Guerre en Ukraine : Arrivée d’un premier cargo pour charger des céréales à Tchernomorsk

CONFLIT Retrouvez toutes les informations sur le conflit en ce samedi 6 août

X.R.
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Le premier cargo pour charger des céréales est arrivé à Tchernomorsk, en Ukraine. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Le premier cargo pour charger des céréales est arrivé à Tchernomorsk, en Ukraine. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — SICCOLI PATRICK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Trois nouveaux cargos chargés de maïs ont quitté l’Ukraine, a annoncé la Turquie. Ils sont destinés à l’Irlande, l’Angleterre et la Turquie.
  • La situation était confuse vendredi soir concernant la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous occupation russe depuis début mars, Kiev et Moscou se rejetant la responsabilité de frappes sur le site.
  • Dans un rapport, Amnesty International a indiqué que l’armée ukrainienne mettait en danger les civils en installant des bases dans des écoles et des hôpitaux, suscitant la colère de Kiev.

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22h30 : Ce live est désormais fermé. Merci de l'avoir suivi.
21h52 : Arrivée d’un premier cargo pour charger des céréales à TchernomorskUn cargo est arrivé samedi au port ukrainien de Tchernomorsk (sud) sur la mer Noire, pour y charger des céréales pour la première fois depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février, ont annoncé les autorités ukrainiennes. « Aujourd’hui, pour la première fois depuis l’invasion russe, le vraquier Fulmar S, battant pavillon de la Barbade, est arrivé au port de Tchernomorsk pour chargement », a déclaré le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandr Kubrakov sur Facebook, remerciant les Nations unies et la Turquie pour leur aide pour ce « couloir des céréales » en mer Noire « devenu opérationnel à l’entrée et à la sortie des ports ukrainiens ».
20h10 : Le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine n’accostera pas au Liban dimanche

Le navire transportant le premier chargement de céréales exporté par l’Ukraine depuis l’invasion russe du 24 février n’accostera pas dimanche au Liban comme prévu, a indiqué samedi l’ambassade ukrainienne dans ce pays. Le Razoni, cargo battant pavillon sierra-léonais, a quitté lundi le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, avec 26.000 tonnes de maïs, après la signature par l’Ukraine et la Russie de deux accords séparés, via une médiation de la Turquie et sous l’égide des Nations unies. Mercredi, des experts turcs et russes ont inspecté le navire au large d’Istanbul, avant son arrivée qui était prévue, selon l’ambassade ukrainienne au Liban, dimanche à 10 heures au port de Tripoli, dans le nord du Liban. « Nous tenons à vous informer que l’arrivée prévue demain du navire Razoni a été reportée », a indiqué l’ambassade ukrainienne au Liban dans un message reçu par l’AFP. Interrogée sur les raisons de ce report, l’ambassade a indiqué ne pas avoir « d’autres informations » pour le moment. Selon une source officielle proche du dossier, le navire n’accostera probablement pas au Liban s’il arrive à vendre sa cargaison à un marchand dans un autre pays.

20h10 : Le premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine n'accostera pas au Liban dimanche
16h17 : Un fonctionnaire de l’occupation russe blessé dans un attentat

Un fonctionnaire de l’administration d’occupation russe dans la région méridionale ukrainienne de Kherson a été blessé dans un attentat, ont annoncé samedi les autorités locales mises en place par Moscou. Cité par l’agence de presse russe TASS, un porte-parole anonyme de cette administration a déclaré que l’attaque avait visé Vitali Gour, le chef adjoint du district de Nova Kakhovka. « Vitali Gour a été victime d’un attentat à son domicile. Il est à l’hôpital avec de multiples blessures par balles, son état est grave », a poursuivi cette source, sans plus de précisions.

14h49 : Erdogan confirme que la Turquie paiera le gaz russe en roubles

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé que les livraisons de gaz russe à la Turquie seront payées en roubles, ont rapporté samedi les médias turcs. « Un aspect positif de notre visite à Sotchi est notre d’accord avec Vladimir Poutine sur le rouble. Si Dieu le permet, nos échanges en roubles assureront des bénéfices à la Turquie et à la Russie », a affirmé le chef de l’Etat turc aux journalistes à bord de son vol de retour de Sotchi (Russie), sur les rives de la mer Noire, où il a rencontré vendredi le président russe Vladimir Poutine. Les deux présidents se sont mis d’accord pour que les livraisons du gaz russe à la Turquie soient « partiellement payées en roubles », avait annoncé vendredi soir le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak.

14h28 : L’UE dénonce la « violation irresponsable » de la sécurité nucléaire par Moscou

« L’UE condamne les activités militaires de la Russie autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Il s’agit d’une violation grave et irresponsable des règles de sécurité nucléaire et d’un nouvel exemple du mépris de la Russie pour les normes internationales », dénonce le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un message sur son compte Twitter.


