Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine met au défi les Occidentaux de « battre » la Russie

MENACES Retrouvez toutes les informations sur le conflit en ce jeudi 7 juillet 2022

X.M., X.R. et M.P
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Photo rare de Vladimir Poutine en train d'esquisser un sourire.
Photo rare de Vladimir Poutine en train d'esquisser un sourire. — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Les civils ont continué mercredi d’évacuer la ville bombardée de Sloviansk, objectif des forces russes dans leur plan de conquête totale du bassin du Donbass. Selon le maire « il reste en ce moment 23.000 habitants », pour environ 110.000 avant le conflit, et « 17 sont morts et 67 ont été blessés » depuis le début des hostilités.
  • Les forces ukrainiennes affirment repousser les tentatives de percée russes vers Sloviansk et sa ville jumelle de Kramatorsk, le centre administratif de la partie du Donbass contrôlée par Kiev.
  • Après sa prise dimanche de Lyssytchansk, l’armée russe clame que la quasi-totalité de la province de Lougansk est entre ses mains, ce que les Ukrainiens continuent de nier. Les Russes cherchent maintenant à conquérir la province de Donetsk.
  • L’ancien président russe Dmitri Medvedev a évoqué le recours à l’arme nucléaire, pour mieux exclure toute éventualité de sanctions contre Moscou par la justice internationale, à l’heure où la Cour pénale internationale enquête sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

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20h40 : Vous avez la flemme de lire ce live ?

Retrouvez notre récap' du jour juste ici

 

19h30 : La Russie n’a « pas encore commencé les choses sérieuses » en Ukraine, menace Poutine

« Chacun doit savoir que nous n’avons pas encore commencé les choses sérieuses » en Ukraine, a affirmé le président russe. « En même temps, nous ne refusons pas les négociations de paix. Mais ceux qui les refusent doivent savoir que plus longtemps (ils refuseront), plus il leur sera difficile de négocier avec nous », a-t-il ajouté.

19h05 : Poutine met au défi les Occidentaux de « battre » la Russie

« Aujourd’hui, nous entendons qu’ils veulent nous vaincre sur le champ de bataille. Que dire ? Qu’ils essaient ! », a déclaré le président russe à propos des Américains et Européens qui ont accéléré les livraisons d’armes aux forces de Kiev.

18h35 : En Russie, critiquer l’invasion peut coûter sept ans de prison

Un procureur russe a requis jeudi sept ans de prison contre un élu municipal de Moscou, Alexeï Gorinov, qui avait critiqué l’offensive contre l’Ukraine. Le procureur l’a accusé jeudi d’avoir « disséminé de fausses informations sur les forces armées » et « induit en erreur un grand nombre de personnes »

 

17h39 : Sept ans de prison requis contre un opposant ayant critiqué l’offensive en Ukraine (procureur)

Un procureur russe a requis sept ans de prison contre un élu municipal de Moscou accusé d’avoir diffusé de « fausses informations » sur les militaires prenant part à l’offensive en Ukraine, dans un contexte de répression de toute voix d’opposition. Le procureur a accusé l’élu, Alexeï Gorinov, d’avoir « induit en erreur un grand nombre de personnes », demandant à ce qu’il soit envoyé dans « une colonie pénitentiaire pour une durée de sept ans », selon une correspondante de l’AFP présente à l’audience.

17h12 : La Russie contrôle 22 % des terres agricoles en Ukraine

La Russie contrôle 22 % des terres agricoles ukrainiennes et la guerre menace les moissons prévues cet été, ce qui pourrait encore aggraver la crise alimentaire mondiale, estiment des chercheurs de la Nasa.

Selon des images satellites prises le 13 juin par la mission Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne et analysées par le Programme, 22 % des terres agricoles de l’Ukraine sont sous le contrôle de la Russie dans l’Est et le Sud du pays.

16h27 : Zelensky exprime sa « tristesse » face au départ de Johnson

Le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé jeudi Boris Johnson au téléphone pour lui dire sa « tristesse » face à son départ de la présidence du parti conservateur britannique, a indiqué la présidence ukrainienne dans un communiqué.

16h06 : La basketteuse américaine détenue en Russie plaide coupable

La basketteuse américaine Brittney Griner a annoncé jeudi à son procès plaider coupable de contrebande de drogue, après avoir été arrêtée en février en possession d’un liquide à base de cannabis dans un aéroport de Moscou.

