Guerre en Ukraine : Paris confirme la mort d’un second combattant Français en Ukraine…

LIVE Suivez avec nous les informations sur le conflit en ce mardi 5 juillet 2022

C.POH, X.M, D.R, et M.P
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Un bombardement russe "massif" a touché mardi la ville de Sloviansk dans l'Est de l'Ukraine.
Un bombardement russe "massif" a touché mardi la ville de Sloviansk dans l'Est de l'Ukraine. — Genya SAVILOV / AFP

L’ESSENTIEL

  • Vladimir Poutine a ordonné lundi à ses forces de poursuivre leur offensive dans l’est de l’Ukraine, au lendemain de la prise de Lyssytchansk. « Nous devons briser » l’ennemi, a pour sa part lancé lundi son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
  • A l’ouverture lundi d’une conférence internationale de deux jours en Suisse pour préparer la reconstruction de l’Ukraine, Kiev a évalué le coût de ce chantier à 750 milliards de dollars.
  • Dimanche soir, l’état-major de l’armée ukrainienne avait annoncé le retrait de ses unités engagées à Lyssytchansk, le dernier bastion de Kiev dans la région de Lougansk (est), que Moscou dit désormais contrôler totalement. Pour les forces ukrainiennes, l’urgence est désormais de contenir la progression russe vers l’ouest et deux villes majeures de la région voisine de Donetsk : Sloviansk et Kramatorsk.

A VOIR

A LIRE AUSSI

 

C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivis. Retrouvez toutes les informations sur la guerre en Ukraine sur notre site.
23h06 : En Norvège, vers la fin de la grève menaçant les exportations de gaz

Le gouvernement norvégien a annoncé mardi avoir renvoyé le conflit entre les salariés grévistes du gaz et du pétrole et leurs employeurs devant une instance indépendante, imposant de fait, selon la loi norvégienne, l’arrêt de la mobilisation.

Le gouvernement est intervenu après que des débrayages ont conduit mardi à la fermeture de trois petits champs pétroliers et gaziers en mer du Nord, et alors que le puissant syndicat norvégien Lederne a annoncé de nouveaux arrêts de travail ces prochains jours pour obtenir de meilleurs salaires.

« L’aggravation annoncée du mouvement est très inquiétante dans la situation actuelle, avec la crise de l’énergie et la situation géopolitique, il y a une guerre en Europe », a expliqué dans un communiqué le ministre du Travail Marte Mjos Persen. La loi norvégienne permet au gouvernement d’obliger direction et syndicats à se plier à la décision d’une instance indépendante.

21h37 : Des pays occidentaux appellent à exclure la Russie des instances sportives

Des pays occidentaux ont appelé mardi les fédérations sportives internationales à écarter leurs membres russes et biélorusses après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Dans un communiqué commun, 35 pays occidentaux ainsi que le Japon et la Corée du Sud ont appelé à ce qu’aucun événement sportif n’ait lieu en Russie ou à la Biélorussie et à ce que leurs sportifs soient bannis des compétitions internationales, demande qu’ils avaient déjà exprimée le 8 mars.

Les signataires ont cette fois également recommandé que les instances russes et biélorusses soient suspendues des fédérations sportives internationales. « Les individus proches des Etats russe et biélorusse, y compris les responsables gouvernementaux mais pas seulement, devraient être écartés des postes d’influence au sein des fédérations sportives internationales comme les conseils ou les comités d’organisation », affirme le communiqué des ministres des Sports et des responsables culturels, publié par le département d’Etat américain.

21h37 : Des pays occidentaux appellent à exclure la Russie des instances sportives

Des pays occidentaux ont appelé mardi les fédérations sportives internationales à écarter leurs membres russes et biélorusses après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Dans un communiqué commun, 35 pays occidentaux ainsi que le Japon et la Corée du Sud ont appelé à ce qu’aucun événement sportif n’ait lieu en Russie ou à la Biélorussie et à ce que leurs sportifs soient bannis des compétitions internationales, demande qu’ils avaient déjà exprimée le 8 mars.

