Guerre en Ukraine : Les Etats-Unis vont envoyer des lance-roquettes et des obus de précision à Kiev

CONFLIT Retrouvez toutes les infos de ce vendredi 8 juillet 2022 sur le conflit

Cécile De Sèze
— 
Un artilleur ukrainien charge un lance-roquettes multiple BM-21 Grad près d'Izyum, au sud de Kharkiv, le 11 juin 2022 au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine.
Un artilleur ukrainien charge un lance-roquettes multiple BM-21 Grad près d'Izyum, au sud de Kharkiv, le 11 juin 2022 au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine. — Anatolii STEPANOV / AFP

L’ESSENTIEL

  • Vladimir Poutine a défié jeudi les Occidentaux, affirmant que la Russie n’avait « pas encore commencé les choses sérieuses » en Ukraine.
  • Sur le terrain, dans le bassin du Donbass où l’armée ukrainienne a ralenti avec acharnement la poussée russe ces dernières semaines, les frappes se sont intensifiées sur les villes encore aux mains des Ukrainiens. Les Russes affirment par ailleurs avoir pris il y a quelques jours le contrôle total de la province de Lougansk, l’une des deux formant le bassin minier. Les forces ukrainiennes démentent néamoins ces affirmations et accusent l’ennemi d’enrôler de force des habitants des villes de Severodonetsk et Lyssytchansk.
  • Dans la nuit de jeudi à mercredi s’est ouvert à Bali le sommet du G20. L’Indonésie a appelé à la fin de la guerre en Ukraine à l’ouverture d’une réunion des chefs de la diplomatie du groupe et devant le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

Ce live est maintenant terminé. Merci de l’avoir suivi avec nous.
20h30 : Rififi autour d’une turbine du gazoduc russe Nord Stream

L’Allemagne essaie de convaincre le Canada de lui restituer une turbine destinée au gazoduc russe Nord Stream. Cette turbine est actuellement en maintenance dans des ateliers du groupe allemand Siemens au Canada. Cela lui permettrait d’atténuer la crise énergétique avec la Russie, car le Kremlin a assuré que « si la turbine revenait après sa réparation, cela permettrait d’augmenter les volumes » livrés via Nord Stream.

Sauf que l’Ukraine reproche à Berlin de « se soumettre au chantage du Kremlin ». « Nous demandons au Canada de ne pas remettre la turbine de Gazprom à l’Allemagne, mais à l’Ukraine », a écrit jeudi sur sa page Facebook Serguiï Makogon, patron de l’opérateur de transport de gaz OGTSU. Selon lui, les gazoducs ukrainiens sont capables de transporter un volume suffisant de gaz vers l’Allemagne pour compenser la baisse des livraisons russes.

20h14 : Les Etats-Unis annoncent une nouvelle aide militaire à Kiev

Cette aide, d’un montant de 400 millions de dollars, comprend quatre systèmes de lance-roquettes multiple Himars et des munitions, qui ont déjà permis aux forces ukrainiennes d’attaquer des cibles -- comme des dépôts de munitions -- avec des missiles tirés hors de portée de l’artillerie russe, a précisé un haut responsable du Pentagone.

Le lot d’aide inclut également un millier d’obus de 155 mm pour des pièces d’artillerie fournies par les alliés occidentaux de Kiev.

19h45 : Le Canada sanctionne le chef de l’Eglise orthodoxe russe

Dans le cadre d’une nouvelle salve de mesures en réponse à l’invasion de l’Ukraine visant « les agents de désinformation et de propagande russes », le Canada a sanctionné le patriarche Kirill.

Une mesure rapidement dénoncée par Moscou, par le biais de la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova selon qui « les sanctions contre le patriarche n’ont pu être introduites que par des satanistes ».

19h25 : Moscou met son veto à l’ONU concernant une aide à la Syrie

Il s’agit d’un projet de résolution de la Norvège et de l’Irlande prolongeant d’un an l’autorisation d’aide humanitaire transfrontalière à la Syrie sans l’aval de Damas. Cette autorisation est en vigueur depuis 2014 et vient en aide via le point de passage de Bab al-Hawa à la frontière syro-turque à plus de 2,4 millions de personnes dans la région d’Idleb (nord-ouest) sous contrôle de groupes djihadistes et des rebelles.