« Je souhaite plaider coupable concernant toutes les accusations », a-t-elle dit au tribunal, ajoutant qu’elle n’avait toutefois « pas l’intention de violer la loi russe ».

15h27 : L’Ukraine affirme avoir « rétabli » son contrôle de l’île aux Serpents

L’armée ukrainienne a affirmé jeudi avoir repris le contrôle de l’île aux Serpents en mer Noire, après y avoir remis son drapeau quelques jours plus tôt, à la suite du retrait des forces russes de ce petit territoire symbolique.

« Nous avons effectivement rétabli notre contrôle sur l’île aux Serpents », a déclaré un haut responsable de l’état-major de l’armée ukrainienne, Oleksiï Gromov, cité par l’agence de presse Interfax-Ukraine, précisant qu’il s’agissait d’un « contrôle physique » des militaires.

Selon lui, les soldats ukrainiens ayant participé à l’opération sont toutefois retournés dans leurs casernes. Il n’a pas précisé si des militaires restaient sur l’île.

14h47 : Kiev remercie Johnson

La présidence ukrainienne a remercié jeudi le Premier ministre britannique Boris Johnson pour son soutien dans les « moments les plus difficiles » de l’invasion russe, peu après sa démission comme chef du parti conservateur, ce qui ouvre la voie à son remplacement.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de la dernière visite de BoJo à Kiev.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de la dernière visite de BoJo à Kiev. - Ukrainian Presidency/UPI/Shutter/SIPA

« Merci à Boris Johnson pour avoir compris la menace du monstre russe et avoir toujours été à l’avant-garde du soutien à l’Ukraine » et d’avoir « pris ses responsabilités dans les moments les plus difficiles », a écrit sur Twitter le conseiller de la présidence Mykhaïlo Podoliak.

 

14h44 : Le Kazakhstan chercher un itinéraire bis pour son pétrole

Le président du Kazakhstan a ordonné jeudi à son gouvernement de trouver de nouvelles voies pour exporter son pétrole sans passer par la Russie, après des frictions entre les deux pays voisins au sujet de l’Ukraine.

Lors d’une réunion de son gouvernement, le président Kassym-Jomart Tokaïev a déclaré que la mise en place d’une nouvelle route d’exportation du brut kazakh par la mer Caspienne était devenue une « priorité ». Il a aussi ordonné à son gouvernement de « prendre des mesures pour augmenter la capacité » de certains tronçons d’un oléoduc transportant du pétrole en Chine, selon la présidence kazakhe.

13h47 : L'Inde veut restreindre les exportations de farine

L'Inde, deuxième producteur mondial de blé après la Chine, va imposer de nouvelles restrictions sur les exportations de farine pour protéger son marché intérieur, a indiqué la Direction générale du commerce extérieur.

Les exportations de blé ont déjà été sévèrement réduites en mai pour renforcer les réserves alimentaires nationales, suite aux pénuries mondiales et à la flambée des prix consécutive à la guerre en Ukraine. La Direction générale du commerce extérieur prévoit désormais que les exportateurs de farine devront obtenir une approbation préalable du gouvernement, destinée à préserver la qualité et les prix intérieurs.

13h26 : Que le G20 ne serve pas de « plateforme de propagande » pour Moscou

L’UE refuse que la Russie se serve des réunions du G20 en Indonésie comme d'« une plateforme pour sa propagande » sur le conflit en Ukraine, a averti jeudi la porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. 

Une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays du G20 se déroule dans l’île de Bali jeudi et vendredi pour préparer le sommet des dirigeants des vingt puissances prévu pour novembre au même endroit. Josep Borrell n’a programmé aucune rencontre avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov pendant ces deux journées. « La guerre effroyable contre l’Ukraine et les conséquences de l’agression de la Russie seront abordées au cours de ces réunions, mais nous ne permettrons pas que Moscou utilise le G20 comme une plateforme pour sa propagande », a déclaré sa porte-parole, Nabila Massrali, au cours du point de presse quotidien de la Commission européenne. Et d'ajouter : « La participation de la Russie à un haut niveau peut constituer une menace pour la crédibilité, l’efficacité et la pertinence du G20. »

13h07 : Conquérir le Donetsk

Les Russes, qui affirment avoir pris le contrôle de l’ensemble de la région voisine de Lougansk, cherchent maintenant à conquérir celle de Donetsk pour ainsi occuper l’intégralité du bassin minier du Donbass, que les séparatistes soutenus par Moscou contrôlent partiellement depuis 2014.

