Guerre en Ukraine EN DIRECT : Kiev va recevoir un milliard de dollars d'aide américaine et 4,5 milliards de la banque mondiale...

LIVE Retrouvez toutes les informations sur le conflit en ce lundi 8 août 2022

H.S, M.P, D.R.
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L’ESSENTIEL

  • Le site nucléaire ukrainien de Zaporojie inquiète particulièrement la communauté internationale. La situation de cette centrale atomique, bombardée à deux reprises ce week-end, est jugée « de plus en plus alarmante » par l’AIEA, l’Agence internationale pour l’énergie atomique.
  • En déplacement à Tokyo, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé que « toute attaque contre des centrales nucléaires est une chose suicidaire ».
  • Sur le front, les opérations militaires se sont poursuivies ce week-end de l’est au sud de l’Ukraine.

A VOIR


A LIRE AUSSI

C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivis. Retrouvez les informations liées à la guerre en Ukraine sur notre site.
21h56 : Les Etats-Unis veulent saisir au Kazakhstan l’Airbus d’un oligarque russe

Les autorités américaines ont annoncé lundi qu’elles voulaient saisir au Kazakhstan l’Airbus A319 de l’oligarque et parlementaire russe Andreï Skotch, visé par des sanctions américaines et européennes dans la foulée du déclenchement par Moscou de la guerre en Ukraine.

La justice américaine a obtenu un « mandat » pour la « saisie » de cet Airbus A319-100 privé appartenant à Skotch, un membre de la Douma accusé d’être « lié au crime organisé » et soumis à une batterie de sanctions de Washington et de Bruxelles.

Le communiqué du ministère de la Justice, de la police fédérale (FBI) et du ministère du Commerce, précise que l’avion se trouve au Kazakhstan depuis début mars et évalue l’appareil à « plus de 90 millions de dollars ».

21h34 : Près de 80.000 soldats russes tués ou blessés, selon le Pentagone

Près de 80.000 soldats russes ont été tués ou blessés depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, a déclaré lundi le numéro trois du Pentagone, Colin Kahl, soulignant que les objectifs annoncés par le président russe Vladimir Poutine n’ont pas encore été atteints.

« Les Russes ont probablement perdu 70.000 ou 80.000 soldats en moins de six mois », a déclaré à la presse Kahl, secrétaire à la Défense adjoint chargé des questions politiques, notant que ce chiffre recouvre les morts et les blessés. Les forces russes ont aussi perdu « 3.000 ou 4.000 » véhicules blindés, et pourraient manquer de missiles guidés de précision, notamment des missiles air-sol et mer-sol, a-t-il ajouté.

Kiev a fait état d’au moins 10.000 morts et 30.000 blessés dans ses troupes. Selon une source militaire ayant requis l’anonymat, l’armée ukrainienne, qui était forte de 170.000 soldats d’active et 100.000 réservistes au début de la guerre le 24 février, s’est renforcée pour atteindre 300.000 à 350.000 militaires.


20h37 : Le château de Vincennes interdit son accès aux ressortissants russes

Le 28 juillet, deux femmes russes se sont vues refuser l’entrée du lieu. « Un gardien placé au niveau du détecteur de métaux a demandé à voir mon passeport », avant de lui refuser l’accès et le justifiant par le fait qu’elles soient russes, a expliqué à l’AFP l’une des deux jeunes femmes, journaliste de profession, qui a fui la Russie « à cause de la guerre » et est arrivée en France il y a « cinq mois ».

Interrogé par l’AFP, le ministère des Armées a expliqué avoir, « à la suite de l’invasion de l’Ukraine », « restreint l’accès aux emprises militaires du ministère aux ressortissants russes ». En effet, le château de Vincennes abrite des archives du ministère français des Armées et contient notamment l’un des centres du Service Historique de la Défense (SHD).

19h48 : Malgré le scandale, Amnesty persiste et signe

« Tout en maintenant entièrement nos conclusions, nous regrettons la douleur que nous avons causée et souhaitons clarifier quelques points essentiels », a déclaré dimanche l’ONG, après le tollé provoqué par son rapport reprochant à l’armée ukrainienne de mettre en danger des civils dans sa résistance à l’invasion russe.

