dirigeant local d’Energodar - ville dans laquelle se trouve la centrale - resté loyal à Kiev.

De leur côté, les autorités d’occupation installées par la Russie dans les zones qu’elle a conquises dans la région de Zaporijjia ont sans surprise accusé les forces ukrainiennes d’être à l’origine de ces tirs.

12h40 : La situation énergétique suisse est « grave », affirme une ministre

La situation énergétique est « grave » pour la Suisse, qui négocie avec l’Allemagne et l’Italie pour garantir son approvisionnement en gaz l’hiver prochain, face à la chute des livraisons russes, a affirmé dimanche la ministre suisse de l’Energie. « Pourquoi avons-nous un problème aujourd’hui ? Parce que la Russie a fermé le robinet de gaz et que la Suisse est entièrement dépendante de l’étranger pour ce type d’énergie », a déclaré la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, dans un entretien avec le journal Blick. « La situation est grave. Le Conseil fédéral en est conscient, et pas seulement depuis la guerre en Ukraine », a-t-elle ajouté.

La Suisse ne s’est pas encore fixée d’objectifs en termes d’économies d’énergie, contrairement à l’UE qui entend réduire de 15 % sa consommation de gaz pour surmonter la chute des livraisons russes, du fait des tensions liées à la guerre en Ukraine. L’approvisionnement énergétique de la Suisse dépend pour près de 80 % des importations de combustibles et de carburants fossiles ainsi que de combustibles nucléaires, selon l’Office fédéral de l’Energie. Même l’approvisionnement en électricité ne peut se passer des importations, du moins pendant les mois d’hiver.

12h31 : Un premier navire ukrainien chargé de maïs arrive en Italie

Le premier cargo chargé de maïs ukrainien a atteint cette nuit les côtes italiennes, à Ravenne. Les ministères des Affaires étrangères des deux pays ont exprimé leur satisfaction et leur engagement à « prévenir la faim dans le monde et sauver des millions de vies » mises en danger par l’invasion russe.


 

12h13 : L’Ukraine affirme menacer les troupes russes dans la région de Kherson

L’Ukraine a affirmé dimanche que les troupes russes ayant franchi le fleuve Dnipro dans la région de Kherson, ville du sud occupée par Moscou, risquaient d’y être coincées après la mise hors d’usage de tous les ponts existant. « Les seuls moyens de traverser le fleuve pour l’occupant sont des pontons près du pont Antonivski mais ils ne pourront pas totalement répondre à leurs besoins », a déclaré à la télévision ukrainienne un député régional, Serguiï Khlan.

Selon lui, « la Russie transfère ses centres de commandement de la rive droite du fleuve vers la gauche, consciente qu’en cas d’escalade, ils ne pourront pas être évacués à temps ». Il a estimé à 20.000 le nombre de soldats russes présents sur la rive droite du fleuve et précisé qu’ils peuvent toujours « traverser les ponts abimés à pied ».

11h28 : Les efforts russes réorientés vers le Sud

La Russie a réorienté ses troupes vers le Sud, observe le ministère britannique de la défense. Kiev et Moscou s'y accusent mutuellement de bombarder la centrale nucléaire de Zaporojie, et plusieurs explosions ont retenti en Crimée, annexée par la Russie en 2014. Néanmoins, les combats continuent autour de Donetsk, ajoutent les renseignements britanniques.


 

10h53 : L’agriculture sous les tirs dans l’est de l’Ukraine

Au milieu d’un de ces champs de terre noire qui font la richesse de l’Ukraine, la moissonneuse-batteuse gît immobile, à une vingtaine de kilomètres de la ligne de front. Il y a une semaine, elle a heurté une mine. Une roue avant a été arrachée, la barre de coupe géante de l’engin agricole pendant lamentablement à côté des restes fumants de la cabine du conducteur. Ce dernier, Pavlo Koudimov, a été hospitalisé pour de graves brûlures. « L’agriculture a toujours été difficile, mais c’est encore plus difficile maintenant », se plaint-il.

