Guerre en Ukraine : La Russie introduit de lourdes peines de prison pour les appels à agir contre sa sécurité

CONFLIT Revivez les infos du mercredi 6 juillet 2022 sur le conflit

X.M. et M.P
— 
Des policiers russes devant le siège des services secrets, le 19 décembre 2019.
Des policiers russes devant le siège des services secrets, le 19 décembre 2019. — Dimitar DILKOFF / AFP

L’ESSENTIEL

  • Les forces russes continuent de progresser ce mercredi dans le Donbass, où les habitants de Sloviansk, prochaine cible de Moscou, sont appelés à évacuer face aux intenses bombardements. Le gouverneur de la région de Donestk, Pavlo Kyrylenko, a annoncé deux morts et sept blessés dans des frappes qui ont notamment visé le marché de la ville.
  • Avec la chute dimanche de Lyssytchansk, les forces russes contrôlent la quasi-totalité de la région de Lougansk et cherchent désormais à faire de même dans celle de Donetsk pour occuper ainsi l’entièreté du Donbass.
  • La Haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a dénoncé mardi le bilan civil « intolérable » du conflit (près de 5.000 civils tués confirmés, dont 335 enfants, une estimation sans doute bien en dessous du bilan réel) et les nombreuses violations des droits humains visant la population.

A VOIR

A LIRE

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis aujourd'hui. A bientôt sur 20 Minutes!
20h25 : Vous avez manqué la journée de mercredi ?

Pas de panique, tous les soirs, 20 Minutes vous propose un récap' de la journée écoulée.

 

19h43 : Au revoir la représentation russe

En mars dernier, peu après le début de l’invasion, la Fédération de Russie a été exclue du Conseil de l’Europe. Conséquence : sa représentation à Strasbourg a été fermée. Un départ qui a logiquement pris du temps, et qui s’achève ce mercredi : les personnels de la représentation devaient embarquer dans la journée à bord d’un vol russe. Aucun détail n’a filtré sur le nombre de personnes concernées, l’heure du vol ni les aéroports de départ et d’arrivée.

18h57 : Plus de 11 millions d’Ukrainiens déracinés à cause de l’invasion russe

Selon le dernier décompte de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), plus de 6 millions d’Ukrainiens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays depuis le début de l’invasion.

Ils s’ajoutent aux 5,5 millions d’Ukrainiens enregistrés comme réfugiés dans d’autres Etats européens.

18h00 : L’évacuation de Sloviansk se poursuit

Les civils continuent d’évacuer la ville de Sloviansk, dans l’est, bombardée par les forces russes. Il s’agit du principal objectif actuel de Moscou afin de s’emparer de la totalité du bassin du Donbass.

« L’évacuation est en cours. Nous sortons des gens de la ville chaque jour, a déclaré son maire, Vadim Liakh. Il reste en ce moment 23.000 habitants » dans la ville, qui en comptait environ 110.000 avant le conflit.

17h47 : Des dizaines de milliers de morts

Il n'existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Pour la seule ville de Marioupol (Sud-Est), tombée en mai au terme d'un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquent quelque 20.000 morts. Sur le plan militaire, des sources de sécurité occidentales évoquent désormais de 15.000 à 20.000 soldats russes tués. Les forces ukrainiennes perdent chaque jour une centaine de soldats, selon Kiev.

Aucune statistique indépendante n'est disponible.

17h26 : Réunion des ministres de l'UE le 26 juillet

Les ministres européens de l'Energie se retrouveront le 26 juillet pour une réunion extraordinaire, au moment où la Russie réduit toujours davantage les approvisionnements gaziers des Vingt-Sept, exacerbant le risque de pénuries, a annoncé la présidence tchèque du Conseil de l'UE.

17h24 : Création d’un mouvement national patriotique de jeunesse

Les députés russes ont voté la création en Russie d’un mouvement national pour enfants et adolescents, visant notamment à leur enseigner les valeurs patriotiques, un système rappelant les organisations de jeunesse soviétiques.

