Guerre en Ukraine : Raccordement de la centrale nucléaire de Zaporojie à la Crimée, arrestation de la journaliste Marina Ovsyannikova

RECAP' Ce mercredi 10 août, « 20 Minutes » fait le point pour vous, comme tous les soirs, sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.D. avec AFP
Un soldat russe patrouillant devant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie. (Illustration)
Un soldat russe patrouillant devant la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie. (Illustration) — AFP
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce mercredi, les forces russes préparent le raccordement de la production électrique de la centrale nucléaire de Zaporojie à la Crimée. Une opération qui risque d'endommager la plus grande centrale d'Europe.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Dangereuses tensions autour de la centrale ukrainienne de Zaporojie. Les forces russes, qui occupent la centrale, cherchent désormais à raccorder sa production électrique à la Crimée. Une presqu’île annexée par Moscou en 2014. Cette opération nécessite d’endommager les lignes électriques de la centrale reliées au système énergétique ukrainien. « En ce moment, la centrale fonctionne avec une seule ligne de production, ce qui est un mode de travail extrêmement dangereux », alerte le président d’Energoatom, Petro Kotin. « C’est le contrôle continu de la centrale par la Russie qui met la région en danger », estime le groupe des pays les plus industrialisés du G7. 

La phrase

« Nous avons passé une nuit horrible (...) C'est très dur de sortir les corps de sous les décombres. Je vous supplie, allez dans des endroits sûrs pendant les alertes aériennes (...) Ne laissez pas les Russes vous tuer. »

Avec ces mots graves, le gouverneur Valentin Reznitchenko revient sur les bombardements russes qui ont touché la région de Dnipropetrovsk. Dans la nuit de mardi à mercredi, des frappes russes ont fait treize morts civils au centre-est de l’Ukraine. Le gouverneur ajoute que « quatre-vingt roquettes ont été lancées délibérément et insidieusement sur des quartiers résidentiels alors que les gens dormaient chez eux. » 

Le chiffre

3.000. C’est le nombre de civils évacués de Donetsk depuis le 30 juillet, date à laquelle le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné l’évacuation de la population. Les efforts militaires russes se concentrent particulièrement dans cette région du Donbass. Au total, plus d’1,3 million de personnes ont été évacuées de la région de Donetsk depuis le début de l’invasion russe, le 24 février dernier.

La tendance du jour

Son geste fort avait fait le tour du monde. Connue pour avoir interrompu un journal d’Etat russe en brandissant une affiche contre l’offensive en Ukraine, la journaliste Marina Ovsyannikova a été interpellée à Moscou. « A 6 heures du matin, alors que je dormais encore, dix membres du comité d’enquête et la police ont fait irruption chez moi », a-t-elle raconté sur Telegram. Les autorités russes lui reprochent une manifestation devant le Kremlin, en juillet dernier, durant laquelle elle avait qualifié Vladimir Poutine d'« assassin ».