Le blocus, qui a contraint les agriculteurs à stocker ou à vendre à perte, et les tirs d’artillerie ont fait chuter les prix. L’an passé, Sergueï Loubarski était payé jusqu’à huit hryvnia (0,21 euros) le kilo de blé vendu. Depuis le début de la guerre, il ne peut plus en tirer que trois hryvnia, et encore s’il arrive à le transporter jusqu’au centre régional de Kramatorsk. A Raï-Aleksandrovka, son village situé sur la ligne de front, il n’en obtient des négociants que 1,80 hryvnia car « les chauffeurs ont peur de venir ici ».

Edouard Stoukalo, 46 ans, exploite pour sa part 150 hectares en périphérie de la ville de Sloviansk. Trente hectares de blé ont déjà « complètement brûlé » à cause, selon lui, de tirs d’artillerie. Et il peine évidemment à convaincre ses ouvriers de continuer à participer à la récolte. « Les agriculteurs comme nous vont faire faillite. Personne ne veut y aller, tout le monde a peur des missiles qui arrivent », regrette-t-il. « Nous risquions aussi nos vies quand nous avons semé en avril et mai », ajoute-t-il : « Des bombes à fragmentation ont frappé nos champs. Les bombes ont explosé à 100 ou 200 mètres de nous ».

10h25 : Survivre dans l'Est, une question de chance

Un soldat indemne qui montre l’éclat d’une roquette ayant traversé son pick-up. Un autre, visé par un char alors qu’il se baignait dans un lac et qui en réchappe par miracle. Ou une femme âgée qui somnolait chez elle, sauvée d’une explosion par un pan de mur. Dans l’est de l’Ukraine, la survie est souvent une question de chance.

« On s’assoit dans les tranchées, l’ennemi nous bombarde et on ne peut même pas sortir la tête », résume Bogdan, un soldat ukrainien de 26 ans, perché sur le plateau de son pick-up à Bakhmout, ville contre laquelle l’armée russe concentre ses efforts. « Il n’y a plus de combats à l’arme à feu comme avant. Aujourd’hui, c’est une bataille d’artillerie. Alors, tu sautes juste dans ta tranchée et tu attends la frappe ».

A Kostiantynivka, ville industrielle éloignée du front, un immeuble a été touché par un bombardement. Les habitants s’affairent à récupérer tout ce qu’ils peuvent dans les décombres. En haut d’un escalier poussiéreux, encombré de gravats et de métal tordu, Ievguenia Iefimenko, 82 ans, raconte. Elle somnolait quand les deux explosions ont retenti. L’une a détruit l’appartement de son voisin, arrêtant son réveil à l’heure du blast : 0h24. « Il y avait déjà eu des explosions mais elles étaient loin, alors je m’y étais habituée », dit-elle sans cacher sa détresse, des larmes dans les yeux. « J’ai été jetée là-bas », poursuit-elle en désignant le pan de mur qui l’a sauvé : « Je ne sais pas comment j’ai atterri là, je ne sais pas ça ».

9h45 : Mémoires d'une Ukrainienne

Ukrainienne installée en France depuis plusieurs années, Iryna Tuz est partie voir sa famille à Kiev pour la première fois depuis le début de la guerre. Des contrôles à la frontière au visage changé de Kiev, elle raconte à 20 Minutes son périple, et un peu de ce que vivent les civils ukrainiens.

 

9h10 : Reprenons le fil

Si vous l'avez manqué, il est toujours temps de rattraper le live d'hier pour être à jour.

 

8h35 : La Finlande veut moins de touristes russes

La Finlande, qui partage une frontière orientale de 1.300 kilomètres avec la Russie, s’apprête à limiter les visas touristiques délivrés aux Russes, imitant ainsi les autres pays de l’UE. 58 % des Finlandais sont d’ailleurs favorables à cette mesure, d’après un sondage publié la semaine dernière par la télévision publique Yle.