Moscou n’accepte qu’une extension de six mois.

19h20 : Rendre justice aux victimes de la guerre devient « impératif », selon la Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe

« L’attaque de la Fédération de Russie a donné lieu à des violations graves et massives des droits humains et du droit international humanitaire, avec des effets désastreux sur l’exercice de pratiquement tous les droits humains par la population en Ukraine », résume gravement Dunja Mijatovic dans un mémorandum sur les conséquences de la guerre.

19h02 : Le temps passe et la solidarité avec les Ukrainiens s’affaiblit en Europe de l’Est

« Les réactions aux sollicitations se font plus lentes. Au début du conflit, les gens ont été d’une réactivité inespérée », explique Mme Hrytskiv, Ukrainienne installée en République Tchèque depuis plus de vingt ans. Comme le reste de l’Europe, la zone est frappée par l’inflation, notamment due à l’invasion russe, qui contraint les ménages à restreindre leurs dépenses.

Du côté de l’ONG slovaque People In Need, les dons chutent. Ils sont passés de 650.000 euros en février et mars, à 85.000 pour le mois de mai, a annoncé sa porte-parole Simona Stiskalova. « C’est un effet naturel. Une cause au cœur de l’actualité suscite beaucoup d’engagement. Puis l’intérêt s’effrite », explique Svilena Georgiev, à la tête de la fondation bulgare Za Dobroto.

18h30 : L’inflation recule en Russie, mais reste élevée

L’inflation, qui a flambé en Russie jusqu’à battre un record de vingt ans, a continué de refluer au mois de juin, atteignant tout de même 15,9 % sur un an, selon les données de l’agence de statistiques Rosstat.

18h15 : Après 135 jours de conflit, le résumé des enjeux et de l’avancée de la guerre en image

 

17h50 : La guerre en Ukraine fait perdre des millions chaque jour à certains

C’est le cas du géant allemand de l’énergie Uniper qui perd « plusieurs dizaines de millions d’euros » par jour en raison de la réduction des livraisons de gaz russe. Si rien n’est fait Uniper « pourrait perdre jusqu’à dix milliards d’euros » d’ici « la fin de l’année », a assuré son PDG.

16h : En suisse, les avoirs russes gelés évalués à 6,7 milliards CHF

Les avoirs russes gelés en Suisse se montaient à 6,7 milliards de francs suisses (un montant équivalent en euros), signale vendredi le ministère suisse de l'Économie dans un tweet, précisant que s'y ajoutent quinze biens immobiliers qui ont été bloqués.

16h50 : La guerre en Ukraine fait fondre les exportations françaises vers la Russie

Les exportations françaises vers la Russie ont été divisées par plus de quatre en valeur en avril 2022 par rapport au même mois de 2021, illustrant les conséquences de la guerre en Ukraine, selon une étude publiée par les Douanes vendredi.

16h40 : Le bilan des pertes russes à ce jour

 

16h16 : La Russie est « isolée » (faudrait savoir)

La Russie s’est retrouvée « isolée » face aux autres pays membres du G20 vendredi lors d’une réunion des chefs de la diplomatie du groupe à Bali, a déclaré la ministre des Affaires étrangères française Catherine Colonna. « La Russie a été tellement isolée, que Lavrov est parti de la conférence à la mi-journée, après avoir parlé », a-t-elle encore souligné dans une interview accordée à l’AFP.

« On anticipait une réunion avec des lignes de partages différentes, mais […] la Russie s’est retrouvée isolée, sa responsabilité a été pointée, même par certains pays dont on aurait pu penser qu’ils pourraient nuancer les choses et lui donner du soutien ». Aucun Etat, même parmi les membres des BRICS, grands pays en développement plus proches de Moscou, n’a « défendu l’attitude russe », a-t-elle précisé.

16h02 : L’Occident a « échoué » à isoler la Russie au G20

Les pays occidentaux ont « échoué » à imposer un boycott de la Russie à la réunion du G20 en Indonésie, a dit vendredi Moscou en réponse à des critiques de la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock.

« Le plan du G7 pour boycotter la Russie au G20 a échoué. Personne n’a appuyé les régimes occidentaux », a déclaré sur Telegram la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, niant en outre que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov ait boudé des réunions, et rejetant les accusations de Mme Baerbock selon lesquelles Moscou n’aurait aucune « volonté de dialogue ».

