Guerre en Ukraine : La Russie commence à livrer plus de gaz que prévu à la Hongrie

CONFLIT Retrouvez toutes les informations sur le conflit en ce samedi 13 août

X.R.
— 
Le logo de la compagnie pétrolière russe Gazprom Neft
Le logo de la compagnie pétrolière russe Gazprom Neft — Alexey Maishev/SPUTNIK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Une frappe russe sur Kramatorsk, grande ville du Donbass sous contrôle ukrainien, a tué deux civils et en a blessé treize autres vendredi soir.
  • Les agences de notation S & P et Fitch ont dégradé vendredi l’Ukraine, désormais à un cran seulement du défaut de paiement, après l’annonce d’un moratoire sur sa dette extérieure obtenue mercredi auprès de ses créanciers internationaux.
  • L’Espagne et le Portugal ont appuyé l’idée d’Olaf Scholz de créer un gazoduc les reliant à l’Europe centrale, la péninsule ibérique étant davantage indépendante de la Russie pour son gaz.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

C'est le moment de se quitter. Merci d'avoir suivi avec nous toutes les infos liées au conflit en Ukraine. On se retrouve demain pour un nouveau live !
22h10 : La Russie commence à livrer plus de gaz que prévu à la Hongrie

La Hongrie, membre de l’Union européenne, a annoncé samedi que la Russie a commencé à lui livrer plus de gaz naturel que prévu dans leurs précédents accords commerciaux, après une visite de son ministre des Affaires étrangères à Moscou en juillet.

Le ministère hongrois des Affaires étrangères a expliqué que les négociations commerciales avec Moscou « ont permis d’arriver à un accord », avec pour résultat que la compagnie russe Gazprom a commencé à livrer vendredi « des volumes supérieurs à ceux mentionnés dans le contrat ».

« C’est le devoir du gouvernement hongrois d’assurer un approvisionnement sûr en gaz pour le pays, et nous sommes à la hauteur », a écrit sur Facebook un haut fonctionnaire du ministère, Tamas Menczer.

Jusqu’à fin août, un volume supplémentaire quotidien de 2,6 millions de mètres cubes par jour arrivera du Sud via le gazoduc Turkstream, a-t-il précisé, ajoutant que des négociations étaient en cours concernant les livraisons de septembre.

 

15h38 : Ukraine et Russie s’accusent à nouveau de tirs sur la centrale nucléaire de Zaporojie

Kiev et Moscou ont de nouveau échangé samedi des accusations de tirs sur la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus grande d’Europe, occupée par la Russie et visée à plusieurs reprises depuis une semaine.

« Limitez votre présence dans les rues d’Energodar ! Nous avons reçu des informations sur de nouvelles provocations de la part des occupants » russes, a indiqué sur Telegram l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom, republiant le message d’un dirigeant local d’Energodar - ville dans laquelle se trouve la centrale - resté loyal à Kiev. « Selon les témoignages des habitants, des bombardements sont à nouveau en cours en direction de la centrale nucléaire de Zaporojie (…) L’intervalle entre le départ et l’arrivée des tirs est de 3-5 secondes », ajoute le message.

De leur côté, les autorités d’occupation installées par la Russie dans les zones qu’elle occupe dans la région de Zaporojie ont sans surprise accusé les forces ukrainiennes d’être à l’origine de ces tirs. « Energodar et la centrale nucléaire de Zaporojie sont à nouveau sous le feu des militants (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky », a déclaré sur Telegram un membre de l’administration militaire et civile prorusse, Vladimir Rogov. Les projectiles sont tombés « dans des zones situées sur les berges du Dniepr et dans la centrale », a-t-il affirmé, sans faire état de victime ni de dégâts.

13h50 : Les Russes qui ne peuvent pas voyager doivent « adresser leurs plaintes au Kremlin », explique Dmytro Kuleba

Alors que certains pays européens veulent arrêter de délivrer des visas à l’ensemble des citoyens russes, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba se montre favorable à l’idée. Et en profite pour rejeter la responsabilité des sanctions que subit le peuple russe sur Moscou.