Dans la région de Donetsk, c’est la ville de Sloviansk qui est considérée comme la prochaine cible des forces russes dans leur plan de conquête totale du bassin du Donbass, après quatre mois et demi de conflit.

12h51 : Bombardement sur Kramatorsk, au moins un mort, plusieurs blessés

Au moins un civil a été tué et plusieurs autres blessés dans une frappe sur Kramatorsk, centre administratif dans l’est de l’Ukraine, objectif potentiel de l’offensive russe, ont constaté des journalistes de l’AFP. L’explosion a creusé un large cratère dans une cour située entre un hôtel et des immeubles résidentiels. Les journalistes ont vu le corps d’une personne tuée et des blessés, ainsi que deux voitures en feu.

11h47 : Le cargo russe Zhibek Zholy quitte les côtes turques

Le cargo russe Zhibek Zholy, accusé par Kiev d'être chargé de blé ukrainien volé, a quitté les côtes turques, où il était immobilisé depuis vendredi, selon le site Marine Traffic. Le Zhibek Zholy, qui était ancré dans la rade du port de Karasu, sur la mer Noire, a émis son dernier signal à une vingtaine de kilomètres des côtes, selon ce site qui permet de suivre le trafic maritime en direct.

Les autorités ukrainiennes avaient déploré jeudi matin que le bateau ait pu quitter les côtes turques, exigeant des explications d'Ankara.

11h40 : Le Kremlin espère que des « gens plus professionnels » arriveront au pouvoir au Royaume-Uni

Le Kremlin a dit espérer ce jeudi l’arrivée au pouvoir au Royaume-Uni de « gens plus professionnels », alors que le Premier ministre Boris Johnson est plus que jamais sur la sellette. « Nous espérons, qu’un jour, des gens plus professionnels et en mesure de prendre des décisions à travers le dialogue arriveront au pouvoir en Grande-Bretagne », a jugé le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

 

11h38 : Le monde a toujours plus faim

L'objectif d'éliminer la faim en 2030 s'éloigne dangereusement, ont prévenu mercredi à l'ONU cinq agences internationales oeuvrant pour la sécurité alimentaire, qui dressent un «sombre tableau» de 2021 avant même le début de la guerre en Ukraine.

«Entre 702 et 828 millions de personnes ont été touchées par la faim en 2021», soit environ 9,8% de la population mondiale, indiquent dans un rapport conjoint la FAO, le Fonds international pour le développement de l'agriculture (Fida), l'Unicef, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

C'est 46 millions de plus qu'en 2020 et 150 millions de plus qu'en 2019, deux années marquées par l'épidémie de Covid-19 qui a durablement affaibli les systèmes alimentaires.

11h17 : Des personnels russes quittent Strasbourg

Des personnels de la représentation russe à Strasbourg devaient embarquer mercredi à bord d’un vol russe et quitter le territoire français trois mois après l’exclusion de Moscou du Conseil de l’Europe, a indiqué le Quai d’Orsay.

« À la suite de l’exclusion de la Fédération de Russie du Conseil de l’Europe en mars dernier et de la fermeture de sa représentation à Strasbourg qui en a découlé, ce vol de rapatriement organisé par la Russie a permis aux personnels et à leurs familles de quitter définitivement le territoire français », selon le ministère des Affaires étrangères.

Interrogé, le ministère n’a donné aucun détail supplémentaire sur le nombre de personnes concernées, sur l’heure exacte ou leur aéroport de départ. Les différentes sources sollicitées par l’AFP à Strasbourg ou à Paris n’ont pas commenté cette information.

10h47 : Le soutien militaire et financier en graphique

 

10h15 : Espoirs d’avancée au G20

Les Etats-Unis pensent que la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du G20 à Bali pourra permettre de faire avancer les discussions sur l’Ukraine, et ce malgré la participation de la Russie, a estimé jeudi un responsable américain. Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken devait arriver ce jeudi dans l’île indonésienne pour cette réunion, mais il ne devrait pas y rencontrer son homologue russe Sergei Lavrov, a fait savoir le département d’Etat.

Un responsable américain a déclaré s’attendre à ce que « pratiquement tous les pays du G20 » s’accordent sur des initiatives visant à remédier à l’insécurité alimentaire mondiale et à la volatilité des prix de l’énergie entraînées par l’invasion russe de l’Ukraine.