15h43 : Notre retour sur la dernière semaine de combats en infographies

Comme prévu, le sommet du G20 qui s’est ouvert vendredi a été agité par les appels des différents Etats à l’arrêt des combats en Ukraine​. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a boudé plusieurs réunions des chefs de la diplomatie alors qu’il était réuni pour la première fois avec son homologue américain depuis le début du conflit, le secrétaire d’Etat Antony Blinken.

Ces appels à mettre fin à la guerre n’ont pas empêché l’armée russe de poursuivre une offensive terrestre sur le Donbass malgré une pause opérationnelle. Après avoir pris la ville de Lyssytchansk le 3 juillet, les forces de Moscou cherchent maintenant à conquérir l’autre province, celle de Donetsk, pour occuper l’intégralité de la région. Et au-delà des frontières ukrainiennes, les conséquences des combats se ressentent sur le marché du blé qui commence à manquer dans plusieurs pays menaçant la sécurité alimentaire mondiale, tandis que la Suède et la Finlande se rapprochent d’une adhésion à l'Otan . Voici un point en infographies sur cette nouvelle semaine de guerre en Ukraine, se terminant ce vendredi, 135e jour de conflit.

 

15h13 : Bombardements nourris dans l’Est

Les frappes russes dans la région de Donetsk ont fait en 24 heures six morts et 21 blessés, a annoncé le gouverneur Pavlo Kyrylenko. « La Russie concentre probablement de l’équipement vers Siversk, à environ 8 km à l’ouest de son actuelle ligne de front, et à l’est de Sloviansk, précise le ministère britannique de la Défense. Il existe une possibilité réaliste que Siversk soit l’objectif tactique immédiat de la Russie, dont les forces tentent de progresser vers leur plus probable but opérationnel, la zone urbaine de Sloviansk-Kramatorsk. »

L’armée ukrainienne a affirmé avoir repoussé une tentative d’avancée russe près de Sloviansk mais reconnu une progression ennemie au sud de Siversk.

15h11 : Entre pause opérationnelle et offensives terrestres

La Russie poursuit sa « pause opérationnelle » entamée depuis la prise de la ville stratégique de Lyssytchansk le 3 juillet, qui lui assure le contrôle de Lougansk, une des deux régions du Donbass, affirme l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

Pour autant, les troupes russes mènent toujours des « offensives terrestres limitées et des frappes aériennes, d’artillerie et de missiles sur tous les axes », selon l’ISW, qui les voit « continuer à se limiter à des actions à petite échelle, le temps de reconstituer leurs forces et de créer les conditions d’une offensive plus significative dans les semaines ou mois prochains ».


 

14h37 : Le « McDo russe » sans patates

Vkousno i Totchka, la chaîne qui a repris les restaurants McDonald’s en Russie en juin, fait face à une pénurie croissante de frites à cause des sanctions occidentales contre Moscou. « Dans certains restaurants, il n’y aura plus de frites », a indiqué le site RBK, citant le service de presse du groupe russe qui a ouvert ses premiers restaurants en Russie le 12 juin.

Selon le groupe, la récolte de 2021 en Russie de patates destinées à la fabrications de frites a été mauvaise, conduisant à une pénurie et « l’importation en provenance de marchés étrangers (…) est devenue impossible » en raison des sanctions occidentales mises en place contre Moscou du fait de l’offensive russe contre l’Ukraine. Le porte-parole a indiqué que le groupe espérait un retour des frites au menu de tous les restaurants Vkousno i Totchka en automne, avec le début de la nouvelle récolte en Russie.

 

14h11 : Le transit de gaz russe par l’Ukraine atteint son plus bas historique

Le transit de gaz russe via l’Ukraine est tombé en juin à son plus bas niveau historique, soit à 334 millions de mètres cubes par jour, a annoncé vendredi l’opérateur des gazoducs ukrainiens OGTSOU, dénonçant le « chantage gazier » de Moscou.

Il reproche au groupe russe Gazprom « de n’exploiter qu’un septième des capacités des gazoducs ukrainiens, et de ne pas utiliser même les quotas réservés et payés en vertu de son contrat avec l’OGTSOU ».