« Dans chacun des 19 villes et villages que nous avons visités, nous avons trouvé des cas où les forces armées ukrainiennes s’étaient installées juste à côté de lieux où vivaient des civils, mettant ainsi ces derniers potentiellement en danger face à des tirs russes », a expliqué l’ONG assurant que ses recherches avaient été conduites avec le même sérieux « que tout le travail d’Amnesty International ».

19 heures : eures : La Russie suspend les inspections américaines sur ses sites militaires

Ces inspections américaines s’inscrivaient pourtant dans le cadre du traité New Start, un accord clé du désarmement nucléaire entre la Russie et les Etats-Unis.

« La Fédération de Russie est obligée de recourir à cette mesure (…) en raison des réalités existantes qui créent des avantages unilatéraux pour les Etats-Unis et privent la Russie de son droit d’effectuer des inspections sur le territoire américain », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.

18h55 : Le Pentagone annonce une nouvelle tranche d’aide militaire d’un milliard de dollars à l’Ukraine

Le Pentagone a annoncé lundi une nouvelle tranche d’aide militaire à l’Ukraine, pour un montant d’un milliard de dollars, qui comprend notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d’artillerie de précision Himars.

Cette nouvelle tranche d’aide prévoit aussi l’envoi de missiles supplémentaires de courte et moyenne portée pour les systèmes de défense anti-aérienne NASAMS, ainsi que de missiles anti-chars Javelin, a précisé le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

18h50 : Nouvelle aide de 4,5 milliards de dollars de la Banque mondiale à Kiev

La Banque mondiale a annoncé lundi une aide supplémentaire de 4,5 milliards de dollars pour l’Ukraine, grâce à des fonds apportés par les États-Unis, afin d’aider le gouvernement à faire face aux « besoins urgents engendrés par la guerre ».

Cette aide supplémentaire doit notamment permettre au gouvernement et aux autorités locales d’assurer les dépenses sociales, de retraite ou de santé, précise la Banque mondiale dans un communiqué. Cela porte à près de 13 milliards de dollars le montant total de l’aide financière d’urgence apportée à l’Ukraine par l’institution.

18h44 : Kiev dit avoir déjoué une tentative d’assassinat du ministre de la Défense

Les services de sécurité ukrainiens ont affirmé lundi avoir déjoué une tentative d’assassinat du ministre de la Défense et du chef du renseignement militaire ukrainiens et avoir neutralisé plusieurs de ses organisateurs présumés.

Le SBU (services de sécurité de l’Ukraine) a annoncé sur son compte Telegram avoir « arrêté des tueurs des services secrets russes qui prévoyaient les assassinats » du ministre de la Défense Oleksiï Reznikov et du chef du renseignement militaire Kyrylo Boudanov. Il a diffusé une vidéo de ces arrestations sur laquelle on voit un groupe armé mettre à terre et menotter deux hommes en civil qui sont en train de se diriger vers une voiture.

L’interpellation de ces deux hommes, dont l’un est arrivé de Russie en Ukraine via la Biélorussie, s’est déroulée à Kovel, dans le nord-ouest du territoire uktainien.

18h39 : Rubans de protestation

A Louhansk, occupée par les Russes, des habitants accrochent des bandeaux jaune et bleu, aux couleurs du drapeau ukrainien pour protester.


 

18h29 : Harcèlement et mesquinerie

Une femme russe se filme dans la rue en Autriche, harcelant deux jeunes femmes ukrainiennes. « Organisons un référendum à Kherson », leur lance-t-elle notamment.


 

18h17 : La 93e brigade mécanisée

 

18 heures : eures : Des photographies de soldats ukrainiens au front

 

17h44 : Proche de Poutine, l’ex-chancelier allemand Schröder sauve sa peau au SPD

Malgré sa proximité affichée avec le président russe Vladimir Poutine, l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder a échappé lundi à une exclusion humiliante de son propre parti social-démocrate, même si ses opposants n’ont pas dit leur dernier mot. « Gerhard Schröder ne s’est pas rendu coupable d’une infraction au règlement du parti, car aucune infraction n’a pu être prouvée à son encontre », a expliqué la section SPD de Hanovre (nord), le fief de l’ancien chancelier, dans un communiqué.

« La commission d’arbitrage estime que le domaine des relations amicales personnelles fait partie du domaine de la vie privée », a-t-elle ajouté, estimant néanmoins « souhaitable » une « prise de distance nette » vis-à-vis de Vladimir Poutine. Actuellement au pouvoir, le plus vieux parti politique allemand est plongé dans l'embarras depuis des mois à cause de celui qui, aujourd'hui âgé de 78 ans et ayant été à la tête du gouvernement allemand de 1998 à 2005, continue de cultiver ses liens avec le chef de l'Etat russe malgré la guerre en Ukraine.