Ouvert à tous les enfants à partir de six ans, le mouvement, qui sera financé par l’Etat, est appelé à « préparer les enfants et les jeunes à la vie dans la société, en formant leur vision du monde sur la base des valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes (…), ainsi qu’en leur inculquant l’amour et le respect de la Patrie », selon les auteurs de l’initiative.

16h42 : Le litige sur le Svalbard est réglé

La Norvège a annoncé avoir réglé le litige avec la Russie concernant des cargaisons destinées à des mineurs russes dans son archipel arctique du Svalbard, un sujet de tensions récentes entre les deux pays.

Les conteneurs de marchandises russes, bloqués à la frontière du fait de l’interdiction de l’entrée de poids lourds russes sur le sol norvégien, ont été convoyés par des transporteurs norvégiens jusqu’au port de Tromsø et sont actuellement en route pour le Svalbard par bateau, a expliqué le ministère des Affaires étrangères.

« Il est positif que cette affaire ait désormais trouvé une solution », a commenté une de ses porte-parole dans un courriel à l’AFP.

16h27 : Des chars russes exposés en plein air à Varsovie

Sur la place touristique du château de Varsovie trônent deux chars cabossés et calcinés, flanqués d’écriteaux. On aurait pu penser à des pièces de musée s’il n’y avait eu des traces d’herbe et de boue sur leurs chenilles.

Ces deux blindés russes, un T-72 et un obusier 2S-19, ont été mis hors de combat par l’armée ukrainienne, respectivement près de Kiev et de Kharkiv, peu de temps après le début de l’invasion russe en février.

L’exposition, la première de ces prises de guerre, est baptisée « Pour votre liberté et pour la nôtre », un slogan ancien souvent utilisé aujourd’hui afin de souligner qu’en se défendant, les Ukrainiens défendent aussi la liberté et la démocratie dans d’autres pays de la région.

15h31 : TotalEnergies annonce renoncer à sa participation dans un champ pétrolier russe

Le géant énergétique TotalEnergies a annoncé mercredi avoir cédé sa participation de 20 % dans le gisement de Khariaga, dans l’Arctique russe, à la société russe Zaroubejneft, qui avait déjà hérité du rôle d’opérateur du site depuis 2016.

« En ligne avec nos principes d’actions énoncés le 22 mars dernier concernant notre désengagement du pétrole russe (…), TotalEnergies a convenu du transfert à Zaroubejneft des 20 % d’intérêts résiduels que la Compagnie détenait », a indiqué le groupe français dans un communiqué, précisant que « cette transaction est soumise à l’accord des autorités russes ».

14h36 : La Russie introduit de lourdes peines de prison pour appels à agir contre sa sécurité

La Russie a adopté mercredi une loi punissant de lourdes peines de prison les appels à agir contre sa sécurité, au moment où Moscou réprime toutes les voix s’opposant à son offensive militaire en Ukraine.

Le texte, prévoyant jusqu’à sept ans de prison pour ce crime, a été voté mercredi par les députés de la Douma d’Etat, la chambre basse du Parlement russe, qui a également alourdi les peines encourues pour espionnage et les cas de « collaboration confidentielle avec des étrangers ».

14h00 : La Norvège annonce une « solution » dans le litige avec Moscou sur l’approvisionnement du Svalbard
13h25 : Reprise de la production en Norvège après la fin forcée d’une grève

Le géant norvégien Equinor a annoncé la reprise de la production dans trois gisements de pétrole et de gaz, après l’intervention d’Oslo pour mettre fin à une grève qui menaçait les cruciales exportations de la Norvège.

Peu après l’intervention du gouvernement mardi soir, « le travail a commencé pour reprendre de façon sécurisée la production dans les installations affectées par la grève », a annoncé Equinor dans un communiqué. « Il est prévu que tous les gisements reviennent en pleine activité d’ici quelques jours », souligne la compagnie.

Trois petits gisements en mer du Nord – Oseberg Est, Oseberg Sud et Gudrun – avaient dû être arrêtés en raison du mouvement social. Il s’agit de deux champs de pétrole et un troisième de pétrole et de gaz.