14h00 : La branche suisse de Gazprombank en quête d'un repreneur

La branche suisse de Gazprombank, le bras financier du géant gazier russe Gazprom, mise au ban du secteur bancaire helvétique depuis l'invasion de l'Ukraine, est en quête d'un éventuel repreneur à la suite d'un examen stratégique lancé par sa maison-mère.

13h33 : A Avignon, Serebrennikov entraîne le public dans la folie de la liberté

Le metteur en scène russe Kirill Serebrennikov a plongé le public du Festival d’Avignon dans les hallucinations d’un intellectuel épris de grandeur. L’artiste, qui a connu deux ans d’assignation à résidence dans son pays et qui est en exil en Europe dans la foulée de la guerre en Ukraine, a adapté Le Moine Noir, une nouvelle fantastique d’Anton Tchekhov qui l’obsède depuis longtemps. Il l’a transformée en une pièce de deux heures et demie à la scénographie efficace, aidée par le mistral qui a soufflé fort sur la Cour d’honneur du Palais des papes, haut lieu du festival où s’est déroulée la première jeudi soir.

A la fin de la représentation, l’artiste connu pour sa position anti-guerre et son équipe ont été applaudis, et une affiche sur laquelle était écrit « Stop War » a été projetée sur les murs du Palais.


 

13h18 : Au G20, « se remémorer les 344 familles qui ont perdu leurs enfants »

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a lui demandé aux participants de « se remémorer les 344 familles qui ont perdu leurs enfants en écoutant les mensonges russes ». « Le ministre du pays responsable de leur décès est devant vous aujourd’hui pour partager ses pensées sur la manière dont la Russie voit la coopération dans notre monde globalisé », a-t-il poursuivi.

12h51 : La guerre en Ukraine s’efface devant le Covid-19L’invasion de l’Ukraine par la Russie a été abondamment traitée par les médias français, au point d’atteindre une intensité médiatique du même niveau que les Gilets jaunes. Mais depuis la fin juin, la Covid l’a dépassée en termes de couverture, selon une étude Tagaday publiée en exclusivité par .

Chez 20 Minutes, nous livons la guerre en Ukraine depuis plus de 150 jours d'affilée. La rédaction avait choisi de vous informer minute par minute quinze jours avant le début de ce que Vladimir Poutine continue d'appeler «l'opération militaire russe», le 24 février 2022.

12h32 : Après la mort de Shinzo Abe, Poutine déplore une « perte irréparable »

Le président russe Vladimir Poutine a déploré vendredi une « perte irréparable », après la mort de l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, décédé de ses blessures après une attaque à l’arme à feu. « Je vous souhaite (…) du courage face à cette lourde perte irréparable », a déclaré Vladimir Poutine dans un télégramme de condoléances adressé à la mère et à la veuve de Shinzo Abe, selon un communiqué du Kremlin. « De beaux souvenirs de cet homme remarquable resteront pour toujours dans les cœurs de ceux qui le connaissaient », a-t-il souligné.

12h29 : Quel bilan pour les élèves ukrainiens scolarisés en France ?

Ce vendredi soir, ils seront en vacances comme tous les autres élèves de France. Mais les élèves ukrainiens ne les accueilleront avec le même enthousiasme que leurs camarades français. Rares seront ceux qui partiront, et pour ceux qui auront cette chance, difficile de laisser place à l’insouciance lorsque son pays est en guerre.

Quoi qu’il en soit, ils pourront se féliciter du parcours qu’ils ont déjà accompli dans notre pays. Car depuis le 24 février 2022, 18.832 élèves ukrainiens sont arrivés dans les établissements français : 19 % en maternelle, 39 % en élémentaire, 32 % en collège et 10 % en lycée, selon les données du ministère récoltées par 20 Minutes. Ce sont dans les académies de Nice, Versailles, Grenoble, Normandie, Strasbourg et Lyon que le nombre d’enfants accueillis est le plus important. Impossible de faire un tableau uniforme de leurs derniers mois en France, « car il existe une grande variabilité de situations. On est davantage dans le sur-mesure que dans le menu unique », constate Remy Sirvent, secrétaire national du SE Unsa. Le reste est à lire ci-dessous, avec notre journaliste éducation  Delphine Bancaud

 

12h00 : Un opposant condamné à sept ans de prison

Un élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov a été condamné à sept ans de prison vendredi pour avoir dénoncé l’assaut russe contre l’Ukraine, en pleine vague répressive pour faire taire toute critique sur l’offensive décidée par Vladimir Poutine.

