Australie : Un homme condamné à dix ans de prison après des transformations corporelles extrêmes

BODMOD L’une des clientes de l’accusé était morte d’une septicémie après une implantation sous-cutanée

20 Minutes avec agence
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Allégorie de la justice, illustration
Allégorie de la justice, illustration — Pixabay

Un homme de 41 ans a été condamné à dix ans de prison en Australie pour « homicide involontaire, mutilation génitale féminine » et « lésions corporelles graves causées intentionnellement », rapporte Vice dans un article relayé par Slate. Entre 2015 et 2017, il aurait réalisé des modifications corporelles (BodMod en anglais) sur trois femmes, avec, à chaque fois, de lourdes conséquences.

Une septicémie mortelle

Le « BodMod » est une pratique qui consiste à transformer son corps avec des scarifications, des implantations sous-épidermiques, des amputations. L’une des femmes est ainsi morte d’une septicémie consécutive à l’infection de l’implant installé dans sa main droite.

L’enquête a notamment permis de démontrer que l’homme, qui « n’était pas enregistré en tant que praticien de santé », lui avait déconseillé de consulter un médecin. « Si elle avait eu un avis médical urgent, même à ce moment-là, elle aurait eu de bonnes chances de survie », a estimé le juge.

Des « négligences graves »

Une autre cliente, à qui les lèvres génitales ont été retirées, aurait de son côté « ressenti une telle douleur qu’elle était incapable de porter des sous-vêtements ou d’utiliser des tampons » pendant un an. La dernière victime aurait quant à elle particulièrement souffert après s’être fait retirer une « grosse portion de graisse » de son abdomen.

Selon le tribunal, les actions du prévenu ont ainsi « fait l’objet d’une négligence grave », d’autant que les procédures d’hygiène n’auraient pas été respectées.