Crash du vol AF 447: Des «restes de corps» et des débris repêchés au large du Brésil

RECHERCHES En France, le BEA déplore que son médecin ne soit pas autorisé à participer aux autopsies...

J.M. avec agence
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Sièges, masques à oxygène, mais également des pans entiers de la carcasse de l'avion ont été repêchés.
Sièges, masques à oxygène, mais également des pans entiers de la carcasse de l'avion ont été repêchés. — BRAZIL AIR FORCE / REUTERS

Des restes de corps des victimes du vol AF 447 Rio-Paris ont été repêchés au large des côtes brésiliennes, ainsi que de nombreux débris de l'Airbus et des bagages, a indiqué, dans la nuit de mercredi à jeudi, un porte-parole militaire.


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«Quand nous n'avons pas de précisions, nous employons l'expression "restes de corps" et c'est la police fédérale qui dira s'il s'agit d'un corps» entier ou non, a précisé le lieutenant-colonel Henry Munhoz, lors de son point de presse quotidien.


Ces restes et débris ont été recueillis par le navire amphibie Mistral de la Marine française à quelque 950 km de l'Archipel de Fernando de Noronha et à 1.450 km de Recife. Par ailleurs, la corvette brésilienne Caboclo, chargée «d'une importante quantité de débris et bagages» arrivera vendredi à Recife d'où sont dirigées les opérations de recherches.


La France pas autorisée à participer aux autopsies


Les autopsies sont effectuées à l'Institut médico-légal (IML) de Recife. Quarante-neuf corps sont déjà à l'IML. A Paris, Paul-Louis Arslanian, directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), a d'ailleurs regretté mercredi que le médecin enquêteur français «n'a pas été autorisé à participer aux autopsies».


Pour l'heure, les enquêteurs se refusent à évoquer des scénarios possibles. Paul-Louis Arslanian a mis en garde «tout ceux qui bâtissent des explications et des scénarios et qui, en se trompant, risquent d'augmenter la confusion», et a rappelé que «la règle internationale était que ceux qui mènent l'enquête communiquent».