« Les Russes contrariés par la perspective d’être interdits de voyages touristiques en Europe peuvent adresser leurs plaintes au Kremlin et à plus de 70 % de leurs compatriotes qui soutiennent la guerre. Personne ne propose d’interdire les quelques Russes qui pourraient avoir besoin d’un asile ou d’une entrée humanitaire. »


 

13h37 : Le ministre ukrainien de la Santé accuse la Russie de crimes contre l’humanité

Depuis son bureau à Kiev, le ministre ukrainien de la Santé Viktor Liashko a accusé la Russie de commettre un crime contre l’humanité en bloquant l’accès à des médicaments abordables dans les zones occupées depuis le début de la guerre. Dans une interview à Associated Press, il affirme que les autorités russes ont à plusieurs reprises bloqué les efforts visant à fournir des médicaments aux civils.

« Tout au long des six mois de guerre, la Russie n’a pas [permis] de couloirs humanitaires appropriés pour que nous puissions fournir nos propres médicaments aux patients qui en ont besoin. Nous pensons que ces actions sont commises intentionnellement par la Russie, et nous les considérons comme des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qui seront documentés et reconnus », explique-t-il.

12h58 : Les Russes prennent Pisky, à l'ouest de Donetsk

Les forces russes ont pris le contrôle total du village de Pisky, dans la banlieue ouest de Donetsk, a indiqué le ministère russe de la Défense cité par l'agence Interfax. Les forces pro-russes avaient déjà annoncé la prise de contrôle du village il y a plus d'une semaine.

11h43 : Moscou confirme négocier l’échange d’un trafiquant d’armes russe détenu aux Etats-Unis

Un diplomate russe a confirmé samedi que Moscou et Washington discutaient d’un possible échange de prisonniers impliquant notamment un trafiquant d’armes russe détenu aux Etats-Unis et une basketteuse américaine détenue en Russie. Les Etats-Unis ont plusieurs fois déclaré avoir fait une « offre conséquente » pour obtenir la libération de deux Américains détenus en Russie, la basketteuse Brittney Griner et un ancien soldat américain, Paul Whelan.

Selon des médias américains, il s’agirait de les échanger contre un célèbre trafiquant d’armes russe détenu aux Etats-Unis, Viktor Bout, surnommé « le marchand de mort ». Viktor Bout a été arrêté en Thaïlande en 2008 et purge une peine de 25 ans de prison aux Etats-Unis. Son parcours hors du commun a été l’une des inspirations du film « Lord of War » dans lequel Nicolas Cage interprète un trafiquant d’armes cynique.

10h51 : Près de Zaporojie, les habitants ne sont pas à la fête

Un vent violent souffle sur Marganets, dans le sud de l’Ukraine. Il vient du fleuve Dnipro, de la centrale nucléaire de Zaporojie occupée par les troupes russes, où Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de bombardements. Marganets n’est qu’à treize kilomètres, de l’autre côté du fleuve. La ville verdoyante, au sommet d’une colline, reste sous contrôle ukrainien mais entre les fourrés on peut apercevoir la station datant de l’ère soviétique.

« Vous savez, si nous mourons, cela se produira en une seconde, nous ne souffrirons pas », veut croire Anastasia, 30 ans. « Ça me calme de savoir que mon enfant et ma famille ne souffriront pas », poursuit-elle, bravache, en continuant ses courses. Le centre de cette ville industrielle qui comptait 50.000 habitants avant la guerre est animé et semble contredire les bruits alarmistes qui circulent sur l’état des six réacteurs de la centrale.

« J’ai peur pour mes parents, pour moi-même. Je veux vivre et profiter de la vie », confie Ksenia, 18 ans, tout en servant les clients d’un kiosque à café le long de la principale artère commerciale. « On a constamment peur. Et les informations disent que la situation dans la centrale est très tendue, donc ça devient plus terrible chaque seconde ».