La juge Olessia Mendeleïeva a reconnu le prévenu de 60 ans coupable d’avoir « disséminé des informations clairement mensongères » sur l’armée russe en usant de « ses fonctions officielles » et de l’avoir fait dans le cadre d’un groupe organisé motivé par la « haine politique ».

L'élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov a été condamné à 7 ans de prison pour avoir dénoncé l'assaut russe contre l'Ukraine.
L'élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov a été condamné à 7 ans de prison pour avoir dénoncé l'assaut russe contre l'Ukraine. - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA
11h49 : Après le décès de Shinzo Abe, Moscou salue un « grand patriote »

Le Kremlin s’est dit vendredi « profondément attristé » par le meurtre de l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, saluant un « grand patriote » du Japon.

« Nous sommes profondément attristés par les nouvelles en provenance du Japon », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, condamnant « de la manière la plus ferme cet attentat ». Shinzo « Abe était un grand patriote du Japon », a-t-il souligné, exprimant ses « profondes condoléances au peuple japonais ».

11h47 : Berlin critique Moscou qui ne veut pas dialoguer

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a critiqué vendredi la Russie qui n’est « pas intéressée », selon elle, par un dialogue avec le G20 après le départ du chef de la diplomatie russe lors d’une réunion à Bali (Indonésie).

Le départ de Sergueï Lavrov « souligne d’autant plus clairement qu’il n’est pas intéressé par la coopération internationale ni par les échanges avec les autres partenaires » au sein du G20, a-t-elle jugé dans une déclaration depuis Bali et retransmise par la télévision allemande. 

11h21 : Lavrov boycotté au G20

 

11h03 : La Russie dénonce un « crime monstrueux » et un « acte de terrorisme »

La Russie a dénoncé vendredi « un crime monstrueux » et un « acte de terrorisme », après l’attaque qui a visé l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe. « Nous sommes convaincus que ceux qui ont conçu et commis ce crime monstrueux seront dûment punis pour cet acte de terrorisme qui n’a et ne peut avoir aucune justification », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

10h50 : L'ex-Premier ministre Shinzo Abe tué par balles en plein meeting

L'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe est décédé à l'hôpital vendredi, selon des médias locaux, quelques heures après avoir été blessé par balles en plein meeting électoral, un attentat qui a suscité une vive émotion au Japon et à l'étranger. Voici le point sur le drame : 


 

10h43 : Pression pour le plafonnement des prix du pétrole russe

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, va continuer de faire pression auprès de ses homologues du G20 pour un plafonnement des prix du pétrole russe, dans le but de priver Moscou des financements nécessaires pour poursuivre la guerre en Ukraine, ont déclaré des responsables.

Une « coalition mondiale et croissante » de pays partage les objectifs de Washington consistant à priver le dirigeant russe Vladimir Poutine de revenus pour financer son armée, a-t-il estimé. Les ministres des Finances s’efforcent aussi de « s’attaquer à l’impact que cette guerre non provoquée a sur les prix de l’énergie, ce qui nuit particulièrement aux marchés émergents ».

10h33 : Lavrov sort lors du discours de la cheffe de la diplomatie allemande

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est sorti de la réunion des chefs de la diplomatie du G20 vendredi quand son homologue allemande Annalena Baerbock a critiqué Moscou au sujet de la guerre en Ukraine, selon des diplomates.

Sergueï Lavrov a aussi quitté une session lors de laquelle le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba s'exprimait en ligne, et il était absent au moment où le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a condamné la Russie.

9h45 : Megan Rapinoe apporte son soutien à Brittney Griner

La star du football américain Megan Rapinoe a rendu un hommage silencieux jeudi à la basketteuse Brittney Griner, jugée et détenue en Russie depuis février, pendant une cérémonie à la Maison Blanche. Présente aux côtés d’autres personnalités afin de recevoir la médaille présidentielle pour la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, elle portait un tailleur pantalon blanc avec les initiales « BG » inscrites et une fleur brodée.


 

9h38 : « Laisser sortir le grain de l’Ukraine »
Le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken
Le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken - JACQUELYN MARTIN / POOL / AFP

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken s’est adressé à son homologue russe lors des discussions à huis clos du G20 à Bali, exigeant que Moscou autorise les expéditions de céréales depuis l’Ukraine ravagée par la guerre, a déclaré un responsable occidental.