Les signataires ont cette fois également recommandé que les instances russes et biélorusses soient suspendues des fédérations sportives internationales. « Les individus proches des Etats russe et biélorusse, y compris les responsables gouvernementaux mais pas seulement, devraient être écartés des postes d’influence au sein des fédérations sportives internationales comme les conseils ou les comités d’organisation », affirme le communiqué des ministres des Sports et des responsables culturels, publié par le département d’Etat américain.

20h20 : Le cargo russe Zhibek Zholy toujours au large des côtes turques

Un cargo battant pavillon russe, au centre d’une bataille diplomatique entre Kiev et Moscou, restait ancré mardi au large de la Turquie en mer Noire pour le cinquième jour consécutif, a constaté une équipe de l’AFP.

L’Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le Zhibek Zholy, parti jeudi du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe, est chargé de 7.000 tonnes de céréales obtenues illégalement.

Une source diplomatique turque a affirmé mardi à l’AFP qu’une « inspection » était en cours à son bord.

20h20 : Le cargo russe Zhibek Zholy toujours au large des côtes turques

Un cargo battant pavillon russe, au centre d'une bataille diplomatique entre Kiev et Moscou, restait ancré mardi au large de la Turquie en mer Noire pour le cinquième jour consécutif, a constaté une équipe de l'AFP.

L'Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le Zhibek Zholy, parti jeudi du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe, est chargé de 7.000 tonnes de céréales obtenues illégalement.

Une source diplomatique turque a affirmé mardi à l'AFP qu'une "inspection" était en cours à son bord.

19h24 : L’ONU dénonce un « bilan intolérable » pour les civils

La Haute-commissaire aux droits de l’Homme Michelle Bachelet a fustigé mardi à Genève le bilan civil « intolérable » du conflit ukrainien, avec près de 5.000 victimes civiles confirmées depuis le début de l’offensive russe il y a cinq mois.

« Les civils font les frais d’hostilités qui ne semblent pas avoir de fin », a déploré la Haute-commissaire devant le conseil des droits de l’Homme, en marge de la présentation d’un rapport sur la situation des droits humains en Ukraine.

Selon le dernier bilan de l’organe onusien, daté du 3 juillet, 4.889 civils, dont 335 enfants, ont été tués depuis le début du conflit – un chiffre probablement sous-évalué.

La Haute-commissaire a également critiqué les nombreuses violations de droits humains visant les populations civiles. « Au nom de chaque victime de cette guerre absurde, les exécutions, la torture et les détentions arbitraires doivent cesser », a-t-elle lancé.

19h19 : Paris confirme la mort d’un second combattant Français en Ukraine

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé mardi la mort en Ukraine d’un second combattant français, confirmant une information de RTL lundi.

« Nous avons appris la triste nouvelle de ce décès », a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué. « Nous présentons nos condoléances à sa famille, avec laquelle les services concernés (…) sont en contact ».

 

18h04 : Deux morts dans le bombardement russe « massif » sur Sloviansk, dans l’Est

Au moins deux personnes ont été tuées et sept autres blessées dans le bombardement « massif » qui a frappé ce jour Sloviansk, nouvelle cible des forces russes dans l’est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités mardi.

17h06 : Le chef de la Douma veut réexaminer un accord maritime avec la Norvège

Le chef de la chambre basse du Parlement russe a appelé mardi à envisager la rupture d’un accord de délimitation maritime avec la Norvège, en réponse au blocage du transit de marchandises vers un archipel arctique.

La Commission des affaires étrangères de la Douma « va examiner la question (de la dénonciation de l’accord maritime) et ensuite informer les députés », a déclaré le président de la Chambre basse, Viatcheslav Volodine, selon le site de l’assemblée.