13h15 : L’Ukraine doit lutter activement contre la corruption

L’Ukraine doit, dans son propre intérêt, s’atteler à combattre activement la corruption en perspective d’un afflux massif d’aides pour la reconstruction, estime le chef du Programme des Nations unies pour le développement. Lutter contre la corruption, endémique dans le pays même avant la guerre, « empêche le vol de son propre peuple », a déclaré Achim Steiner, en marge de la conférence de Lugano.

Cette dernière a permis aux dirigeants ukrainiens et leurs alliés de dessiner, lundi et mardi, les contours d’une future reconstruction du pays ravagé par l’armée russe. « La corruption en fin de compte est un vol, du développement national, du Trésor et, en fin de compte, des gens du pays », insiste Achim Steiner.

13h00 : Moscou reconnaît un contrôle sur un navire russe en Turquie

La diplomatie russe a reconnu mercredi que des contrôles turcs étaient en cours sur un cargo battant pavillon russe et qui serait chargé, selon Kiev, de blé ukrainien volé. « Le navire (Zhibek Zholy) est actuellement dans la rade du port de Karasu. Des procédures standards sont en cours, y compris un contrôle sanitaire », a indiqué un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexeï Zaïtsev. Le port de Karasu est sur la mer Noire

« A l’issue de celles-ci, les autorités turques autoriseront ou refuseront l’entrée dans le port, il n’est pas question de retenir ou d’arrêter le cargo », a-t-il ajouté lors d’un point presse. L’Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le Zhibek Zholy, est un cargo parti jeudi du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe, chargé de 7.000 tonnes de céréales obtenues illégalement.

12h35 : Bon, on s'accorde un peu de douceur

 

12h22 : A Kiev, une clinique pour soigner le traumatisme de la guerre

Sept psychologues mènent plusieurs sessions quotidiennes dans un cursus spécial de la clinique de réhabilitation psychologique de Kiev, baptisée « Sociotherapy ». Selon Oleg Olichevsky, à la tête du programme de thérapie ouvert le mois dernier, dix patients suivent actuellement le cursus, mais ce nombre devrait grimper à 30 à l’avenir : « Ce sera le principal axe de travail pour les dix ou quinze prochaines années, car chaque habitant du pays fait l’expérience de cette situation traumatique. »


 

12h15 : La situation sur le terrain au Sud

Un responsable russe issu des puissants services de sécurité (FSB) a pris la tête mardi du gouvernement de la région ukrainienne de Kherson, occupée par les forces russes. Sergueï Elisseïev était jusqu'alors premier adjoint au chef du gouvernement de la région russe de Kaliningrad (nord-ouest).

Les combats se poursuivent dans toute la région avec pour enjeu notamment les ports de la mer Noire. Les Ukrainiens continuent de contre-attaquer et de reprendre du terrain, souligne l'ancien général australien Mick Ryan, pour qui le front sud est le plus important du conflit sur le plan stratégique.

11h52 : La situation sur le terrain au Nord-Est

Dans la soirée de lundi, l'armée ukrainienne a fait état de tentatives d'assaut russes repoussées dans la région de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine. Trois civils y sont morts dans des bombardements survenus lundi avant l'aube, selon les autorités locales.

11h48 : La situation sur le terrain à l’Est

Au moins deux personnes ont été tuées et sept autres blessées dans un bombardement sur Sloviansk, la prochaine cible des forces russes, ont annoncé les autorités mardi.

« Sloviansk ! Bombardement massif de la ville. Le centre, le nord. Tout le monde reste à l’abri », a écrit sur Facebook Vadim Liakh, le maire de cette cité de quelque 100.000 habitants avant la guerre.

Après la chute de Lyssytchansk, l’urgence pour l’Ukraine est de contenir la progression russe vers l’ouest et deux villes majeures de la région voisine de Donetsk : Sloviansk et Kramatorsk. Selon le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kirilenko, dix personnes – dont deux enfants – avaient péri dimanche dans des frappes russes à Sloviansk et dans ses environs.