10h01 : La Russie dénonce le « battage public » américain

La diplomatie russe a dénoncé jeudi le « battage public » des dirigeants américains sur le cas de la basketteuse Brittney Griner, jugée et détenue en Russie pour trafic de drogue, un dossier dont Joe Biden a fait une « priorité ». « Le battage public qu’affectionnent tant les politiciens contemporains ne peut, dans ce cas concret, être que gênant. Non seulement cela détourne l’attention de l’affaire, mais cela la parasite », a jugé, selon les agences de presse russes, le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

9h30 : Pour ouvrir les centres d’accueil pour Ukrainiens aux autres migrants

Plusieurs associations et ONG qui soutiennent les exilés ont appelé à une manifestation samedi à Paris pour que les centaines de migrants sans-abris en Ile-de-France puissent accéder aux centres d’hébergement dédiés aux Ukrainiens et qui sont désormais « à moitié vides », ont-elles écrit jeudi.

Cette situation « injustifiée et injustifiable » répond à une « logique de différence de traitement » entre Ukrainiens et le reste de la population migrante de la part de l’Etat, ont dénoncé dans un communiqué commun Médecins du monde, Utopia 56 ou encore Pantin Solidaire.

8h52 : Joe Biden va envoyer une lettre à Brittney Griner

Le président Joe Biden, accusé de ne pas s’impliquer assez dans la libération de la star américaine du basket Brittney Griner, emprisonnée en Russie depuis février, a échangé mercredi avec sa femme, a annoncé la Maison Blanche. « Le président a appelé Cherelle (Griner) pour la rassurer sur le fait qu’il s’efforce d’obtenir la libération de Brittney aussi vite que possible », a indiqué l’exécutif américain dans un communiqué.

La basketteuse Brittney Griner.
La basketteuse Brittney Griner. - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

Lors de cet appel, le dirigeant démocrate lui a aussi lu un brouillon de lettre qu’il prévoit d’envoyer à la double médaillée d’or olympique. La joueuse des Phoenix Mercury a été arrêtée en février à son arrivée à l’aéroport moscovite de Cheremetievo en possession, selon l’accusation, de vapoteuses et d’un liquide à base de cannabis.

8h50 : La Lituanie va envoyer à l'Ukraine un drone de combat

La Lituanie s'apprête à envoyer un drone de combat turc à l'Ukraine pour l'aider à combattre la Russie après une collecte de 5,9 millions d'euros pour son achat et une mobilisation populaire. 

Les Lituaniens ont collecté 5,9 millions d'euros en trois jours et demi lors d'une quête publique destinée à acheter ce drone militaire turc TB2 pour l'Ukraine, avant que le constructeur Bayraktar n'annonce qu'il l'offrait. Une partie des fonds a alors été destinée à armer le drone, tandis que le reste a été consacré au financement d'une aide humanitaire pour l'Ukraine.

8h46 : Les stocks de Botox sont « en train de fondre »

Les producteurs de botox quittent le marché russe, les prix des implants mammaires grimpent, les stocks s’effondrent… En Russie, des cliniques esthétiques et leurs clients sont pris dans la tourmente des effets des sanctions occidentales. En mars, la compagnie américaine Abbvie, exportatrice de « Botox » – numéro un des produits à base de toxine botulique – s’est retirée du florissant marché russe. Les stocks de Botox sont « en train de fondre », « provoquant l’inquiétude des responsables des cliniques habitués à utiliser ce produit de référence », souligne Ioulia Frangoulova co-fondatrice de l’Association nationale russe des cliniques de médecine esthétique Nakem. 

Les implantations mammaires sont aussi dans une conjoncture complexe, faute de producteurs russes. En effet, la totalité des prothèses sont importées, dont 60% des Etats-Unis et 13% d'Allemagne, des pays sanctionnant la Russie. Résultat, en mars, les prix des implants ont été d'abord multipliés par trois, avant de se stabiliser à un niveau 20% supérieur à celui d'avant l'offensive contre l'Ukraine.

C'est un véritable coup dur pour le secteur de la médecine esthétique russe qui s’élevait en 2021 à 969 millions de dollars, en hausse de 2 % par rapport à 2020, selon une étude de la compagnie russe Amiko Consulting. En 2020, 621.600 procédures esthétiques, chirurgicales et non chirurgicales, ont été effectuées en Russie qui se classe ainsi au 9ème rang mondial, selon la Société internationale de chirurgie esthétique et plastique (ISAPS).