« À nos collègues russes : l’Ukraine n’est pas votre pays. Son grain n’est pas votre grain. Pourquoi bloquez-vous les ports ? Vous devriez laisser sortir le grain », a déclaré Blinken au ministre des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, qu’il a refusé de rencontrer séparément, selon un responsable occidental présent.

9h37 : Lavrov s'éclipse lors du discours du chef de la diplomatie ukrainienne

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est absenté quand son homologue ukrainien s'est adressé en ligne vendredi aux chefs de la diplomatie du G20 réunis en Indonésie, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.

Le ministre russe a assisté aux sessions du matin à Bali mais n'était pas présent quand Dmytro Kuleba s'est exprimé l'après-midi lors de la réunion dominée par l'invasion russe en Ukraine, ont indiqué plusieurs diplomates sous couvert de l'anonymat.

9h25 : La Russie « ne courra pas » après les Etats-Unis au G20 pour parler paix

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé vendredi qu’il « ne courra pas » après Washington pour des pourparlers après que son homologue américain Antony Blinken a refusé de le rencontrer en marge d’une réunion du G20.

« Ce n’est pas nous qui avons abandonné les contacts, ce sont les Etats-Unis (…) Nous n’allons pas courir après n’importe qui suggérant une rencontre », a indiqué Sergueï Lavrov à des journalistes à Bali, où se tient la réunion des chefs de la diplomatie du G20.

9h14 : Une offensive du Biélorussie contre l’Ukraine ? Pas impossible

Si le Biélorussie prête son territoire à l’offensive russe contre l’Ukraine, il a pris soin d’éviter de devenir un cobelligérant. Mais dans ce conflit qui a déjoué tant de pronostics, l’entrée des troupes bélarusses sur le champ de bataille ne peut être exclue. « Nous croyons que le Biélorussie ne sera pas entraîné dans cette guerre », a annoncé président ukrainien Volodymyr Zelensky. Mais cette déclaration rappelle celles entendues en janvier et février, quand jusqu’au bout la Russie niait vouloir entrer en Ukraine, et que Kiev multipliait aussi les propos rassurants.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le président biélorusse Alexandre Loukachenko se serrent la main lors de leur rencontre à Saint-Pétersbourg, en Russie, samedi 25 juin 2022.
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, et le président biélorusse Alexandre Loukachenko se serrent la main lors de leur rencontre à Saint-Pétersbourg, en Russie, samedi 25 juin 2022. - Mikhail Metzel/AP/SIPA

On ne peut « bien sûr » pas totalement exclure une entrée biélorusse dans le conflit, note l’analyste biélorusse Artiom Chraïbman, affilié au centre Carnegie. Selon les experts, tout dépendra aussi de ce qu’attend Vladimir Poutine, dont Alexandre Loukachenko se pose en seul allié fidèle et est plus dépendant que jamais, politiquement et économiquement, car isolé et sanctionné par l’Occident pour avoir réprimé un mouvement de contestation historique en 2020. « Poutine, que peut-il faire ? Menacer, cajoler Loukachenko ? Le forcer à le rejoindre ? C’est une question ouverte », interroge Artiom Chraïbman.

9h00 : Les aléas du gaz russe donnent des sueurs froides à l’Allemagne

L’eau chaude de la douche, la température des bureaux et pourquoi pas l’éclairage des feux de circulation. L’Allemagne craint la pénurie de gaz et le pays, des municipalités aux grandes entreprises, se prépare à toutes les restrictions.

Le gouvernement est sur le qui-vive à l’approche d’une échéance cruciale : l’arrêt total à partir de lundi du gazoduc Nord Stream en raison d’une maintenance de routine.

La pause doit durer dix jours mais l’Allemagne craint que la Russie stoppe pour de bon les livraisons via ce pipeline qui fournit une part essentielle de son approvisionnement.

« Aucun scénario ne peut être exclu », a prévenu le ministre de l’Economie Robert Habeck selon lequel Moscou utilise « l’arme du gaz » contre l’Europe pour tenter de saper le soutien à l’Ukraine.

