Guerre en Ukraine : Zaporojie sous les bombes et la Lettonie ne mâche pas ses mots

RECAP' Ce jeudi 11 août, « 20 Minutes » fait le point pour vous, comme tous les soirs, sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.D. avec AFP
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La centrale nucléaire de Zaporojie dans le sud de l'Ukraine.
La centrale nucléaire de Zaporojie dans le sud de l'Ukraine. — CHINE NOUVELLE/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce jeudi, de nouvelles frappes d’artillerie ont visé la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus grande d’Europe. Depuis une semaine, Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de bombarder cette centrale.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

La centrale de Zaporojie, la plus grande d’Ukraine et d’Europe, a de nouveau été visée par des tirs d’artillerie. « Les militants (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky ont à nouveau tiré sur la centrale nucléaire », a déclaré ce jeudi un membre de l’administration d’occupation russe. 

La centrale a déjà été visée par deux bombardements la semaine dernière, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale. Depuis, Kiev et Moscou s’accusent mutuellement des bombardements. Le secrétaire général de l’ONU a mis en garde jeudi contre un risque de « catastrophe » à la centrale, quelques heures avant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur le site nucléaire.

Aucune fuite radioactive n'a été détectée après les frappes. « A l'heure actuelle, aucune contamination n'a été relevée à la station et le niveau de radioactivité est normal », a déclaré Evguéni Balitski, chef de l'administration civile et militaire russe de cette région occupée.


La phrase du jour

C’est la guerre de Poutine. C’est pourquoi j’ai du mal à accepter cette idée. »

Tels sont les mots d'Olaf Scholz  qui s'est opposé à l’idée d’une interdiction d’entrée dans l’Union européenne (UE) pour les Russes. Le chancelier allemand ne souhaite pas les tenir à l’écart, contrairement à l’Estonie qui a déjà annoncé fermer ses frontières aux citoyens russes munis de visas Schengen. L’Estonie fait partie, avec la Lettonie et la Finlande, des pays par lesquels les Russes entrent dans l’UE par la frontière terrestre en l’absence de trafic aérien. Olaf Scholz estime que les mesures punitives devraient viser les décideurs à Moscou plutôt que tous les Russes.

Le chiffre du jour

20 milliards. C’est la somme à laquelle est évaluée la dette extérieure de l’Ukraine. L’économie ukrainienne s’est effondrée depuis le début de l’invasion russe, lancée le 24 février. Elle pourrait voir son PIB plonger de 45 % cette année, selon les dernières estimations de la Banque mondiale. Le pays a obtenu de la part de ses créanciers internationaux un moratoire de deux ans sur sa dette.

La tendance du jour

Un autre pays d’Europe de l’Est s’oppose frontalement à la Russie... et n'est pas entré dans le game par la petite porte. Le parlement letton vient de qualifier la Russie d'« Etat soutenant le terrorisme ». « Les violences russes à l’encontre des civils ukrainiens » sont également considérées comme un « génocide ciblé », a-t-il assuré dans une déclaration publiée sur son site Internet.

Ne mâchant pas ses mots, le parlement letton invite les autres pays à « exprimer la même opinion ». La réaction de Moscou ne s'est pas fait attendre : la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a considéré que cette déclaration n’avait d’autre substance qu’une « xénophobie primaire ».