Finalement, la France et l'Allemagne soutiennent Barroso

EUROPEENNES Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l'ont assuré ce jeudi...

Avec agence

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La France et l'Allemagne ont prôné jeudi "un mécanisme de sanctions" international contre les paradis fiscaux, dans une déclaration commune publiée à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand à Berlin.
La France et l'Allemagne ont prôné jeudi "un mécanisme de sanctions" international contre les paradis fiscaux, dans une déclaration commune publiée à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand à Berlin. — Barbara Sax AFP

Alors qu'un front anti-Barroso se met en place au sein du nouveau Parlement européen, la France et l'Allemagne soutiendront «sans ambiguïté» la candidature de l'actuel président de la Commission à un deuxième mandat. C'est ce qu'ont déclaré ce jeudi le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel.

Les deux pays étaient pourtant réservés à l'idée de reconduire dans la foulée le Portugais, alors que certains pays membres comme la Suède poussent pour une accélération du calendrier sur sa désignation. Elle pourrait pourtant attendre le mois novembre. Mais d'ici là, l'Irlande pourrait avoir adopté par référendum le Traité de Lisbonne, qui modifie le mode de désignation du président de la Commission en laissant une part de décision plus importante au Parlement européen qu'aux 27 chefs d'Etats.

«Dès le mois de juillet»

«Nous avons demandé à M. Barroso (...) qu'il précise, qu'il formalise d'une certaine façon les intentions qui sont les siennes à la veille de son second mandat si les choses se présentent comme ceci», a toutefois précisé le chef de l'Etat français. «Son devoir, semble-t-il, c'est faire que l'Europe protège les Européens, qu'il s'engage sur le travail au service d'une meilleure régulation financière comme nous l'avons décidé avec le rapport Larosière et qu'il porte une volonté politique pour l'Europe», a poursuivi le président français.

«On soutient la candidature de M. Barroso mais on dit aussi qu'on voudrait parler de son programme», a renchéri Angela Merkel, précisant qu'elle donnerait son accord au renouvellement du mandat de l'actuel président de la Commission européenne «dès le mois de juillet» si «le Parlement européen le souhaite».