Seul voisin de la Russie au sein de l’UE à ne pas avoir mis en place des restrictions sur les visas touristiques accordés aux citoyens russes, la Finlande est devenue un pays de transit pour les Russes avides de voyages. Privés de liaisons aériennes entre leur pays et l’Europe, ils peuvent se rendre en Finlande en voiture ou en bus et y prendre l’avion.

« Beaucoup ont vu cela comme un contournement du régime de sanctions », déplore le chef de la diplomatie finlandais Pekka Haavisto. Le système de Schengen combiné à la loi finlandaise ne permettant une interdiction pure et simple des visas basée sur la nationalité, la Finlande peut seulement réduire le nombre de visas délivrés en fonction de la catégorie, explique Pekka Haavisto. Selon lui, les restrictions pourraient être adoptées d’ici la fin du mois d’août.

7h58 : Zelensky dénonce le « chantage russe » autour de Zaporojie

Dans son allocution quotidienne, Volodymyr Zelensky a dénoncé samedi un « chantage russe » autour du site nucléaire de Zaporojie. « Les occupants essaient d’intimider les gens de façon extrêmement cynique en utilisant la centrale nucléaire », a declaré le président qui affirme que les forces russes se « cachent » derrière la centrale pour bombarder les villes sous contrôle ukrainien de Nikopol et Marganets.

Par ailleurs, Volodymyr Zelensky a ajouté que les responsables du « chantage » devraient « être jugés devant une cour internationale ».

7h42 : Ukraine et Russie s’accusent encore de tirs sur la centrale de Zaporojie

Kiev et Moscou ont de nouveau échangé samedi des accusations de tirs sur la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus grande d’Europe, occupée par la Russie.

« Limitez votre présence dans les rues d’Energodar ! Nous avons reçu des informations sur de nouvelles provocations de la part des occupants » russes, a indiqué sur Telegram l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom. « Selon les témoignages des habitants, des bombardements sont à nouveau en cours en direction de la centrale nucléaire de Zaporojie (…) L’intervalle entre le départ et l’arrivée des tirs est de 3-5 secondes ».

De leur côté, les autorités d’occupation installées par la Russie dans les zones qu’elle occupe dans la région de Zaporojie ont sans surprise accusé les forces ukrainiennes d’être à l’origine de ces tirs. « Energodar et la centrale nucléaire de Zaporojie sont à nouveau sous le feu des militants (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky », a déclaré sur Telegram un membre de l’administration militaire et civile prorusse, Vladimir Rogov. Les projectiles sont tombés « dans des zones situées sur les berges du Dniepr et dans la centrale », a-t-il affirmé, sans faire état de victime ni de dégâts.

Le fleuve Dniepr (Dnipro en ukrainien) sépare les zones aux mains des Russes de celles contrôlées par les autorités ukrainiennes.

7h30 : L’hymne national ukrainien pour les touristes russes en Finlande

C’est une mesure symbolique pour protester contre l’invasion russe de l’Ukraine. Dans l’est de la Finlande, les rapides d’Imatrankoski sont une attraction incontournable : chaque jour à la même heure, l’hymne national ukrainien retentit, le barrage presque centenaire s’ouvre et l’eau s’engouffre sous le regard de centaines de visiteurs dont de nombreux Russes.

Traditionnellement, c’était la musique du compositeur finlandais Jean Sibelius seule qui accompagnait l’événement quotidien mais depuis fin juillet elle est précédée de l’hymne de l’Ukraine.

Dans la ville voisine de Lappeenranta, l’hymne national ukrainien résonne aussi chaque soir du sommet de l’hôtel de ville qui surplombe les centres commerciaux prisés par les touristes russes. De nombreux Russes se rendent à Lappeenranta pour acheter vêtements et cosmétiques, et les plaques d’immatriculation russes sont légion à travers la ville.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. Depuis le 5 août, la sécurité de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie inquiète. Moscou et Kiev ne cessent de s’accuser de tirs sur le site, faisant craindre une catastrophe dans un pays marqué par l’accident majeur de Tchernobyl dans la nuit du 25 au 26 avril 1986.