9h40 : Nouvelle identité

Pas mal ce Zelensky punk non ?


 

9h07 : Un peu de poésie

Sur les carcasses de voitures brûlées par les bombardements, fleurissent des œuvres d’art.


 

8h56 : L’engrais russe trop cher, il passe au marc de café

Chaque jour, Alban Cakalli, petit paysan albanais, fait la tournée des bars pour récolter le marc de café. Face à la flambée des coûts des engrais, il est revenu aux méthodes traditionnelles pour fertiliser ses terres. L’agriculteur de 38 ans ne possède qu’un demi-hectare à Mamurras dans le nord-ouest du pays des Balkans mais il ne peut plus enrichir ses cultures de légumes et de fruits exotiques avec les engrais chimiques utilisés jusqu’ici.

Sous l’effet de la pandémie du coronavirus et de la guerre en Ukraine, les marchés alimentaires se sont tendus, les prix des carburants se sont envolés tout comme ceux des engrais azotés fabriqués à partir du gaz, dont Moscou est un grand producteur. L’agriculteur a donc recours au marc, excellent fertilisant naturel selon lui et qu’on trouve en abondance dans un pays où le café est une boisson reine. Il en récolte quotidiennement 40 kilogrammes.

8h42 : Trois morts dans des bombardements russes à Kramatorsk et Zaporojie

Au moins trois personnes ont été tuées et 15 autres blessées vendredi dans des bombardements russes sur les villes ukrainiennes de Kramatorsk, dans l’Est, et de Zaporojie, dans le Sud, ont annoncé les autorités locales. « Une nouvelle attaque sur Kramatorsk : selon de premières informations, nous avons deux civils morts et 13 blessés avec certitude », a dit sur Facebook Pavlo Kyrylenko, le gouverneur de la région de Donetsk.

« Les bombardements ont endommagé au moins 20 bâtiments et un incendie s’est déclaré », a-t-il ajouté, appelant une nouvelle fois la population locale à évacuer. Un responsable local à Zaporojie, Anatoli Kourtev, a de son côté rapporté sur Telegram la mort d’une femme vendredi dans des frappes russes ayant également fait deux blessés qui ont été hospitalisés.

8h31 : Il s’est passé quoi en Crimée ?

Cette semaine, des dépôts de munitions russes ont explosé en Crimée, poussant notamment des milliers de touristes russes à prendre la route du retour plus vite que prévu. Mais que s’est-il passé exactement ? Bombardement ukrainien ? Cigarette mal éteinte ? 20 Minutes vous a résumé l’embrouille.

 

8h23 : S & P et Fitch placent l’Ukraine à un cran du défaut de paiement

Les agences de notation S & P et Fitch ont dégradé vendredi l’Ukraine, désormais à un cran seulement du défaut de paiement, après l’annonce d’un moratoire sur sa dette extérieure obtenue mercredi auprès de ses créanciers internationaux. S & P a ainsi dégradé les notes de la dette à long et court terme en devises étrangères, de CC/C à SD (« selective default »).

« Compte tenu des termes et conditions annoncés de la restructuration, et conformément à nos critères, nous considérons cette transaction comme (…) équivalant à un défaut », indique S & P dans un communiqué. L’Ukraine a obtenu de la part de ses créanciers internationaux un moratoire de deux ans sur sa dette extérieure, évaluée à 20 milliards de dollars.

8h15 : Faire le point

Pour bien commencer le week-end, on vous suggère une petite mise à jour sur les derniers évènements en Ukraine. Le live d’hier est à retrouver juste ici.

Pas le temps de tout lire avant de prendre la route pour ce week-end prolongé ? Aucun problème, le récap' est là pour ça.

 

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous sur ce live ! Même le week-end, la rédaction de 20 Minutes reste mobilisée pour vous informer minute par minute des derniers développements de la guerre en Ukraine. Bombardements, déclas choc ou conséquence économique, restez avec nous pour tout savoir !