Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine, à cheval sur la diplomatie mais pas sur les Droits de l’homme

RECAP' Ce mercredi, « 20 Minutes » fait le point pour vous comme tous les soirs sur l’avancée du conflit armé en Ukraine

20 Minutes avec AFP
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Vladimir Poutine
Vladimir Poutine — Mikhail Klimentyev/TASS/Sipa USA/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce mercredi a été marqué par une interview musclée de l’ex-président russe Dmitri Medvedev, une critique de l’attitude de Matignon face à Moscou et une nouvelle loi anti-droits de l’homme en Russie.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

Le chef de la diplomatie russe s’est offusqué ce mercredi de la publication, par la chaîne de télévision France 2 , d’un entretien entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, quatre jours avant que Moscou ne lance son assaut contre l’Ukraine.

Visiblement un outrage pour le pouvoir russe, qui n’a pas hésité à faire valoir la diplomatie. « L’étiquette diplomatique ne prévoit pas de fuites unilatérales de (tels) enregistrements », a relevé le ministre Sergueï Lavrov au cours d’un déplacement au Vietnam. En même temps, quand on a des principes…

La phrase du jour

L’idée même de châtier un pays qui a le plus grand arsenal nucléaire au monde est absurde en soi. »

L’ex-président russe Dmitri Medvedev a évoqué ce mercredi le recours à l’arme nucléaire en excluant par avance l’éventualité de sanctions prises contre Moscou par la justice internationale, à l’heure ou la Cour pénale internationale (CPI) enquête sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine.

« L’idée même de châtier un pays qui a le plus grand arsenal nucléaire au monde est absurde en soi. Et cela crée potentiellement une menace pour l’existence de l’humanité », a écrit sur son compte Telegram l’actuel vice-président du puissant Conseil de sécurité russe.

Le chiffre du jour

7. C’est le nombre d’année de prison auxquels on s’expose si on menace la sécurité de la Russie. En effet, ce mercredi, Moscou a adopté une loi punissant de lourdes peines les appels à agir contre sa sécurité, au moment où Moscou réprime toutes les voix s’opposant à son offensive militaire en Ukraine.

La tendance du jour

La guerre en Ukraine offre depuis février le sombre spectacle d’un conflit de haute intensité, dans lequel l’artillerie est décisive et dont l’issue pourrait se jouer aussi sur un élément de logistique essentiel : les stocks de munitions. Particulièrement gourmandes en projectiles de toutes sortes, de la balle de fusil d’assaut à l’obus de 155 mm en passant par le missile de précision, les armées ukrainienne et russe se livrent à une guerre d’attrition des munitions, comme avec soldats et équipements.

Concernant les obus, par exemple, selon un rapport de l’institut britannique​ RUSI, « la Russie tire approximativement 20.000 obus de 152 mm par jour, à comparer à 6.000 pour l’Ukraine ». Mais les protagonistes ne disposent pas des mêmes moyens. La Russie s’appuie sur une production répartie sur l’ensemble de son territoire, avec un réseau de communications maîtrisé. L’Ukraine, elle, ne résiste que grâce aux stocks et aux usines des Occidentaux.