Avortement aux Etats-Unis : Comment Facebook a aidé la police à arrêter une adolescente

REPRESSION Facebook a été contraint de fournir les conversations privées de la jeune fille

20 Minutes avec agence
Illustration de Facebook.
Illustration de Facebook. — Thiago Prudencio/Shutterstock/SIPA

La répression de l'avortement a bel et bien commencé aux Etats-Unis. Une jeune fille de 17 ans a été arrêtée dans le Nebraska (Etats-Unis) pour avoir eu recours à une pilule abortive. Et la police se serait appuyée sur ses conversations Facebook pour en avoir la preuve, rapporte Motherboard dans un article publié ce mardi 9 août et relayé par Numerama.

L’enquête a commencé en juin 2022. Un policier du Nebraska s’intéresse alors aux circonstances de la naissance d’un enfant mort-né. Soupçonnant un avortement, il demande au tribunal de l’État un mandat de perquisition. Objectif : contraindre Facebook à lui donner accès aux conversations privées de la jeune fille. Le réseau social s’exécute et l’agent découvre alors des échanges entre l’adolescente et sa mère où les deux femmes évoquent l’utilisation de la pilule abortive.

Facebook se défend

Une perquisition a ensuite permis aux forces de l’ordre de découvrir qu’une telle pilule avait bien été commandée sur Internet. La jeune fille est donc poursuivie pour avoir avorté après 20 semaines de grossesse, la date limite fixée dans le Nebraska, mais également pour avoir effectué un avortement sans avoir de licence, pour avoir caché un cadavre, caché la mort d’une personne, et avoir fait une fausse déclaration, précise Motherboard qui a eu accès aux documents de justice.

La maison mère de Facebook, Meta, a publié un communiqué sur Twitter. « Rien, dans les mandats que nous avons reçus de la police, ne mentionnait un avortement. Les mandats concernaient des actes liés à une enquête criminelle, et les documents de la cour indiquaient que la police enquêtait sur le cas d’un enfant mort-né qui aurait été enterré et brûlé », a assuré la société.