16h39 : Pas d’intervention biélorusse en Ukraine

Svetlana Tikhanovskaïa, la cheffe de file de la dissidence biélorusse, a estimé mardi qu’une intervention militaire biélorusse en Ukraine était peu probable, malgré l’alliance entre Moscou et Minsk.

« Je doute vraiment que les troupes biélorusses, les soldats participent à l’invasion de l’Ukraine », a-t-elle affirmé en conférence de presse à Varsovie.

16h : Le cargo russe Zhibek Zholy toujours au large des côtes turques

Un cargo battant pavillon russe, au centre d’une bataille diplomatique entre Kiev et Moscou, restait ancré mardi au large de la Turquie en mer Noire pour le cinquième jour consécutif,.

L’Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le Zhibek Zholy, parti jeudi du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe, est chargé de 7.000 tonnes de céréales obtenues illégalement.

15h35 : La France fait don d’un labo mobile d’analyse ADN à l’Ukraine

La France va faire don d’un laboratoire mobile d’analyse ADN à l’Ukraine, pour faciliter les enquêtes sur les crimes commis par l’armée russe depuis l’invasion du 24 février, a annoncé mardi un haut diplomate lors de la conférence de Lugano.

15h14 : Pour Zelensky la Biélorussie n’entrera pas en guerre

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit mardi « croire » que le Biélorussie, un allié de Moscou, ne se laissera pas « entraîner » dans la guerre livrée par la Russie à son pays.

« Nous croyons que le Biélorussie ne sera pas entraîné dans cette guerre, mais il y a des provocations, et elles continueront », a-t-il déclaré en visio-conférence lors du forum annuel du groupe The Economist sur le monde qui change, tenu cette année à Athènes.

14h56 : L’Otan intègre la Suède et la Finlande dans sa ligne de défense face à la Russie

L’Otan a lancé mardi le processus d’intégration de la Suède et de la Finlande, qui permettra à l’Alliance d’organiser une ligne de défense unie de l’Arctique à la Méditerranée face aux menées de la Russie mais dépendra du bon vouloir d’Ankara.

La signature des protocoles d’adhésion par les ambassadeurs des trente pays membres a ouvert mardi au siège de l’Otan le processus de ratification. « Je compte sur les alliés pour une ratification rapide », a lancé Jans Stoltenberg, secrétaire général de l’Alliance, optant néanmoins pour la prudence.

14h13 : Le cargo russe Zhibek Zholy toujours au large des côtes turques

Un cargo battant pavillon russe, au centre d’une bataille diplomatique entre Kiev et Moscou, restait ancré mardi au large de la Turquie en mer Noire pour le cinquième jour consécutif.

L’Ukraine, qui accuse la Russie de voler ses récoltes de blé, affirme que le Zhibek Zholy, parti jeudi du port ukrainien de Berdiansk, sous occupation russe, est chargé de 7.000 tonnes de céréales obtenues illégalement.

Moscou a reconnu lundi que le navire battait pavillon russe, mais a rejeté toute faute. « Nous devons examiner la situation », a déclaré à des journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. « Le navire apparaît comme russe et bat pavillon russe. Je pense qu’il appartient au Kazakhstan et que la livraison initiale était prévue dans le cadre d’un contrat signé entre la Turquie et l’Estonie », a affirmé le ministre.

Malgré la pression ukrainienne, la Turquie, membre de l’Otan, reste muette depuis vendredi au sujet du Zhibek Zholy. La Turquie est considérée comme une alliée de l’Ukraine à laquelle elle fournit des drones de combat. Mais Ankara veille à garder une position neutre envers la Russie, dont elle dépend pour ses approvisionnements en gaz notamment.

13h58 : Bombardement russe « massif » sur la ville de Sloviansk, dans l’Est

La ville de Sloviansk, prochaine cible des forces russes dans l’est de l’Ukraine, subit un bombardement « massif », a annoncé mardi son maire, appelant les habitants à se mettre à l’abri.