8h40 : On récapitule

La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés. Il est à lire ici : 


Et pour les plus assidus voici notre live d'hier : 

 

8h05 : Le G20, c’est déjà maintenant

Alors que les Occidentaux ne sont pas encore tous alignés sur un boycott du G20 ou non selon la présence de Vladimir Poutine à la réunion des chefs d’Etat le 15 novembre, les ministres des Affaires étrangères vont donner le coup d’envoi des discussions. A l’agenda de la ministre française Catherine Colonna, la guerre en Ukraine « bien sûr ».


 

7h57 : L’île aux Serpents touchée par deux missiles

L’îlot stratégique de la mer Noire, dont les Russes sont partis la semaine dernière a été frappé à deux reprises ce matin, indique Serhiy Bratchuk, porte-parole de l’administration militaire d’Odessa. « Deux moissonneuses agricoles ont été touchées, 35 tonnes de céréales ont été détruites », a-t-il déclaré.

7h49 : La Première ministre néo-zélandaise critique l’inaction de l’ONU

Devant le groupe de réflexion sur la politique étrangère du Lowy Institute à Sydney, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a dénoncé la « faillite morale » de la guerre menée par la Russie, tout en se refusant à présenter le conflit sous l’angle « démocratie contre autocratie ». « En prenant toutes les mesures possibles pour répondre à l’agression de la Russie et lui demander des comptes, nous devons nous rappeler que c’est fondamentalement la guerre de la Russie », indique-t-elle.

Jacinda Ardern est également revenue sur la place de la Nouvelle-Zélande au sein d’institutions multilatérales, dont elle a souligné les échecs récents. Il n’y a « pas de meilleur exemple de cela que l’échec de l’ONU à répondre de manière appropriée à la guerre en Ukraine en raison de la position prise par la Russie au Conseil de sécurité », selon elle.

7h43 : Après la fuite...

De nombreux Ukrainiens ayant fui le pays au début du conflit décident de revenir.


 

7h35 : Comment Moscou joue des divisions dans l’opinion européenne

Recorded Future, cabinet américain spécialisé dans le renseignement, affirme que la Russie est en train de mener une série d’opérations d’influence pour travailler sur les opinions publiques internationales sous plusieurs angles, ciblant particulièrement certains pays. « En se basant sur les observations des réseaux d’influence russe, Recorded Future croit que les tentatives directes pour saper et diviser la coalition occidentale en créant ou exacerbant les divisions visent avant tout la France, l’Allemagne, la Pologne et la Turquie », selon le rapport.

Ces opérations sont lancées par une multitude de vecteurs : des médias d’Etat russe comme RT, des sites suspectés d’être des couvertures des services, comme Southfront, ou des relais de désinformation et de propagande déjà connus, comme la chaîne Telegram de la ferme à troll Cyber Front Z, selon le cabinet. En prenant plusieurs exemples, il a défini cinq grands narratifs incitant à la division : accentuer le mécontentement vis-à-vis des dirigeants, noircir l’image des réfugiés ukrainiens, exploiter les craintes économiques sur l’énergie et la nourriture, faire de l’Ukraine une racine du nazisme et du fascisme, et décrédibiliser les médias occidentaux.

7h22 : La vie revient à Boutcha

Dans cette ville martyre des premiers jours de la guerre, les ruines sont toujours là, mais la verdure et les balades à vélo ont fait leur retour.


 

7h13 : La mode ukrainienne se met à la guerre

La mode des vêtements patriotiques est en plein essor en Ukraine. Les tee-shirts, créés par le label local J.Cook, représentent Patron, un chien décoré par le président Volodymyr Zelensky en mai pour son talent de dénicheur de mines.


Au magasin Vsi Svoï (« Tous les nôtres ») sur la principale artère commerçante de Kiev, on trouve un large choix de vêtements patriotiques. Un mannequin à l’entrée est affublé d’un tee-shirt montrant un missile anti-tank américain Javelin sur fond de fleurs, une création d’un autre label local baptisé SIL' wear. D’autres designs se moquent des affirmations de la propagande russe, par exemple de celle assurant que l’Ukraine utilise des oies et des pigeons génétiquement modifiés comme armes biologiques.