17h26 : Washington tente d’éloigner Moscou de la centrale nucléaire de Zaporojie

Les Etats-Unis ont appelé lundi la Russie à cesser toute activité militaire dans et autour des centrales nucléaires en Ukraine dont celle de Zaporojie, la plus grande d’Europe et tenue par l’armée russe.

« Nous continuons à appeler la Russie à cesser toutes ses opérations militaires dans et autour des centrales nucléaires ukrainiennes et à en redonner le contrôle à l’Ukraine », a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean Pierre, lors d’un point presse à bord d’Air Force One.

« Combattre autour d’une centrale nucléaire est dangereux », a-t-elle dit tout en soulignant que, selon les données recueillies, « heureusement, nous n’avons aucune indication d’une augmentation anormale des niveaux de radioactivité ».

17h07 : « La saison de la chasse »

« Si nous permettons à un grand pays d’intimider un plus petit, de simplement l’envahir et de prendre son territoire, alors ce sera la saison de la chasse, non seulement en Europe mais dans le monde entier », a déclaré Antony Blinken. Reuters a aussi rapporté que le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington estimait essentiel de tenir tête à la Russie parce que son agression contre l’Ukraine menaçait les principes fondamentaux du système mondial.

16h46 : Le point en carte

Tous les jours, le ministère de la Défense britannique poste une carte de l’avancée du conflit en Ukraine. On vous partage celle de ce lundi.


 

16h31 : Artilleuse et fière

 

16h11 : Un Russe condamné à 10 ans de prison pour avoir tiré sur un immeuble résidentiel

Un tribunal ukrainien a condamné à 10 ans de prison un tankiste russe accusé d’avoir tiré sur un immeuble résidentiel, ont annoncé lundi les services ukrainiens de sécurité (SBU). Le sergent Mikhaïl Koulikov, fait prisonnier au début de l’invasion russe de l’Ukraine, a été reconnu coupables de « violation des lois et coutumes de la guerre » par un tribunal de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine.

Selon le SBU, « il a été établi que le tankiste russe avait franchi le 24 février la frontière de l’Ukraine depuis la Biélorussie » puis, avançant en direction de cette capitale régionale durement touchée par les combats, « bombardé des localités ». « Le 26 février, suivant l’ordre de son commandant, il a notamment tiré sur un immeuble résidentiel de 11 étages abritant des civils. Plusieurs appartements ont été détruits », poursuit le SBU, selon qui son char avait été intercepté peu après et le sergent Koulikov capturé.

15h55 : La Finlande sur le pont pour former des soldats ukrainiens au Royaume-Uni

 

15h41 : La Russie piétine dans l’Est

A Donetsk, une des deux régions du bassin houiller du Donbass, où se concentrent les efforts russes, et dont le président ukrainien a ordonné le 30 juillet l’évacuation de la population, l’état-major ukrainien a affirmé dimanche avoir repoussé un assaut près de Virnopillia et fait état de plusieurs replis russes, notamment près des villes de Sloviansk, Bakhmout et Avdiïvka.

« La zone d’engagement dans le Donbass semble avoir diminué significativement au cours des deux dernières semaines. L’extrémité nord du saillant du Donbass (Siversk-Sloviansk) semble devenue très calme », observait dimanche Phillips O’Brien. « Ce qu’il reste d’action offensive russe est concentré sur Bakhmout et une poussée à partir de la ville de Donetsk », précisait-il.

15h28 : Avis de réduction de gaz en vue

Face aux réductions drastiques de livraisons de gaz russe, l’accord conclu fin juillet par les Vingt-Sept pour réduire volontairement leur consommation entre en vigueur mardi, après sa publication au Journal officiel de l’UE lundi. Le texte prévoit que chaque État membre « mette tout en œuvre » pour diminuer, entre le 1er août 2022 et le 31 mars 2023, sa consommation de gaz d’au moins 15 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années sur la même période, via des « mesures de réduction volontaire ».

En cas de « risque de grave pénurie », le Conseil européen (organe représentant les États membres) pourra, sur proposition de la Commission, déclarer l’état d’alerte. Ce mécanisme rendra « contraignante » la réduction de 15 %, mais cet objectif sera adapté aux réalités de chaque État, notamment aux capacités d’exporter les quantités de gaz économisées aux pays dans le besoin, et prévoit donc une série de dérogations.