« Sloviansk ! Bombardement massif de la ville. Le centre, le nord. Tout le monde reste à l’abri », a écrit sur Facebook Vadim Liakh, le maire de cette ville de quelque 100.000 habitants avant la guerre.

13h58 : Bombardement russe « massif » sur la ville de Sloviansk, dans l’Est
13h51 : Des armes occidentales livrées à l’Ukraine finissent sur le « marché noir », accuse Moscou

La Russie a affirmé mardi que des équipements militaires livrés par les pays occidentaux à l’Ukraine étaient désormais présents sur le marché noir des armes ainsi qu’au Proche-Orient, sans toutefois en apporter la preuve.

Une partie des armes livrées à Kiev « se propage au Moyen-Orient, et finit également sur le marché noir », a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d’une allocution retransmise à la télévision.

Il n’a toutefois avancé aucun élément concret pour étayer ses affirmations.

13h46 : L’euro au plus bas depuis 2002, l’économie de l’UE inquiète

L’euro a plongé mardi à son plus bas depuis près de 20 ans face au dollar, s’approchant de la parité, emporté par les tensions sur l’énergie en Europe provoquées par la guerre en Ukraine.

A moins de 1,03 dollar pour un euro, la monnaie unique européenne évolue à un niveau plus vu depuis fin 2002, dans ses premiers jours, quand les inconnues étaient encore multiples sur la nouvelle devise.

Désormais, ce sont les risques causés par l’invasion russe de l’Ukraine et l’envolée des prix du gaz qu’elle provoque, qui pèsent sur l’euro.

13h35 : Maryna Viazovska, l’Ukrainienne médaillée Fields « changée pour toujours » par la guerre

La mathématicienne ukrainienne Maryna Viazovska, distinguée mardi par la médaille Fields, la plus prestigieuse dans sa discipline, a vu sa « vie changer pour toujours » avec l’invasion de son pays par la Russie.

« Je viens de Kiev, en Ukraine, et en février ma vie a changé pour toujours. Pas seulement la mienne, mais celle de tout le monde, et particulièrement des gens de mon pays », a dit la lauréate de 37 ans dans une courte vidéo accompagnant la remise de son prix à Helsinki.

Ses parents et sa sœur vivaient à Kiev et quand la guerre a éclaté, elle « ne pouvait plus penser à rien d’autre, y compris les mathématiques ». Elle dit alors avoir réalisé « à quel point » elle s’était trompée à tenir la paix pour acquise. Elle a utilisé la concentration nécessaire à son enseignement pour « oublier la peur et la peine » qu’elle éprouvait.

12h23 : L’Ukraine et ses alliés posent les principes pour guider la reconstruction

L’Ukraine et ses alliés dans la lutte contre l’envahisseur russe se sont accordés mardi en Suisse sur les principes qui devront guider la reconstruction du pays, notamment la lutte contre la corruption et la poursuite des réformes.

Des dizaines de responsables des principaux pays alliés de l’Ukraine dans sa résistance contre Moscou, d’institutions internationales et du secteur privé se sont réunis depuis lundi à Lugano dans le sud du pays alpin, pour redire leur solidarité avec le pays envahi par Moscou et poser les jalons de la reconstruction, qui selon le mot du président ukrainien Volodymyr Zelensky sera une tâche « colossale ».

11h39 : L'appel à l'aide de la basketeuse americaine, Brittney Griner

La star américaine du basket féminin Brittney Griner a demandé lundi à son président Joe Biden, dans une lettre dont des extraits ont été rendus public par sa famille, de tout faire pour la libérer de la prison russe où, accusée par les autorités locales de contrebande de drogue, elle est incarcérée depuis février.

 

10h45 : La Commission européenne planche sur une réforme du calcul des prix de l'énergie

Pour contenir les tarifs d'énergie, la Commission européenne travaille sur une réforme de leur mode de calcul, actuellement indexé le prix du gaz et critiqué par plusieurs Etats membres, a confirmé mardi la commissaire Margrethe Vestager.

