Airbnb : La location d’une cabane réservée aux esclaves dans le Mississippi suscite l’indignation

POLEMIQUE Le propriétaire actuel a affirmé ne pas être au courant de l’annonce de location

20 Minutes avec agence
Le logo de la plateforme Airbnb.
Le logo de la plateforme Airbnb. — Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA

La propriété de Belmont Plantation, dans le Mississippi (États-Unis), a suscité un tollé à cause d’une annonce de location de vacances postée sur Airbnb, rapporte Fortune ce mercredi. L’auteur de l’annonce proposait aux vacanciers de séjourner dans une cabane, où étaient autrefois relégués les esclaves de la plantation, aux alentours de 1830.

Plusieurs personnes ont séjourné dans cette location Airbnb, la jugeant d’après leurs commentaires « cool », « élégante » et « délicieuse ».

« Comment est-ce acceptable ? »

L’avocat Wynton Yates, lui, n’était pas du tout de cet avis. « Comment est-ce acceptable dans l’esprit de quelqu’un de louer un endroit où des êtres humains ont été gardés comme esclaves, de louer cela comme une chambre d’hôtes ? », s’est-il insurgé dans une vidéo. Avant d’ironiser : « Peut-être que vous pensez que cela donnera aux gens un aperçu de la façon dont les esclaves devaient vivre – pas du tout… »

Et pour cause, la location dispose de l’eau courante, de l’électricité, d’une grande baignoire et d’une décoration agréable.

Des excuses publiques d’Airbnb

Le plaidoyer de l’avocat Wynton Yates, exigeant que l’annonce soit retirée du site Internet Airbnb, a trouvé écho chez de nombreux internautes. Devant la vague de protestations, l’entreprise de location de vacances chez les particuliers a déclaré sa suppression immédiate. « Nous nous excusons pour tout traumatisme ou chagrin créé par la présence de cette annonce, a déclaré publiquement le porte-parole de Airbnb. Nous travaillons avec des experts pour développer de nouvelles politiques, qui traitent des propriétés associées à l'esclavage ».

Quant au propriétaire actuel de Belmont Plantation, présent depuis trois semaines, il a assuré n’être pas au courant de la présence de cette annonce en ligne et l’a imputée au précédent occupant des lieux.