Violences à Gaza: Israël accepte une trêve proposée par l'Egypte après des jours d'échanges de tirs meurtriers

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN Le Caire attend désormais la réponse des Palestiniens

R.L.D. avec AFP
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Un immeuble en feu après le bombardement de la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 7 août.
Un immeuble en feu après le bombardement de la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 7 août. — SAID KHATIB / AFP

Après les derniers échanges de tirs meurtriers qui ont causé la vie de 31 Palestiniens dont six enfants, Israël a accepté une trêve proposée par l’Egypte dans la bande de Gaza, a indiqué une source au sein des services de sécurité égyptiens à l’AFP, précisant que Le Caire​ attendait désormais la réponse palestinienne.

« L’Egypte s’attelle depuis 48 heures » à obtenir une trêve « entre les deux parties », a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

Le Jihad islamique confirme les négociations

« La partie israélienne a accepté la trêve », a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat, sans donner de détail sur le calendrier de cette trêve alors que se poursuit la plus grave confrontation entre le Jihad islamique et Israël depuis une guerre éclair l’an dernier. Le puissant Jihad islamique, implanté dans l’enclave palestinienne de Gaza, a confirmé des « négociations en cours au plus haut niveau en vue d’une trêve ». Il n’a pas indiqué s’il l’acceptait ou pas mais averti que « la résistance ne s’arrêtera pas si l’agression et les crimes de l’occupation ne cessent pas ».

Ce dimanche, pour la première fois depuis le début des hostilités, le Jihad islamique a affirmé avoir tiré des roquettes en direction de Jérusalem. Mais comme 97 % des 585 roquettes lancées depuis Gaza selon l’armée israélienne, elles ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien.

Les tirs ont repris depuis vendredi

Les frappes israéliennes ont continué sur la bande de Gaza, notamment sur la ville de Rafah dans le sud de ce territoire sous contrôle du groupe islamiste armé Hamas et sous blocus israélien depuis plus de 15 ans. L’armée israélienne a affirmé avoir lancé vendredi, une « attaque préventive » contre le Jihad islamique, tuant plusieurs de ses combattants et « neutralisant » ses principaux chefs militaires à Gaza, Tayssir Al-Jabari et Khaled Mansour.

Leur mort a été confirmée par le Jihad islamique, considéré comme « terroriste » par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Des explosions entendues à Jérusalem ce dimanche

Dimanche matin, des sirènes ont retenti dans le secteur de Jérusalem, alertant sur des tirs de roquettes, interceptées selon l’armée israélienne. Des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions au loin.

Au moment des tirs, des centaines d’Israéliens avaient commencé à se rassembler dans la Vieille ville à Jérusalem-Est à l’occasion d’une fête juive. Des nationalistes juifs se sont rendus sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam mais aussi site le plus sacré du judaïsme appelé Mont du Temple. Jérusalem-Est est occupée et annexée par Israël.