Depuis l'invasion russe de l'Ukraine et les sanctions prises par les Européens à l'encontre de Moscou, le gaz s'est considérablement renchéri, et les prix de l'énergie en zone euro ont bondi de 41,9% sur un an, selon Eurostat.

10h19 : La Russie accuse l’Ukraine de torturer des prisonniers de guerre

La Russie a indiqué mardi enquêter sur les tortures qu’auraient subi des soldats russes capturés par les forces ukrainiennes et qui ont été libérés lors d’un échange de prisonniers avec l’Ukraine. « Le Comité d’enquête russe vérifie des faits de traitements inhumains des soldats russes prisonniers de l’Ukraine », a indiqué ce puissant organisme chargé des enquêtes pénales en Russie, dans un communiqué.

La Russie et l’Ukraine ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers de guerre depuis l’offensive russe contre son voisin le 24 février. Le dernier en date remonte au 29 juin et concernait 144 Ukrainiens et autant du côté russe. Certains des Russes libérés à cette occasion ont fait état de « nombreux faits des violences qu’ils avaient subies » lors de leur détention, selon le communiqué, faisant état de coups, de torture à l’électricité ou encore de privation d’eau ou de nourriture.

10h15 : L’Otan lance la ratification pour les adhésions de la Suède et de la Finlande

 

Les trente pays membres de l’Otan ont lancé mardi le processus de ratification pour les adhésions de la Suède et de la Finlande, a annoncé le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg.

« La signature des protocoles d’adhésion lance le processus de ratification dans chacun des pays membres », a-t-il expliqué avant que les ambassadeurs des pays de l’Alliance ne paraphent ces protocoles. Un pays, la Turquie, a conditionné sa ratification aux respects des engagements pris par les deux pays nordiques lors du sommet de Madrid pour la lutte contre le terrorisme.

9h30 : Un ancien du FSB à la tête du gouvernement de la région occupée de Kherson ​

Un responsable russe issu des puissants services de sécurité (FSB) a pris la tête mardi du gouvernement de la région ukrainienne de Kherson, occupée par les forces russes.

Sergueï Elisseïev, jusqu’alors premier adjoint au chef du gouvernement de la région russe de Kaliningrad (Nord-Ouest), « est devenu chef du gouvernement de la région de Kherson », a indiqué lundi soir sur Telegram Vladimir Saldo qui dirige l’administration d’occupation russe.

9 heures : eures : La situation sur le terrain dans l’Est

Dans le bassin du Donbass, déjà en partie tenu par des séparatistes prorusses depuis 2014, l’armée ukrainienne a annoncé son retrait de Lyssytchansk, huit jours après avoir évacué la ville jumelle de Severodonetsk. Le chef de l’Etat russe a ordonné à ses forces de « mener à bien leurs missions » en application des « plans déjà approuvés ».

« L’attention de la Russie va maintenant très certainement se tourner vers la conquête de la région de Donetsk », dont une grande partie reste sous le contrôle de Kiev, souligne le ministère britannique de la Défense.

L’armée russe semble désormais concentrer ses efforts sur les localités de Sloviansk et Kramatorsk, pilonnées sans relâche.


« Les forces russes vont probablement avancer ensuite vers Siversk, bien qu’elles puissent lancer davantage d’attaques significatives sur Bakhmout ou Sloviansk, à la place ou en même temps, prévoit l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW). Les forces ukrainiennes continueront probablement à se replier en combattant vers l’autoroute E40 qui va de Sloviansk à Debaltseve en passant par Bakhmout. »

8h57 : La situation sur le terrain dans le Sud

Volodymyr Zelensky a salué des signes positifs dans la région de Kherson, occupée par la Russie depuis les premiers jours de la guerre. Les Russes tentent de reprendre des positions perdues et d'«empêcher l'armée ukrainienne de contre-attaquer dans les régions de Kherson et de Mykolaïv», selon l'état-major ukrainien.