15h12 : Le Polarnet en Turquie

Le cargo turc Polarnet qui a quitté vendredi le port ukrainien de Tchornomorsk avec 12.000 tonnes de maïs, est arrivé comme prévu à destination après son inspection par le Centre de coordination conjointe (CCC) établi à Istanbul aux termes de l’accord international signé en juillet, a annoncé dans un communiqué le ministère ukrainien de l’Infrastructure.

« Cette première expérience réussie (…) nous permet d’être optimistes quant aux perspectives futures », a commenté le ministre ukrainien, Oleksandre Koubrakov, cité dans le communiqué et qui a remercié l’équipage du Polarnet pour avoir été un des premiers à tester ce mécanisme.

14h52 : Mais au fait, où est située la centrale de Zaporojie ?

Par ici (merci aux collègues du Monde pour cette belle infographie) : 


 

14h50 : L'Ukraine vit son 166e jour de guerre contre la Russie
14h41 : La région occupée de Zaporojie lance son référendum

Les autorités nommées par Moscou dans la région ukrainienne de Zaporojie, en partie occupée par l'armée russe, ont annoncé lundi lancer officiellement les préparatifs au référendum sur le rattachement de cette région à la Russie. «J'ai signé un ordre pour que la Commission électorale centrale commence à travailler à l'organisation d'un référendum sur le rattachement de la région de Zaporojie à la Russie», a déclaré Evguéni Balitski. Le chef de l'administration civile et militaire mise en place dans les territoires de cette région du sud contrôlée par les Russes a tenu ces propos lors d'un forum d'un mouvement pro-russe local baptisé Nous sommes ensemble avec la Russie à Melitopol, selon une vidéo publiée sur le compte officiel Telegram de Balitski.

L'annonce a été ovationnée par plus de 700 participants au forum.

14h28 : Le cycle de la vie

Ils semblent ne pas être à leur place, mais ils sont partout dans l'Est de l'Ukraine en guerre: les séniors faisant du vélo, pédalant sur de vieilles bicyclettes, refusant de se laisser aller au chaos ambiant.

Les frappes d'artillerie ont beau se faire entendre au loin et les véhicules blindés dévaler les rues, ces cyclistes refusent de fuir, projetant un semblant de normalité dans un paysage dévasté. Un reportage de l'AFP à lire ci-dessous :


 

14h24 : Mais où file le Razoni?

Le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février n’a pas accosté dimanche au Liban comme prévu. Le Razoni, cargo battant pavillon sierra-léonais, a quitté lundi le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, avec 26.000 tonnes de maïs. Mercredi, des experts turcs et russes ont inspecté le navire au large d’Istanbul, avant son arrivée qui était prévue, selon l’ambassade ukrainienne au Liban, dimanche à midi au port de Tripoli.
« Nous tenons à vous informer que l’arrivée prévue demain du navire Razoni a été reportée », a indiqué l’ambassade, qui avait invité la presse à assister à l’arrivée du bateau. Interrogée sur les raisons de ce report, elle a indiqué ne pas avoir « d’autres informations » pour le moment.


 

13h50 : Moscou et Kiev se renvoient la balle sur le bombardement de la centrale nucléaire

Les deux belligérants s’accusent mutuellement depuis vendredi de bombarder la plus grande centrale nucléaire d’Europe, Zaporojie, tenue par l’armée russe, située dans le sud de l’Ukraine, sans qu’aucune source indépendante ne puisse confirmer.

Le bombardement du site de Zaporojie « par les forces armées ukrainiennes » est « potentiellement extrêmement dangereux » et « pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour une vaste zone, y compris pour le territoire européen », a averti lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Il n’y a pas une seule nation au monde qui puisse se sentir en sécurité lorsqu’un Etat terroriste bombarde une centrale nucléaire », a réagi dans sa vidéo quotidienne dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

13h30 : L’Ukraine veut que la centrale nucléaire de Zaporojie soit une « zone démilitarisée »

Après le bombardement de cette centrale, le patron de l’agence nucléaire ukrainienne Energoatom a estimé que la présence de l’armée russe sur place « crée le plus grand danger pour l’avenir, un accident impliquant des radiations ou même une catastrophe nucléaire ».

