Guerre en Ukraine : Entre tensions autour de Zaporojie et « saison de la chasse »

RECAP' Ce lundi 8 août, comme tous les soirs, « 20 Minutes » fait le point pour vous sur l’avancée du conflit en Ukraine

M.D. avec AFP
Un soldat russe gardant la centrale nucléaire de Zaporijjia, le 1er mai 2022 (illustration).
Un soldat russe gardant la centrale nucléaire de Zaporijjia, le 1er mai 2022 (illustration). — /AP/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce lundi 8 août, le sort de la centrale nucléaire dans la région de Zaporojie cristallise des tensions. La Russie et l'Ukraine se renvoient la balle sur le bombardement de la plus grande centrale nucléaire d'Europe.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en  Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Moscou a accusé lundi les forces ukrainiennes de bombarder la plus grande centrale nucléaire d’Europe, Zaporojie, tenue par l’armée russe. Les deux belligérants s’accusent mutuellement depuis vendredi de bombarder cette centrale située dans le sud de l’Ukraine et tombée début mars aux mains des soldats russes, sans qu’aucune source indépendante ne puisse confirmer.

Le bombardement du site de Zaporojie « par les forces armées ukrainiennes » est « potentiellement extrêmement dangereux » et « pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour une vaste zone, y compris pour le territoire européen », a averti ce lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi dans sa vidéo quotidienne en accusant Moscou : « Il n’y a pas une seule nation au monde qui puisse se sentir en sécurité lorsqu’un Etat terroriste bombarde une centrale nucléaire. »

Le chiffre du jour

8. C’est le nombre de navires chargés de céréales qui sont partis d’Ukraine depuis le début du mois d’août. Le dernier navire chargé de 60.000 tonnes de céréales a quitté ce lundi, pour la première fois depuis le début de la guerre, Pivdenny, un des trois ports ukrainiens de la mer Noire.

« Au cours des deux prochaines semaines, nous prévoyons d’atteindre un rythme de trois à cinq navires par jour », a indiqué le ministère ukrainien des Infrastructures. Ces rotations font suite à un accord conclut entre l’Ukraine et la Russie le 22 juillet dernier pour permettre la reprise des exportations de céréales ukrainiennes malgré la guerre.

La phrase du jour

« Si nous permettons à un grand pays d’intimider un plus petit, de simplement l’envahir et de prendre son territoire, alors ce sera la saison de la chasse, non seulement en Europe mais dans le monde entier. »

Tels sont les mots employés ce lundi par Antony Blinken, selon Reuters. L’agence a également rapporté que le chef de la diplomatie américaine avait déclaré que Washington estimait essentiel de tenir tête à la Russie parce que son agression contre l’Ukraine menaçait les principes fondamentaux du système mondial.

La tendance du jour

Les tensions se cristallisent dans la région de Zaporojie, territoire occupé du sud de l’Ukraine contrôlé par les Russes. Evguéni Balitski, chef de l’administration civile et militaire mise en place dans cette région, a déclaré avoir « signé un ordre pour que la Commission électorale centrale commence à travailler à l’organisation d’un référendum sur le rattachement de la région de Zaporojie à la Russie. »

Une initiative à laquelle le président ukrainien compte bien riposter. Dimanche soir, il a profité de sa traditionnelle allocution pour mettre en garde la Russie. En organisant ces référendums, « ils se fermeront à eux-mêmes toute possibilité de négociations avec l’Ukraine et le monde libre, dont ils auront certainement besoin à un moment donné », a-t-il assuré. Et, sur Twitter, le conseiller de Volodymyr Zelensky a jugé que « chaque nouvelle étape vers un pseudo-référendum dans les territoires occupés doit avoir pour conséquence l’envoi d’armes supplémentaires » pour l’Ukraine. Pour lui, la Russie « teste la capacité du monde à « accepter » l’annexion et elle ne voit aucune résistance ».