Symboliquement, l'Ukraine a de nouveau hissé son drapeau sur l'île aux Serpents, quelques jours après le retrait des forces russes qui ont cédé le contrôle de cette île stratégique de la mer Noire sous la pression ennemie.

 

8h55 : La situation sur le terrain au Nord-Est

A Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, trois civils ont péri dans des bombardements lundi avant l’aube, selon les autorités locales. La Russie a affirmé avoir touché par des frappes aériennes « les points de déploiement provisoires de la 92e brigade mécanisée et de la 40e brigade d’artillerie ukrainiennes » à Kharkiv « où se trouvaient environ 200 militaires ukrainiens ».

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait état dimanche de progrès dans cette zone.

8h51 : L’Ukraine veut devenir le « pays le plus numérique du monde »

L’Ukraine veut devenir le « pays le plus numérique du monde », pour que son Etat et ses services publics continuent à fonctionner même en pleine guerre, a expliqué lundi le vice-premier ministre Mykhaïlo Fedorov lors de la conférence sur la reconstruction du pays à Lugano (Suisse).

8h48 : « Nous devons briser » l’ennemi

« Nous devons briser » l’ennemi, a lancé Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne lundi soir, « c’est une mission difficile, qui nécessite du temps et des efforts surhumains. Mais nous n’avons pas d’autre choix ».

 

8h40 : A Kiev, une clinique pour soigner le traumatisme de la guerre

Selon les psychologues du centre de crise de la clinique de réhabilitation psychologique de Kiev baptisée « Sociotherapy », les semaines passées dans des caves servant d’abris antiaériens, l’obligation de fuir sa maison et de laisser tout derrière soi peut causer un niveau de stress et d’anxiété dont il est difficile de se débarrasser seul.

« Il y a un nombre énorme de gens avec des syndromes de stress post-traumatique, aussi appelé PTSD, indique Denys Starkov, psychologue à la clinique ouverte le mois dernier. Les psychologues sont envahis par des clients. » Le cursus de trois semaines que le centre propose se compose principalement de sessions de groupes pour des gens souffrant d’anxiété, de crises de panique et de souvenirs douloureux.

Les soins sont gratuits et comprennent 15 sessions thématiques visant à comprendre son traumatisme et à apprendre à y faire face. Seuls des civils adultes peuvent pour le moment s’y inscrire, excluant ainsi les soldats et les enfants. Une équipe de sept psychologues y mène plusieurs sessions quotidiennes et dix patients suivent actuellement le cursus, mais ce nombre devrait grimper à 30 à l’avenir.

8h15 : En Chine, réserves de porc vs inflation

La Chine envisage de puiser dans ses réserves nationales de porc pour stabiliser les prix de la viande et enrayer la spéculation, a indiqué mardi la puissante agence de planification économique (NDRC). Au menu d’innombrables plats, le porc, qui est la viande la plus consommée en Chine, a vu son prix bondir le mois dernier de plus de 30 % sur un an.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, la Chine est relativement épargnée par la flambée mondiale des prix dans l’alimentaire. Mais les autorités gardent un œil attentif sur les cours du porc, depuis qu’une épidémie de peste porcine a décimé le cheptel chinois en 2019. Alors confronté à une flambée des prix, le pouvoir avait puisé dans ses réserves stratégiques pour parer à tout mécontentement à l’approche des célébrations marquant le 70e anniversaire de la Chine communiste.

7h58 : Une ligne de front plus facilement défendable pour Kiev ?

Après la prise de Lyssytchansk par la Russie et le contrôle de la région ukrainienne de Lougansk, les forces ukrainiennes pourront désormais se replier sur une ligne de front plus facilement défendable, selon le ministère britannique de la Défense. Dans son point quotidien sur la situation en Ukraine, Londres admet une certaine « coordination » des forces russes et une victoire stratégique notamment par rapport à « l’objectif politique » que représentait la « libération du Donbass » pour Moscou.