Ce dernier demande de « faire sortir les occupants du territoire de la centrale et créer une zone démilitarisée ». « Il devrait y avoir une mission de gardiens de la paix qui inclurait aussi des experts de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et d’autres organisations de sécurité », a-t-il poursuivi, estimant

12h50 : De Toulouse à Kiev, l'Ukraine « mobilisée » d'Iryna Tuz

A 20 Minutes, Iryna Tuz, Ukrainienne vivant en France et présidente d’une association de solidarité internationale à Toulouse, raconte la confiance du peuple ukrainien, ces vies suspendues par la guerre et le soulagement d’avoir retrouvé ses proches sains et saufs après un long périple. 


 

12h34 : Des « conséquences catastrophiques » pour l’Europe

Le Kremlin a accusé les forces de Kiev d’être responsables du bombardement de la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine et d’Europe et mis en garde contre des « conséquences catastrophiques » pour l’Europe. Le bombardement du site de la centrale nucléaire de Zaporojie « par les forces armées ukrainiennes » est « potentiellement extrêmement dangereux » et « pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour une vaste zone, y compris pour le territoire européen », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Kiev accuse de son côté l’armée russe d’avoir frappé les installations de la centrale.

12h00 : Contre les « référendums » dans les territoires occupés du Sud

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, dimanche soir, profité de sa traditionnelle allocution pour mettre en garde les Russes contre l’organisation de « référendums » dans les territoires occupés du sud de son pays en vue de leur annexion, les prévenant que s’ils persistent dans cette voie, « ils se fermeront à eux-mêmes toute possibilité de négociations avec l’Ukraine et le monde libre, dont ils auront certainement besoin à un moment donné ».


Et sur Twitter, son conseiller a jugé que « chaque nouvelle étape vers un pseudo-référendum dans les territoires occupés doit avoir pour conséquence l'envoi d'armes supplémentaires » pour l'Ukraine. Pour lui, la Russie « teste la capacité du monde à « accepter » l'annexion et elle ne voit aucune résistance ». 

11h38 : « Une situation très difficile dans le Donbass »

« Nous avons toujours une situation très difficile dans le Donbass (est), dans la région de Kharkiv et dans le sud, où les occupants tentent de concentrer leurs forces », a reconnu le président Zelensky.

 

11h37 : Les regrets d'Amnesty international

L'ONG Amnesty international a affirmé dimanche regretter la « colère » déclenchée à Kiev par un de ses rapports dans lequel elle reproche aux militaires ukrainiens de mettre en danger des civils, mais elle a maintenu une fois de plus ses conclusions.

11h30 : Nouveaux bombardements à Kharkiv

Selon Oleg Sinegoubov, gouverneur de la région de Kharkiv, au moins une personne est morte dans les bombardements qui touchent Kharkiv ce lundi matin.

11h17 : En Finlande, un nombre record de réfugiés

La Finlande a enregistré un nombre record de demandeurs d’asile après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, dépassant le record de 2015 pendant la crise migratoire, ont déclaré lundi les autorités finlandaises. « Le 4 août, les personnes fuyant l’Ukraine à cause de l’attaque militaire de la Russie ont soumis 35.074 demandes pour une protection temporaire », a déclaré le Service de l’immigration finlandaise dans un communiqué.

Plus de 37.000 personnes sont actuellement enregistrées dans le système d’accueil, « un nombre jamais atteint ». Le précédent record dans le pays nordique était de 32.000, pendant la crise migratoire de 2015.

11h12 : La semaine de conflit en infographies

De nouveaux navires marchands chargés de céréales ont quitté en fin de semaine dernière les ports ukrainiens de la mer Noire, entamant une série de rotations régulières pour ravitailler les marchés agricoles. Ce blé qui prend le large clôt sur une note d’espoir une semaine tiède sur le front de la diplomatie et du terrain.

Alors que les présidents Vladimir Poutine et Emmanuel Macron​ n’ont pas eu d’entretien téléphonique depuis deux mois car la France est un pays « inamical », le président turc Erdogan se trouvait ce vendredi à Sotchi pour parler guerre et paix avec le numéro un du Kremlin. Une paix qui n’est ne semble pas près d’être annoncée, puisque les forces russes ont continué cette semaine de s’acharner sur le sud et l’est de l’Ukraine tentant avec force missiles de contrecarrer l’offensive de Kiev…

Voici un point en quatre infographies sur cette nouvelle semaine de guerre en Ukraine, se terminant ce vendredi, 163e jour de conflit.


