Nucléaire iranien : L’Union européenne remet « un texte final », à l’issue des négociations

DIPLOMATIE Les 27 étaient chargés de coordonner les pourparlers de Vienne sur le nucléaire iranien

M.d.F. avec AFP
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Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian (R) rencontre le chef de la politique étrangère de l'Union européenne Josep Borrell à Téhéran, Iran, le 25 juin 2022.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian (R) rencontre le chef de la politique étrangère de l'Union européenne Josep Borrell à Téhéran, Iran, le 25 juin 2022. — CHINE NOUVELLE/SIPA

L’accord moribond de 2015 sur le nucléaire iranien va-t-il être sauvé ? C’est ce qu’espère l’Union européenne coordinatrice des pourparlers de Vienne qui ont rassemblé, jeudi dernier, l’Iran, la Russie, la Chine​, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, après des mois de blocage. « On a travaillé quatre jours et aujourd’hui le texte est sur la table des hauts représentants », a annoncé lundi un responsable européen sous couvert d’anonymat. « La négociation est finie, c’est le texte final (…) et il ne sera pas renégocié ».

« Maintenant la balle est dans le camp des capitales et on va voir ce qui va se passer », a ajouté le responsable européen. Insistant sur la « qualité du texte », il a dit « espérer vivement qu’il soit accepté » et qu’un accord intervienne « dans quelques semaines ». Quelques minutes plus tard, un responsable des Affaires étrangères iraniennes a indiqué que les clauses de ce texte nécessitaient « un examen global » et que l’Iran transmettrai, après lecture de celui-ci, ses « vues et nos remarques » à l’UE et « aux autres parties ».

Encore un obstacle de taille

Le pacte connu sous son acronyme anglais JCPOA vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire iranien, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique malgré ses démentis. Mais à la suite du retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis sous l’impulsion de Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations. L’objectif des pourparlers, auxquels les Etats-Unis participent de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails.

Reste cependant un obstacle de taille : l’Iran réclame à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) la clôture de la question des sites non déclarés, où des traces d’uranium enrichi avaient été retrouvées. « Cela n’a rien à voir avec le JCPOA. En même temps, l’Iran dit que c’est fondamental. J’espère que l’Iran et l’AIEA auront un accord parce que cela facilitera beaucoup de choses », a déclaré le responsable.

« L’agence devrait complètement régler la question (…) par la voie technique, et s’éloigner des questions politiques non pertinentes et non constructives », avait affirmé dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.