 

8h48 : « Un chœur » d’appels à la fin de la guerre

Selon le ministre des Affaires étrangères américain, Antony Blinken, Moscou a entendu lors du G20 « un chœur » d’appels à la fin de la guerre en Ukraine. « Ce que nous avons déjà entendu aujourd’hui est un important chœur du monde entier, pas seulement des Etats-Unis pour (…) que l’agression cesse », a indiqué le responsable américain à des journalistes.

« Les crises locales deviennent souvent des défis mondiaux. C’est pourquoi la coopération multilatérale à travers des forums comme le G20 est plus importante que jamais. Ensemble, nous pouvons contrer des défis comme l’insécurité alimentaire et énergétique aggravée par la guerre de la Russie en Ukraine », a-t-il déclaré.


 

8h37 : Sergueï Lavrov s’en prend à l’Occident

Tout en saluant l’attitude neutre du pays hôte, l’Indonésie, Sergueï Lavrov a dénoncé à l’occasion du G20 à Bali, l’approche des pays occidentaux membres du groupe des plus grandes économies mondiales.

« Nos partenaires occidentaux cherchaient à éviter de parler des questions économiques mondiales », a-t-il regretté. « Dès qu’ils prenaient la parole, ils se lançaient presque tout de suite dans une critique effrénée de la Russie sur la situation en Ukraine, en nous qualifiant d’agresseurs ». « Tout le monde nous a appelé à mettre fin à cette opération et à atteindre un règlement pacifique », a-t-il poursuivi.

8h25 : Les présidents polonais et lituanien en visite dans un « endroit fragile » de l’Otan

Les présidents polonais et lituanien se sont rendus ensemble ce jeudi dans la région dite du « corridor de Suwalki », qui s’étend le long de la frontière entre les deux pays, souvent considérée comme un « endroit fragile » de l’Otan et qui pourrait être la première cible d’une hypothétique attaque russe.

Le « corridor », qui tient son nom de la ville de Suwalki, le chef-lieu de la région, constitue le chemin le plus court entre l’enclave russe de Kaliningrad, sur la mer Baltique, et la Biélorussie, allié de Moscou, qui sert de base arrière aux forces russes opérant en Ukraine. Son occupation éventuelle pourrait couper les pays baltes du reste des pays de l’Union européenne et de l’Otan en Europe continentale.

8h14 : Quel bilan pour les élèves ukrainiens accueillis en France ?

A l'heure des vacances scolaires, 20 Minutes fait le point sur sur les conditions de scolarité des élèves ukrainiens qui sont accueillis dans nos établissements. Retrouvez notre article sur la question :


 

8h07 :

8h07 : On récapitule 

La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose  son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés. Il est à lire ici : 


Et pour les plus assidus voici notre live d'hier :

 

7h59 : La "tristesse" de Zelensky après le départ de Boris Johnson

Alors qu’en Europe de l’ouest, les regards étaient braqués jeudi sur Londres, où le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est résolu à quitter le pouvoir, la présidence ukrainienne l’a remercié pour son soutien dans les « moments les plus difficiles » de l’invasion russe. Le président Volodymyr Zelensky a exprimé sa « tristesse ».

 

7h54 : Une offensive de la Biélorussie contre l'Ukraine? Improbable, mais pas impossible

Si la Biélorussie prête son territoire à l'offensive russe contre l'Ukraine, il a pris soin d'éviter de devenir un cobelligérant. Mais dans ce conflit qui a déjoué tant de pronostics, l'entrée des troupes bélarusses sur le champ de bataille ne peut être exclue.

Le dirigeant Alexandre Loukachenko se pose en seul allié fidèle de Vladimir Poutine, accueillant ainsi les troupes russes, sous prétexte d'exercices militaires, avant leur assaut en direction de Kiev le 24 février.

Il a aussi martelé que sans l'intervention de Moscou, l'Ukraine aurait attaqué son pays.

 

7h43 : La Russie « ne courra pas » après les États-Unis pour des pourparlers

Les deux pays sont présents à la réunion qui s’est ouverte vendredi à Bali. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a alors affirmé qu’il « ne courra pas » après Washington pour des pourparlers après que son homologue américain Antony Blinken a refusé de le rencontrer en marge d’une réunion du G20.