 

7h47 : 90 % des éoliennes ukrainiennes détruites par la guerre

 

7h40 : En Russie, les astrologues profitent de la guerre

Il y aura-t-il une guerre nucléaire ? Qui va gagner ? Mon enfant est-il mort ? Nombre de Russes s’en remettent à des astrologues pour savoir quel tour prendra le conflit en Ukraine, qui a coupé leur pays d’une bonne partie du monde. Rendue célèbre par le bouche-à-oreille à Saint-Pétersbourg, Elena Koroleva prédit la victoire de Moscou à ses clients, qu’elle reçoit dans son appartement où deux chats rôdent entre des piles de livres.

« Les gens veulent savoir ce que deviendra la Russie, coupée du reste du monde » du fait des sanctions occidentales prises après l’offensive contre l’Ukraine, raconte cette philologue de formation de 63 ans, portant queue-de-cheval grise et lunettes.

« Le cataclysme mondial s’accentuera en septembre, mais la Russie en sortira stable et prospère », assure l’astrologue qui facture une consultation 5.000 roubles (80 euros). Depuis le début de l’assaut russe le 24 février, les demandes ont bondi, dit-elle, sans vouloir révéler l’étendue de sa clientèle.

7h29 : Mais pourquoi le blé est-il si important ?

Sous forme de semoule, de farine ou de pain, « le blé, tout le monde en mange, mais tout le monde n’est pas capable d’en produire », résume l’économiste français Bruno Parmentier, auteur de « Nourrir l’humanité ».

Aujourd’hui, seule une dizaine de pays produisent assez de blé tendre pour pouvoir en exporter : la Chine, premier producteur mondial, en importe des quantités pour nourrir 1,4 milliard d’habitants, les grands exportateurs se retrouvant en Russie, aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Ukraine.

Consommé par des milliards d’humains et largement subventionné par les États, le blé est « la céréale majeure de la sécurité alimentaire mondiale », souligne Sébastien Abis, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris. Le maïs, davantage produit, est « avant tout utilisé pour l’alimentation animale ou des besoins industriels ».

7h21 : La Tunisie cherche l’autosuffisance en blé dur

Durement touchée par la flambée des prix des céréales provoquée par la guerre en Ukraine, la Tunisie, qui importe 66 % de sa consommation de céréales et notamment de la région de la mer Noire, veut réduire sa dépendance.

Si elle continuera à importer du blé tendre pour son pain, elle vise l’autosuffisance en blé dur, ingrédient essentiel de l’alimentation dans les pays du Maghreb pour les mets à base de couscous et de pâtes, dont les Tunisiens sont les seconds consommateurs mondiaux derrière les Italiens, avec 17 kg de pâtes par habitant et par an.

Mais les agriculteurs des plaines ensoleillées de Cebalet Ben Ammar, au nord de la capitale Tunis, sont pénalisés par du matériel délabré et un manque d’aide financière du gouvernement.

7h12 : On reprend le fil

Vous n'avez pas suivi l'actualité en Ukraine lundi ? Aucun problème, vous pouvez vous replonger dans les évènements de cette guerre au coeur de l'Europe avec notre récap' quotidien : 

Et pour les plus assidus, notre live du lundi avec toutes les infos de la journée : 

 

7h04 : Le poids de l’Ukraine dans la production de semences

L’Ukraine, gros exportateur de blé et de tournesol, est aussi un acteur majeur de la production de semences, activité stratégique pour ses équilibres agricoles mais aussi ceux de ses partenaires économiques.

En 2020, l’Ukraine a produit des semences de céréales sur 70.000 hectares, contre 120.000 pour la France et environ 115.000 pour l’Espagne et l’Allemagne.