7h02 : Des civils taïwanais se forment à la guérilla urbaine

En tenue de camouflage, réplique d'un fusil d’assaut à la main, Yeh observe les environs et attend le signal d’avancer. Dans la vraie vie, Yeh, 47 ans, travaille dans le marketing, mais le temps d’un week-end, il s’est enrôlé dans un cours de guérilla urbaine pour se préparer à une invasion chinoise de Taïwan. « La guerre Russie-Ukraine, c’est la grande raison pour laquelle je suis venu à cet atelier », explique « Prof » – son « nom de guerre ».

Taïwan vit sous la menace permanente de la Chine communiste, qui la considère comme une partie de son territoire et s’est juré de la reprendre un jour. 

Comme l’Ukraine face à la Russie, Taïwan possède moins d’hommes, moins d’armes, moins de véhicules que la Chine. Mais selon un sondage réalisé en mai, 61,4 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à prendre les armes en cas d’invasion de l’île. La résistance ukrainienne dans les villes a donc de quoi séduire les habitants de cette île très urbanisée.

6h47 : Les évacuations se poursuivent à Sloviansk

Les civils ont continué mercredi d’évacuer la ville bombardée de Sloviansk, dans l’est de l’Ukraine. Il faut dire que celle-ci est la priorité des forces russes dans leur plan de conquête totale du bassin du Donbass. « Il reste en ce moment 23.000 habitants » à Sloviansk, qui en comptait environ 110.000 avant le conflit, « 17 sont morts et 67 ont été blessés » depuis le début des hostilités, a déclaré le maire Vadim Liakh.

Dans cette cité bombardée depuis plusieurs semaines, « les infrastructures essentielles fonctionnent toujours, mais il n’y a plus de réseau central d’approvisionnement en eau depuis un mois et un tiers de la ville se retrouve régulièrement sans électricité », a-t-il souligné. Selon lui, « les Russes n’arrivent pas à s’approcher » de Sloviansk ou à l'« encercler », car ils sont bloqués par les soldats ukrainiens à une quarantaine de kilomètres de là.

6h33 : La Lituanie va envoyer à l’Ukraine un drone de combat

La Lituanie a exposé mercredi un drone de combat turc qu’elle s’apprête à envoyer à l’Ukraine pour l’aider à combattre la Russie. Les Lituaniens ont collecté 5,9 millions d’euros en trois jours et demi lors d’une quête publique destinée à acheter ce drone militaire turc TB2 pour l’Ukraine, avant que le constructeur Bayraktar n’annonce qu’il l’offrait. Une partie des fonds a alors été destinée à armer le drone, tandis que le reste a été consacré au financement d’une aide humanitaire pour l’Ukraine.

6h29 : Des personnels russes quittent le Conseil de l’Europe

Des personnels de la représentation russe à Strasbourg devaient embarquer hier à bord d’un vol russe et quitter le territoire français un peu plus de trois mois après l’exclusion de Moscou du Conseil de l’Europe, a indiqué le Quai d’Orsay.

Vers 18h30, la rue où se situe l’ambassade de Russie à Strasbourg était bloquée par des fourgonnettes de gendarmerie. Selon le site spécialisé de suivi des vols FlightRadar24, « un avion officiel russe » était en fin d’après-midi sur le point d’arriver à l’aéroport international de Bâle-Mulhouse. L’avion a suivi une route particulièrement longue au-dessus de la Turquie et de la Méditerranée avant d’entrer dans l’espace aérien français. Les avions russes ne sont en effet plus autorisés à voler au-dessus de l’Europe, en vertu des sanctions internationales.

La Russie a été officiellement exclue le 16 mars du Conseil de l’Europe, dont elle était membre depuis 1996. Vigie des droits humains en Europe, le Conseil, créé en 1949, réunissait jusqu’alors la quasi-totalité des Etats du continent, 47 au total, dont la Russie et l’Ukraine.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. La guerre continue de faire rage dans l’Est de l’Ukraine. Après la prise, dimanche, de Lyssytchansk, l’armée russe assure que la quasi-totalité de la province de Lougansk est entre ses mains, ce que les Ukrainiens réfutent. Les Russes cherchent maintenant à conquérir la province de Donetsk, pour ainsi occuper l’intégralité du Donbass. Il leur faut pour cela prendre Sloviansk et Kramatorsk, les deux plus grandes ville de la province conservées par les Ukrainiens.