A Londres, des étudiants de l’Imperial College protestent contre l’installation d’un statue à la forme phallique

ART L’œuvre, intitulée « Alert », est censée représenter une forme humaine accroupie mais certains ne voient pas la même chose

20 Minutes avec agences
L'Imperial College de Londres.
L'Imperial College de Londres. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Ils lui reprochent son caractère « phallique ». Des étudiants de l’Imperial College de Londres ( Royaume-Uni) ont protesté contre l’installation d’une statue du sculpteur Anthony Gormley sur le campus.

Composée d’un assemblage de rectangles en acier, cette œuvre de six mètres de haut intitulée « Alert » est censée représenter une forme humaine accroupie et évoquer la communauté scientifique. La statue, qui a été offerte à l’établissement par l’un de ses anciens étudiants, doit être installée cet été, selon le site Internet de l’Imperial College.



« Inappropriée pour une exposition au grand public »

Mais plutôt que des jambes pliées, « nombreux sont ceux » qui voient à la place un « phallus » de trois mètres de long. Dans une motion, le syndicat des étudiants du prestigieux établissement estime que les élèves auraient dû être consultés, et souligne que le nom « Alert » peut « aussi être compris comme se référant au phallus de la statue en érection ». « Il n’y a rien de mal à l’imagerie phallique dans l’art », admet la motion, considérant néanmoins que « l’interprétation phallique » pourrait être considérée comme « inappropriée pour une exposition au grand public ».

Par ailleurs, le texte souligne le risque d’exclusion inhérente liée à l’interprétation phallique de l’œuvre, alors que seulement 41,8 % des étudiants à plein temps de l’établissement étaient des femmes lors de l’année 2020-2021. Selon le Guardian, un porte-parole de l’Imperial College a fait valoir qu'« Antony Gormley est l’un des plus grands artistes en vie au monde et nous sommes reconnaissants de nous voir offrir l’une de ses sculptures emblématiques ».