 

14h04 : Arrêt d’un réacteur à la centrale nucléaire de Zaporijjia

L’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, sous le contrôle des forces russes, a été arrêté, a annoncé samedi la compagnie ukrainienne de l’énergie atomique, après des frappes dont Kiev et Moscou s’accusent mutuellement. « A la suite de l’attaque de la centrale nucléaire de Zaporijjia, le système de protection d’urgence s’est déclenché sur l’un des trois réacteurs en état de marche, qui s’est éteint », a annoncé Energoatom dans un message sur Telegram.

Selon cette source, les bombardements ont « gravement endommagé » une station renfermant de l’azote et de l’oxygène et un « bâtiment auxiliaire ». « Il existe toujours des risques de fuite d’hydrogène et de substances radioactives, et le risque d’incendie est également élevé », a-t-elle dit. « Le bombardement (…) a causé un risque sérieux pour le fonctionnement en toute sécurité de la centrale », a poursuivi Energoatom, indiquant toutefois qu’elle continue de produire de l’électricité et que le personnel ukrainien continue d’y travailler.

13h03 : La secrétaire générale d’Amnesty International « désolée » d’apprendre la démission de sa responsable en Ukraine

La secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, s’est déclarée « désolée » d’apprendre la démission d’Oksana Pokaltchouk, mais ajouté qu’elle « respectait sa décision ». « Oksana a été un membre apprécié du personnel d’Amnesty International et a dirigé son bureau en Ukraine depuis sept ans, avec de nombreux succès en matière de droits humains », a-t-elle souligné samedi.

12h20 : Dans le Donbass, les séniors défient les bombes à vélo

Ils semblent ne pas être à leur place, mais ils sont partout dans l’Est de l’Ukraine en guerre : les séniors faisant du vélo, pédalant sur de vieilles bicyclettes, refusant de se laisser aller au chaos ambiant. Les frappes d’artillerie ont beau se faire entendre au loin et les véhicules blindés dévaler les rues, ces cyclistes refusent de fuir, projetant un semblant de normalité dans un paysage dévasté.

« Je n’ai pas de voiture à conduire, mais j’ai quand même besoin de me déplacer », lâche Oleksandre, un mineur à la retraite de 60 ans, s’accrochant au guidon de son vélo visiblement dépourvu de freins. « Bien sûr que je ressens le danger », finit-il par admettre : « Mais si on me tire dessus, qui s’en souciera ? ». Le stoïcisme semble être la philosophie prédominante chez les cyclistes du Donbass, endurcis par huit ans de conflit avec les séparatistes soutenus par Moscou. « Le cyclisme, c’est bon pour la santé, alors que la conduite, c’est stressant », explique Volodymyr, 74 ans, en récoltant de l’herbe au bord de la route pour nourrir ses canards et ses poulets à la maison.

11h51 : Au moins 361 enfants ukrainiens tués depuis le début de la guerre

Selon le bureau du procureur général ukrainien, au moins 361 enfants ont été tués depuis le début de la guerre, et 702 blessés. Le nombre réel serait bien plus élevé, puisque ce bilan n’inclut pas les territoires sous contrôle russe, comme Zaporojjia ou Marioupol.


 

10h43 : La guerre « sur le point d’entrer dans une nouvelle phase » selon Londres

Le ministère britannique de la Défense a indiqué que « la guerre de la Russie contre l’Ukraine est sur le point d’entrer dans une nouvelle phase, les combats les plus violents se déplaçant » sur une ligne allant de Zaporojjia à Kherson. « Les forces ukrainiennes concentrent leur ciblage sur les ponts, les dépôts de munitions et les liaisons ferroviaires avec une fréquence croissante dans les régions du sud de l’Ukraine », en particulier les infrastructures reliant la Crimée à Kherson, ajoute le ministère. Kiev cherche ainsi à « tenter d’affecter la capacité de la Russie à se réapprovisionner logistiquement », estime Londres.

10h22 : Le général Zaloujny, chef de l’armée ukrainienne, nouvelle icône de la résistance

Ils l’appellent le « général de fer ». Inconnu du grand public il y a un an, le général Valery Zaloujny a reçu des milliers de messages d’amour à l’occasion de son anniversaire au mois de juillet. Qui est ce militaire qui a su redonner la confiance au peuple ukrainien ? On vous a préparé un petit portrait.


 

10h07 : 42.000 soldats russes « liquidés » ?

Selon le dernier bilan ukrainien, près de 42.000 soldats russes ont été « liquidés » depuis le début de la guerre. L’armée ukrainienne aurait également détruit 1.800 tanks, 223 avions de chasse ou encore 15 navires.