 

10h45 : Les céréales prennent la mer

Dans le cadre des rotations régulières pour ravitailler les marchés agricoles entamées cette semaine, en vertu d’accords récemment signés à Istanbul par les belligérants, quatre navires supplémentaires chargés de céréales ont quitté dimanche le sud de l’Ukraine. Ce convoi, le deuxième depuis vendredi, est parti « des ports d’Odessa et de Tchornomorsk », avec « environ 170.000 tonnes de marchandises liées à l’agriculture », a précisé le ministère ukrainien des Infrastructures.

Le blocage de millions de tonnes de céréales du fait de la guerre a provoqué une envolée des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres et suscité la crainte d’une crise alimentaire mondiale.

10h33 : Le site d’une centrale nucléaire à nouveau bombardé

Le site de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d’Europe, a été bombardé pour la deuxième fois en un peu plus de 24 heures ce week-end.

Comme après les précédents bombardements de vendredi sur ces installations situées dans le sud de l’Ukraine et tombées début mars aux mains des soldats russes, les deux belligérants se sont mutuellement accusés dimanche de les avoir attaquées.

« Il n’y a pas une seule nation au monde qui puisse se sentir en sécurité lorsqu’un Etat terroriste bombarde une centrale nucléaire », a réagi dans sa vidéo quotidienne le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

 

10h07 : Le pont stratégique de Kherson visé par de nouvelles frappes de l’Ukraine

Les forces ukrainiennes ont de nouveau frappé dans la nuit de dimanche à lundi un important pont de Kherson, ville du sud du pays occupée par les troupes russes, ont annoncé les autorités de Kiev. « Quelle nuit pour les occupants dans la région de Kherson. Des frappes dans la zone du pont Antonovski », a affirmé sur Facebook un député régional, Serguiï Khlan. 

Le pont Antonovski, en banlieue de Kherson, est stratégique et vital pour le ravitaillement car il est le seul reliant la ville à la rive sud du Dniepr et au reste de la région de Kherson. Il avait déjà été visé et partiellement détruit le 27 juillet, forçant l’armée russe à repenser ses chaînes logistiques. De quoi inspirer visiblement le community manager du compte Twitter officiel du pays. 


 

10h00 : La Grande-Bretagne soupçonne la Russie d’utiliser des mines antipersonnel

Selon le ministère de la Défense britannique, l’armée de Vladimir Poutine aurait déployé ces engins le long de la ligne de front dans le Donbass, à Donetsk et Kramatorsk.


 

7h59 : Marina Ovsiannikova jugée pour « discréditation de l’armée »

Les ennuis judiciaires se poursuivent pour la présentatrice. Le 14 mars dernier, elle avait interrompu en direct le journal de la première chaîne russe où elle travaillait, en brandissant une pancarte contre l’offensive lancée par Vladimir Poutine. Un geste qui a fait le tour du monde et changé sa vie. Cinq mois après, la jeune femme doit être jugée à Moscou pour « discréditation » de l’armée. Mais ce n’est pas son premier passage devant un tribunal. Le 28 juillet dernier, la justice russe l’a déjà condamné à une amende de 50.000 roubles (800 euros) pour des faits similaires.

Il lui était reproché d’avoir dit que l’opération en Ukraine était un « crime » en s’adressant à des journalistes, le 13 juillet, à l’occasion d’une audience concernant un opposant emprisonné, Ilia Iachine. Quatre jours plus tard, la journaliste de 44 ans avait été brièvement interpellée dans la région de Moscou.

7h55 : L’actrice américaine Jessica Chastain s’est rendue à Kiev

C’était l’une des images symboliques du week-end. L’actrice Jessica Chastain a rencontré dimanche Volodymyr Zelensky, qui l’a remerciée de son « soutien ». Après son échange avec le président ukrainien, la star américaine a été reçue à l’hôpital pour enfants Okhmatdet de Kiev.


 

7h31 : Toute attaque contre des centrales nucléaires est « suicidaire » fustige Antonio Guterres

En déplacement à Tokyo, le secrétaire général de l’ONU a par ailleurs appelé à l’arrêt des opérations militaires autour du site ukrainien de Zaporojie, visé à plusieurs reprises ces derniers jours, afin que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) puisse y accéder.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit.