Guerre en Ukraine : Gazprom, véritable maintenance technique ou réel chantage économique ?

RECAP' Ce lundi 11 juillet, « 20 Minutes » fait le point pour vous, comme tous les soirs, sur l’avancée du conflit en Ukraine

20 Minutes avec AFP
Le géant gazier russe Gazprom a fait des propositions à la Commission dans le but d'atteindre un accord à l'amiable avec l'Union européenne qui l'accuse d'abus de position dominante
Le géant gazier russe Gazprom a fait des propositions à la Commission dans le but d'atteindre un accord à l'amiable avec l'Union européenne qui l'accuse d'abus de position dominante — Eric Piermont AFP
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce lundi, la pression russe sur les fournisseurs européens de gaz se fait un peu plus sentir jusqu’à atteindre un point de non retour.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Gazprom a encore réduit d’un tiers supplémentaire ses livraisons de gaz à Eni, en fournissant lundi une quantité d’environ 21 millions de m3, a annoncé le groupe italien des hydrocarbures dans un communiqué.

La moyenne des derniers jours a été d’environ 32 millions de m3, précise Eni. Une partie du gaz livrée par le géant russe à l’Italie est transportée par Nord Stream 1, qui fait l’objet depuis lundi matin de travaux de maintenance.

La phrase

« Préparons-nous à la coupure totale du gaz russe, c’est l’option la plus probable. »

Le gouvernement a appelé dimanche à « se mettre rapidement en ordre de bataille » pour faire face à l’éventualité d’une coupure totale des approvisionnements en gaz russe, « option la plus probable » selon le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

« Préparons-nous à la coupure totale du gaz russe, c’est aujourd’hui l’option la plus probable. Ça suppose que nous accélérions notre indépendance énergétique », a plaidé lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence le numéro 2 du gouvernement français, qui veut profiter de l’été pour « se mettre en ordre de bataille » avant l’hiver.

Le chiffre

26. C’est le bilan humain de la frappe russe ayant touché dimanche un immeuble d’habitation à Tchassiv Yar, dans l’est de l’Ukraine, ont annoncé les secours ukrainiens.

« Au total, 26 personnes ont été retrouvées et extraites des décombres depuis le début des travaux, et neuf personnes ont été secourues », a indiqué sur Facebook  la branche locale du Service ukrainien des situations d’urgence.

La tendance du jour

L’Allemagne, et avec elle l’Europe, sont entrés ce lundi dans une période de grande incertitude sur la suite de leurs importations de gaz russe, déjà fortement réduites ces dernières semaines et qui pourraient bientôt se tarir complètement.

Le géant russe Gazprom a entamé dans la matinée les travaux de maintenance des deux gazoducs Nord Stream 1, qui acheminent une grande quantité de son gaz livré encore à l’Allemagne ainsi qu’à plusieurs autres pays de l’ouest de l’Europe.

Cet arrêt pour dix jours des deux tuyaux, annoncé de longue date, ne devait en théorie n’être qu’une formalité technique. Mais dans le contexte de la guerre en Ukraine et du bras de fer entre Moscou et les Occidentaux sur l’énergie, personne ne peut parier sur la suite.