« Ce n’est pas nous qui avons abandonné les contacts, ce sont les Etats-Unis (…) Nous n’allons pas courrir après n’importe qui suggérant une rencontre », a indiqué Sergueï Lavrov à des journalistes à Bali où se tient la réunion des chefs de la diplomatie du groupe.

7h37 : Les Russes mettent le cap sur Lougansk

Les Russes, qui ont avancé ces dernières semaines dans le Donbass, leur objectif prioritaire depuis leur retrait des environs de Kiev fin mars, affirment avoir pris il y a quelques jours le contrôle total de la province de Lougansk, l'une des deux formant le bassin minier.

7h33 : Les choses sérieuses n'ont pas commencé selon Moscou

Vladimir Poutine a affirmé que la Russie n’avait « pas encore commencé les choses sérieuses » en Ukraine, alors que son armée redoublait de bombardements sur les villes qui lui échappent encore dans le Donbass, région de l’est où Kiev dénonce une terreur délibérée contre les civils.

« Chacun doit savoir que nous n’avons pas encore commencé les choses sérieuses » en Ukraine, a-t-il ajouté, dans un discours prononcé devant les chefs des groupes parlementaires et retransmis à la télévision.

Sur le terrain, dans le bassin du Donbass où l’armée ukrainienne a ralenti avec acharnement la poussée russe ces dernières semaines, l’heure n’était pas à la négociation jeudi mais aux frappes sur les villes encore aux mains des Ukrainiens.

7h25 : La Russie dénonce la ligne « agressive des Occidentaux »

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré dès jeudi son homologue russe pour des discussions dominées par l’Ukraine. Sergueï Lavrov a affirmé à son homologue chinois que face à « la ligne agressive des Occidentaux », la Russie rencontrait « la compréhension et le soutien d’un nombre croissant » de pays de la communauté internationale.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. - /AP/SIPA

 

7h16 : Vers une « rude confrontation » avec la Russie

L’UE refuse que la Russie se serve des réunions du G20 en Indonésie comme d'« une plateforme pour sa propagande » sur le conflit en Ukraine, a averti jeudi la porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

La France s’attend pour sa part à une « rude confrontation » avec la Russie, selon une source diplomatique.

7h01 : Les USA veulent une Russie isolée

Washington devrait faire campagne au cours de la réunion, qui est un prélude au sommet des chefs d'Etat du G20 en novembre, pour que la Russie soit isolée au maximum sur la scène internationale, notamment auprès des pays en développement comme l'Inde.

6h47 : « Il est de notre responsabilité de terminer la guerre au plus tôt »

L’Indonésie, pays organisateur du G20 cette année, a appelé à la fin de la guerre en Ukraine vendredi à l’ouverture d’une réunion des chefs de la diplomatie du groupe qui se tient à Bali.

« Il est de notre responsabilité de terminer la guerre au plus tôt et de régler nos différends à la table de négociation, pas sur le champ de bataille », a déclaré la ministre indonésienne des Affaires étrangères, Retno Marsudi, en présence de son homologue russe Sergueï Lavrov.

L’effet de la guerre « se fait sentir dans le monde entier, sur l’alimentation, l’énergie et les budgets », a-t-elle souligné. « Et comme toujours, les pays pauvres et en développement sont les plus touchés ».


 

6h29 : « Qu’ils essaient » défie Poutine

« Aujourd’hui, nous entendons qu’ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Que dire ? Qu’ils essaient ! », a déclaré ce jeudi Vladimir Poutine lors d’une réunion avec les chefs des groupes de la chambre basse du Parlement, retransmise à la télévision .

« Nous avons plusieurs fois entendu que l’Occident voulait nous combattre jusqu’au dernier Ukrainien. C’est une tragédie pour le peuple ukrainien. Mais il semble que tout se dirige dans cette direction », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : « Chacun doit savoir que nous n’avons pas encore commencé les choses sérieuses » en Ukraine.


 

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. La guerre continue de faire rage dans l’Est de l’Ukraine. Après la prise, dimanche, de Lyssytchansk, l’armée russe assure avoir mis la main sur la province de Lougansk, ce que les Ukrainiens démentent. Les Russes cherchent maintenant à conquérir la province de Donetsk, pour ainsi occuper l’intégralité du Donbass. Il leur faut pour cela prendre Sloviansk et Kramatorsk, les deux plus grandes ville de la province conservées par les Ukrainiens.