A Siversk, entre Lyssytchansk et Sloviansk, les militaires ukrainiens semblaient mardi vouloir tenir une ligne de défense entre cette localité et Bakhmout, plus au sud. L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) relève pour sa part que les Russes ont « poursuivi leurs offensives à l’est de Bakhmout pour se préparer à avancer vers Bakhmout et Siversk ».

 

11h15 : Avis défavorable à l’extradition d’un ex-banquier russe vers la Russie

Le richissime homme d’affaires russe Andreï Isaev, 63 ans, ne devrait pas être extradé, la cour d’appel d’Aix-en-Provence ayant rendu mercredi un avis défavorable à la demande des autorités judiciaires de Saint-Pétersbourg en janvier 2021.

« La chambre de l’instruction refuse votre remise. Sauf pourvoi éventuel, la procédure prend fin aujourd’hui. Vous ne serez pas extradé vers la Fédération de Russie », a expliqué la cour à Andreï Isaev, présent à l’énoncé de la décision qui ordonne, par ailleurs, la levée de son contrôle judiciaire. Le parquet général ayant lui-même requis cet avis défavorable, un pourvoi de sa part semble peu probable.

11 h00 : « Nous allons prendre très au sérieux la reconstruction de l’Ukraine »

« Nous allons prendre très au sérieux la reconstruction de l’Ukraine, la réforme de l’Ukraine, a déclaré le conseiller de Volodymyr Zelensky Alexander Rodnyansky en marge de la conférence de Lugano. C’est le message principal. » « Nous voulons montrer au monde que nous avons une feuille de route, un plan qui est faisable et qui pourra être exécuté et mis en œuvre à un moment donné », a poursuivi Alexander Rodnyansky, professeur associé d’économie à l’Université de Cambridge. « Nous voulons nous assurer d’avoir tout le soutien possible pour cela. »

10h45 : L’ex-président russe Medvedev évoque le recours à l’arme nucléaire

L’ex-président russe Dmitri Medvedev a évoqué mercredi le recours à l’arme nucléaire en excluant par avance l’éventualité de sanctions prises contre Moscou par la justice internationale, à l’heure ou la Cour pénale internationale (CPI) enquête sur des crimes de guerre présumés commis en Ukraine

« L’idée même de châtier un pays qui a le plus grand arsenal nucléaire au monde est absurde en soi. Et cela crée potentiellement une menace pour l’existence de l’humanité », a écrit sur son compte Telegram l’actuel vice-président du puissant Conseil de sécurité russe.

Dmitry Medvedev, ancien Premier ministre de Vladimir Poutine.
Dmitry Medvedev, ancien Premier ministre de Vladimir Poutine. - Ekaterina Shtukina/SPUTNI/SIPA

Autrefois considéré comme une figure modérée, Dmitri Medvedev, qui a été Premier ministre de 2012 à 2020, s’est imposé depuis le début de l’offensive russe en Ukraine comme l’un des détracteurs les plus féroces des pays occidentaux. Désormais abonné aux déclarations fracassantes, il a par exemple qualifié les adversaires de la Russie d'« enfoirés » et de « dégénérés ».

 

10h15 : Un deuxième Français tué dans les combats en Ukraine

Deuxième combattant français mort dans la guerre en Ukraine. Le décès a été annoncé ce mardi par le ministère français des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay a confirmé  une information de RTL lundi.

« Nous avons appris la triste nouvelle de ce décès », a indiqué le ministère dans un communiqué. « Nous présentons nos condoléances à sa famille, avec laquelle les services concernés (…) sont en contact ».

« Il a succombé à ses blessures le 25 juin dernier dans la région de Kharkiv. Il avait 20 ans et avait rejoint la légion internationale le 1er mars dernier, avait affirmé RTL. Grièvement blessé, dans le coma, Adrien D. était soigné dans un hôpital de campagne dans la région de Kharkiv », dans le nord-est de l’Ukraine. La suite c'est ci-dessous : 

 

10h00 : La Serbie, un terrain fertile pour le prosélytisme du Kremlin

Loin de Moscou, la propagande du Kremlin a trouvé d’excellents relais en Serbie, où la haine de l’Otan et des Etats-Unis est latente, héritage entre autres de la campagne de bombardements menée en 1999 pour mettre fin à la guerre du Kosovo.