 

9h54 : La Russie doit « porter la responsabilité » pour la « terreur » à la centrale nucléaire de Zaporijjia selon Zelensky

« Aujourd’hui, les occupants ont créé une autre situation extrêmement risquée pour toute l’Europe : ils ont frappé à deux reprises la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande de notre continent », a déclaré Volodymyr Zelensky dans son adresse vidéo quotidienne vendredi. « Tout bombardement de ce site est un crime éhonté, un acte de terreur. La Russie doit porter la responsabilité du fait même de créer une menace pour une centrale nucléaire », a-t-il poursuivi.

9h43 : La responsable d’Amnesty en Ukraine démissionne, après le rapport critiqué par Kiev

La responsable d’Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokaltchouk, a annoncé sa démission à la suite du rapport de l’ONG reprochant aux forces armées ukrainiennes de mettre en danger des civils, qui a provoqué la colère de Kiev. « Si vous ne vivez pas dans un pays envahi par des occupants qui le morcellent, vous ne comprenez probablement pas ce que c’est de condamner une armée de défenseurs », défend-elle. Elle a indiqué avoir tenté de convaincre la direction d’Amnesty International que le rapport était partiel et ne prenait pas en compte le point de vue du ministère ukrainien de la Défense.

Amnesty avait affirmé vendredi assumer pleinement son rapport reprochant à l’armée ukrainienne de mettre en danger des civils dans sa résistance à l’invasion russe en installant des infrastructures militaires dans des zones habitées. La publication la veille du document avait suscité l’ire de Kiev. Le président Volodymyr Zelensky était allé jusqu’à accuser l’ONG de « tenter d’amnistier l’Etat terroriste » russe, en mettant « la victime et l’agresseur d’une certaine manière sur un pied d’égalité ».

9h31 : L’UEFA inflige 50.000 euros d’amende à Fenerbahce après des chants pro-Poutine

L’Union européenne de football a infligé vendredi une amende de 50.000 euros au club turc de Fenerbahçe pour sanctionner les slogans chantés par une partie de ses supporters en faveur du président russe Vladimir Poutine lors d’un match contre les Ukrainiens du Dynamo Kiev le 27 juillet dernier à Istanbul.

L’UEFA a par ailleurs imposé une fermeture partielle du stade du club turc, avec la condamnation d’au moins 5.000 places, lors de son prochain match européen à domicile. L’instance européenne précise dans un communiqué que ces mesures ont été décidées en réponse aux « jets d’objets et à la transmission d’un message provocateur à caractère offensant, à savoir des chants illicites ».

9h14 : A Hiroshima, le chef de l’ONU dit que l’humanité « joue avec un pistolet chargé »

L’humanité « joue avec un pistolet chargé » dans le contexte des crises actuelles à connotation nucléaire, a averti le secrétaire général de l’ONU à Hiroshima à l’occasion du 77e anniversaire samedi du bombardement atomique américain sur le Japon. Lors d’une cérémonie annuelle organisée dans la ville japonaise en hommage aux victimes du bombardement de 1945, Antonio Guterres a lancé un vibrant appel aux dirigeants du monde pour qu’ils retirent les armes nucléaires de leurs arsenaux.

Il y a 77 ans, « des dizaines de milliers de personnes ont été tuées d’un coup dans cette ville. Des femmes, des enfants et des hommes ont été incinérés dans un feu infernal », a-t-il dit. Aujourd’hui, « des crises à forte connotation nucléaire se propagent rapidement, du Moyen-Orient à la péninsule coréenne en passant par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’humanité joue avec un pistolet chargé », a affirmé Antonio Guterres, réitérant les avertissements qu’il avait lancés cette semaine lors d’une conférence des pays signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à New York.

9h02 : Couvre-feu à Mykolaïv après une frappe russe

Vendredi, les Russes ont une fois de plus bombardé Mykolaïv, une ville située non loin du front sud. Bilan : 22 blessés, dont un adolescent de 13 ans, et de nombreuses habitations endommagées, a dit son maire, Oleksandr Senkevitch.

Un couvre-feu a été instauré dans cette cité jusqu’à lundi matin afin de neutraliser les « collaborateurs » des Russes, a fait savoir le gouverneur de la région Vitali Kim. Les forces ukrainiennes mènent actuellement une contre-offensive dans le sud, où elles affirment avoir repris plus de 50 villages tombés aux mains des soldats russes.

8h40 : L’actu en cartes

Pour mieux comprendre les évolutions de la guerre et ses enjeux, 20 Minutes vous propose chaque semaine de faire le point en quatre infographies.

 

8h30 : Retour sur les évènements de la veille

Si vous avez manqué notre live d’hier, vous pouvez tout rattraper juste ici.

Pour aller plus vite, on vous propose aussi notre récap' du soir.

 

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur ce live !

20 Minutes continue sa couverture de la guerre en Ukraine, d’où sont partis trois nouveaux cargos chargés de céréales, conformément à l’accord chapeauté par la Turquie. Le président turc, justement, a rencontré Vladimir Poutine, alors que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de « terrorisme » après des frappes sur la centrale nucléaire de Zaporijjia.