Guerre en Ukraine : L’Union Européenne veut « doubler » ses importations de gaz d’Azerbaïdjan pour s’affranchir des Russes

ERNERGIE « L’UE se tourne vers des fournisseurs d’énergie plus fiables »

20 Minutes avec AFP
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Construction du controversé Nord Stream 2 qui devait fournir l'UE en gaz russe. (PHOTO D'ILLUSTRATION)
Construction du controversé Nord Stream 2 qui devait fournir l'UE en gaz russe. (PHOTO D'ILLUSTRATION) — EyePress News/Shutterstock/SIPA

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé lundi un accord avec l’Azerbaïdjan pour doubler « en quelques années » les importations de gaz de l’UE depuis cette ancienne république soviétique du Caucase, où elle effectue un déplacement.

Bruxelles cherche à diversifier les approvisionnements européens pour s’affranchir des approvisionnements russes dont l’Europe est très dépendante. Moscou a déjà commencé à fermer le robinet et les Européens craignent une rupture totale des livraisons en réaction aux sanctions prises contre l' invasion de l'Ukraine.

Des fournisseurs plus fiables

« L’UE se tourne vers des fournisseurs d’énergie plus fiables. Je suis aujourd’hui en Azerbaïdjan pour signer un nouvel accord. Notre objectif : doubler les livraisons de gaz de l’Azerbaïdjan à l’UE en quelques années. (Ce pays) sera un partenaire essentiel pour notre sécurité d’approvisionnement et sur la voie de la neutralité climatique », a déclaré Von der Leyen dans un message sur Twitter.

L’an dernier, l’Azerbaïdjan a fourni quelque 8 milliards de mètres cubes de gaz naturel à l’Europe via des pipelines passant par la Géorgie et la Turquie.

Couper avec les Russes

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait annoncé la semaine dernière qu’un « document important sur la sécurité énergétique » serait signé avec l’Union européenne. En mai, les dirigeants de l’UE avaient approuvé un arrêt de l’essentiel des importations de pétrole russe d’ici à la fin de l’année, dans le cadre des sanctions contre Moscou.

Mais ils ont soigneusement évité de prendre des sanctions pouvant affecter leurs importations de gaz russe qui se sont élevées l’an dernier à 155 milliards de mètres cube, soit près de 40 % de leurs besoins.