Parmi les sept millions de Serbes, beaucoup se rangent du côté de Moscou dans le conflit ukrainien.

Sous la férule du président serbe Aleksandar Vucic, le contrôle du pouvoir sur les médias serbes s’est considérablement accru ces dernières années. Les rares voix indépendantes font l’objet de pressions intenses. Dans les semaines avant la guerre, Informer, le premier tabloïd serbe, a chanté à longueur d’articles les louanges du président russe Vladimir Poutine.

D’après la dernière enquête d’opinion menée par l’ONG indépendante CRTA, les deux tiers des gens se sentent « plus proches » de la Russie et les trois quarts estiment que Moscou a été acculée à la guerre « à cause des visées expansionnistes de l’Otan ».

Selon le même sondage, 40 % de la population aimerait que la Serbie abandonne sa candidature à l’Union européenne et s’allie à la Russie.

9h40 : Le problème des armes lourdes

« Les livraisons d’armes lourdes modernes compliquent les choses pour l’Ukraine au lieu de l’aider », assure à cet égard Alexandre Khramtchikhine, analyste à Institut militaire et politique de Moscou.

Le rapport du RUSI juge lui aussi qu’un rebond ukrainien ne saurait reposer sur « une livraison au coup par coup d’un grand nombre de flottes différentes d’équipements ». Au contraire, estiment les auteurs, les alliés « devraient rationaliser leur soutien autour d’un petit nombre de systèmes ».

9h32 : Le point munitions

Selon un rapport de l’institut britannique RUSI, « la Russie tire approximativement 20.000 obus de 152 mm par jour, à comparer à 6.000 pour l’Ukraine ». Mais les protagonistes ne disposent pas des mêmes moyens. La Russie s’appuie sur une production répartie sur son territoire, avec un réseau de communications maîtrisé. L’Ukraine, elle, ne résiste que grâce aux stocks et aux usines des Occidentaux

Autre avantage pour les Russes: leur production est par nature adaptée à leur armement, quand l'Ukraine jongle avec une multitude d'armes et de munitions d'origines diverses, les modèles soviétiques cohabitant avec les armements occidentaux les plus modernes.

Au-delà, ce sont donc les capacités de production et les munitions restantes qui sont en jeu. Aucun chiffre fiable n'a été obtenu par les journalistes présents sur place.

9h15 : Inflation et crise énergétique au menu des Rencontres d'Aix

Accélération de l'inflation, crise énergétique: de vendredi à dimanche, les 22e Rencontres économiques d'Aix-en-Provence réuniront experts, patrons et ministres autour des urgences économiques actuelles, dans un monde pas encore tout à fait remis de la crise sanitaire.

Les 350 orateurs conviés à Aix, rejoints par des jeunes, débattront aussi d'enjeux plus structurels comme le climat, la formation, le partage des richesses ou la raison d'être des entreprises. Plus de quatre mois après le lancement de l'offensive militaire russe, la situation en Ukraine ne fera pas l'objet d'un débat spécifique. Mais «l'Ukraine et la relation avec la Russie seront là tout le temps», promet Hippolyte d'Albis, le président du Cercle des économistes qui organise l'évènement.

8h59 : Moscou critique une violation de l'« étiquette diplomatique »

Le chef de la diplomatie russe s’est offusqué mercredi de la publication par la chaîne de télévision France 2 d’un entretien entre les présidents français et russe, quatre jours avant que Moscou lance son assaut contre l’Ukraine. « L’étiquette diplomatique ne prévoit pas de fuites unilatérales de (tels) enregistrements », a relevé le ministre Sergueï Lavrov, au cours d’un déplacement au Vietnam.

8h52 : La libération de Brittney Griner, une « priorité » pour Biden

Libérer Brittney Griner, emprisonnée en Russie depuis février pour contrebande de drogue, est une « priorité » pour Joe Biden, a assuré mardi sa porte-parole, indiquant, de manière assez laconique, que le président avait lu la lettre adressée par la star américaine de basketball féminin.