Ce pays est la deuxième destination hors UE des exportations françaises de semences et plants. Plusieurs entreprises françaises y ont implanté des unités de production et de distribution. Ces activités, conjuguées aux exportations, représentent près de 400 millions des 3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires des entreprises semencières françaises.

6h43 : Macron et Scholz se coordonnent sur la guerre en Ukraine

La France et l’Allemagne affichent une nouvelle fois leur soutien à Kiev. Emmanuel Macron et le chancelier Olaf Scholz ont poursuivi leur « étroite coordination sur la réponse à la guerre en Ukraine » lors d’un dîner de travail lundi soir à Paris. Les deux dirigeants se sont ainsi retrouvés une semaine après un dîner privé, le 25 juin, à l’occasion du sommet du G7 dans les Alpes Bavaroises.

A l’occasion du dîner parisien, les deux dirigeants sont revenus sur « les grands enjeux actuels tant au plan international, qu’européen et bilatéral ». Ils devaient discuter de l’indépendance de l’UE en « matière d’énergie, de défense, et de matières premières stratégiques » mais aussi de la situation au Sahel et du prochain Conseil des ministres franco-allemand.

6h34 : Moscou menace de s’en prendre à toute l’UE

Le Kremlin est furieux. Moscou pourrait s’en prendre à l’ensemble de l’Union européenne en réponse à l’expulsion par la Bulgarie de 70 membres du corps diplomatique russe, a mis en garde lundi la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe.

« La décision politisée de Sofia de réduire de manière injustifiée notre personnel diplomatique en Bulgarie ne restera certainement pas sans réponse bilatérale », a déclaré Maria Zakharova. Estimant que l’expulsion par la Bulgarie allait « bien au-delà de la pratique diplomatique », elle a exhorté Sofia et l’UE à « réfléchir au principe de réciprocité qui sous-tend les relations diplomatiques ».

L’ambassadrice de Russie à Sofia a envisagé vendredi la fermeture de son ambassade dans le pays, après le refus de la Bulgarie de revenir sur sa décision d’expulser 70 membres du personnel diplomatique russe. L’UE a pour sa part « regretté la menace injustifiée de la Fédération russe de rompre les liens diplomatiques avec la Bulgarie », qualifiant cette mesure de « disproportionnée ».

6h26 : La Suède promet un soutien à Kiev et des sanctions à Moscou

En visite à Kiev et dans sa banlieue lundi, la Première ministre suédoise Magdalena Andersson a appelé à accroître le soutien européen à l’Ukraine et à prendre de nouvelles sanctions contre la Russie. « On ne doit pas permettre à la Russie de réaliser des gains grâce à sa violation du droit international et des autres principes fondamentaux », a-t-elle estimé au cours d’une conférence de presse commune avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Selon elle, « le meilleur moyen de gagner cette guerre est de renforcer le soutien à l’Ukraine et d’accroître la pression sur la Russie via de nouvelles sanctions ». « Nos efforts doivent se poursuivre aussi longtemps qu’il le faudra », a-t-elle plaidé, estimant que l’Ukraine défendait « nos valeurs européennes communes ».

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. La Russie continue de mettre une très forte pression sur l’Ukraine dans le Donbass. A Moscou, lors d’un entretien avec son ministre de la Défense Sergueï Choïgou, Vladimir Poutine a ainsi donné l’ordre à ses troupes de « mener à bien leur mission » en application des « plans déjà approuvés ». Après la perte de Lyssytchansk, le dernier bastion de Kiev dans la région de Lougansk (est), les forces ukrainiennes tentent désormais de contenir la progression russe vers l’ouest et deux villes majeures de la région voisine de Donetsk : Sloviansk et Kramatorsk. Lundi soir, l’armée ukrainienne a ainsi fait état de tentatives d’assaut russes repoussées dans les régions de Kharkiv (nord-est) et de Donetsk.