La basketteuse Brittney Griner.
La basketteuse Brittney Griner. - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

« Le président a lu la lettre », a ajouté Karine Jean-Pierre mardi lors de son point presse quotidien, sans s’étendre sur la réaction de Joe Biden à cette missive aux accents douloureux. « Ce sujet est une priorité pour le président » et il « fait tout ce qu’il peut », a encore dit la porte-parole de la Maison Blanche.

8h21 : Le Caesar toujours à l’honneur en Ukraine

 

8h03 : Un bilan « intolérable » pour les civils

« Les civils font les frais d’hostilités qui ne semblent pas avoir de fin », a déploré la Haute-commissaire aux droits humains, Michelle Bachelet mardi à Genève. Elle a estimé que le bilan civil de la guerre en Ukraine était « intolérable ». La mort de près de 5.000 civils a été confirmée et le bilan est certainement bien plus lourd.

7h51 : Interdit de couvrir son passeport avec les armoiries de l’Ukraine

En Russie, il est à présent interdit de couvrir son passeport avec les armoiries de l’Ukraine. C’est considéré comme un « discrédit de l’armée russe » et un tribunal de Omsk a condamné Zakhar Zakurdayev à une amende de 30.000 roubles (environ 467 euros) pour cette raison, rapporte le média d'opposition biélorusse Nexta. 


 

7h40 : Le conflit en carte

On vous présente la carte de l’Ukraine avec

  • En jaune : Les territoires contrôlés par l’Ukraine
  • En violet : Les territoires occupés par la Russie avant l’invasion de février
  • En rouge : Les territoires occupés par la Russie depuis l’invasion de février
  • En rose : Les territoires où les forces russes sont en mouvement

 

7h27 : On rembobine

Vous n’avez pas suivi l’actualité en Ukraine mardi ? Vous pouvez retrouver toutes les infos importantes dans notre récap' quotidien :

Ou, pour les plus assidus, parcourir notre live de la veille :

 

7h16 : Sergueï Jirnov, ex-espion du KGB et contempteur de Poutine

Jusqu’en 1992, Sergueï Jirnov était un espion russe, un « illégal » vivant sous couverture en France. Trente ans plus tard, il fréquente les plateaux de télévision, où il éreinte le président Vladimir Poutine, cet ancien « bandit de Leningrad » qu’il accuse d’avoir envahi l’Ukraine en « kamikaze ».

L’ex-agent de l’ombre, 61 ans et la silhouette sportive, a croisé à quatre reprises le chemin de celui qui deviendra le tout-puissant chef de l’Etat de la Fédération de Russie. Un homme qu’il « méprise », affirme-t-il dans « L’engrenage », ouvrage qu’il lui consacre, sorti en juin. Vladimir Poutine « est Russe comme moi, mais il incarne tout ce que je n’aime pas : le cynisme, le mensonge, l’absence d’empathie, la brutalité », avertit-il dès les premières pages du livre.


Lors de leur première rencontre, alors qu’il n’est qu’un simple étudiant, Sergueï Jirnov affirme avoir été « torturé psychologiquement » par le futur président, déjà kagébiste, parce qu’il avait parlé trop longtemps en français à un étranger durant les Jeux olympiques de Moscou en 1980.

7h16 : Sergueï Jirnov, ex-espion du KGB et contempteur de Poutine

Jusqu’en 1992, Sergueï Jirnov était un espion russe, un « illégal » vivant sous couverture en France. Trente ans plus tard, il fréquente les plateaux de télévision, où il éreinte le président Vladimir Poutine, cet ancien « bandit de Leningrad » qu’il accuse d’avoir envahi l’Ukraine en « kamikaze ».

L’ex-agent de l’ombre, 61 ans et la silhouette sportive, a croisé à quatre reprises le chemin de celui qui deviendra le tout-puissant chef de l’Etat de la Fédération de Russie. Un homme qu’il « méprise », affirme-t-il dans « L’engrenage », ouvrage qu’il lui consacre, sorti en juin. Vladimir Poutine « est Russe comme moi, mais il incarne tout ce que je n’aime pas : le cynisme, le mensonge, l’absence d’empathie, la brutalité », avertit-il dès les premières pages du livre.


Lors de leur première rencontre, alors qu’il n’est qu’un simple étudiant, Sergueï Jirnov affirme avoir été « torturé psychologiquement » par le futur président, déjà kagébiste, parce qu’il avait parlé trop longtemps en français à un étranger durant les Jeux olympiques de Moscou en 1980.

7h05 : L’enjeu crucial des stocks de munitions

La guerre en Ukraine offre depuis février le sombre spectacle d’un conflit de haute intensité dans lequel l’artillerie est décisive et dont l’issue pourrait se jouer aussi sur un élément de logistique essentiel : les stocks de munitions. Particulièrement gourmandes en projectiles de toutes sortes, de la balle de fusil d’assaut à l’obus de 155 mm en passant par le missile de précision, les armées ukrainienne et russe se livrent à une guerre d’attrition des munitions, comme avec soldats et équipements. Objectif : durer plus longtemps que l’ennemi.

« C’est la question du moment », confirme un haut gradé européen qui a requis l’anonymat. « C’est une question de flux et de stocks (…). Ce qui caractérise un conflit de haute intensité, c’est la consommation extrêmement élevée de munitions de tous calibres ».

 

6h43 : La Lettonie va rétablir le service militaire obligatoire

Le ministre letton de la Défense Artis Pabriks a annoncé mardi la restauration en 2023 du service militaire obligatoire dans un contexte de tensions croissantes avec la Russie voisine et de guerre en Ukraine. « Le système militaire actuel de la Lettonie a atteint ses limites. En même temps, nous n’avons aucune raison de penser que la Russie va changer de comportement », a-t-il expliqué.

La Lettonie avait abandonné le service obligatoire après avoir rejoint l’Otan. Depuis 2007, l’armée de ce pays balte membre de l’UE est constituée de militaires de carrière et de volontaires de la Garde nationale qui servent dans l’infanterie à temps partiel le week-end. Le pays de moins de deux millions d’habitants ne compte actuellement que 7.500 soldats en service actif et membres de la Garde nationale, soutenus par 1.500 soldats de l’Otan.

6h35 : Les civils appelés à évacuer Sloviansk

Les forces russes continuaient de progresser ce mercredi dans le Donbass, où les habitants de Sloviansk sont appelés à évacuer face aux intenses bombardements. « Mon principal conseil : évacuez ! », a ainsi lancé mardi soir le gouverneur de la région de Donestk Pavlo Kyrylenko à l’adresse des habitants de la ville, ajoutant que « pendant la semaine, il n’y a pas eu un jour sans bombardement ».

Il avait annoncé quelques heures plus tôt deux morts et sept blessés dans des frappes qui ont notamment visé le marché de la ville. « Une fois encore, les Russes visent intentionnellement des endroits où se rassemblent les civils. C’est du terrorisme pur et simple », a dénoncé Pavlo Kyrylenko.

6h24 : Fin de la conférence internationale à Lugano

Organisée pour tenter de dessiner les contours de la reconstruction de l’Ukraine, dont Kiev évalue le coût à 750 milliards de dollars, la conférence internationale de deux jours à Lugano en Suisse a pris fin mardi soir.

Dans une déclaration, les pays alliés, des institutions internationales et le secteur privé « s’engagent pleinement à soutenir l’Ukraine tout au long de son parcours », appelant à un « processus de rétablissement transparent et responsable ».

L’utilisation de ces milliards de dollars inquiète toutefois dans un pays perclus de corruption. Dans son rapport 2021 sur la corruption, l’ONG Transparency International classait l’Ukraine 122e sur 180 pays, et la Russie 136e. « Quand nous disons que nous sommes prêts à aller vite, nous voulons vraiment dire vite », a cependant voulu rassurer le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, venu à Lugano.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. La prise du Donbass est toujours l’objectif principal de la Russie. Les forces russes contrôlant la quasi-totalité de la région de Lougansk, elles cherchent désormais à faire de même dans celle de Donetsk. Pour y parvenir, la ville de Sloviansk est sous le feu des bombardements russes depuis plusieurs jours.