WikiLeaks : Julian Assange fait appel de la décision de son extradition vers les Etats-Unis

DETENU Le 17 juin, le gouvernement britannique a annoncé avoir signé le décret d’extradition vers les Etats-Unis de l’Australien de 50 ans, détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, près de Londres, depuis trois ans

20 Minutes avec AFP
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Un rassemblement a eu lieu vendredi 1er juillet 2022 à Londres pour protester contre l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis.
Un rassemblement a eu lieu vendredi 1er juillet 2022 à Londres pour protester contre l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. — AFP

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a fait appel vendredi de la décision prise par le gouvernement britannique de l’extrader vers les Etats-Unis, a indiqué la Haute Cour de Londres. L’Australien de 50 ans est poursuivi aux Etats-Unis où il risque 175 ans de prison pour une fuite massive de documents confidentiels.

Après un long bras de fer judiciaire à rebondissements, la ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel a signé le 17 juin un décret d’extradition. Julian Assange, détenu depuis trois ans à la prison de haute sécurité de Belmarsh près de Londres, avait jusqu’à vendredi pour interjeter appel. La justice britannique a confirmé qu’une « notification de Julian Assange pour faire appel de la décision du Home Office de l’extrader a été reçue ».

Ses soutiens clament toujours son innocence

Vendredi, en amont du 51e anniversaire dimanche de Julian Assange, quelques dizaines de ses soutiens - dont sa femme Stella Assange qu’il a épousée en mars – se sont rassemblés devant le ministère de l’Intérieur pour protester contre la décision d’extradition. Ils sont ensuite montés dans un bus londonien « vintage » et ont fait un petit tour dans le centre de la capitale britannique en criant « Free Julian Assange now » (Libérez Julian Assange maintenant).

« Il est en prison pour avoir dit la vérité. Il est innocent, alors pourquoi est-il en prison ? », a déclaré Gloria Wildman, une retraitée de 79 ans habituée des rassemblements de soutien à l’Australien. « Si Julian Assange n’est pas libre, nous ne le sommes pas non plus, personne n’est libre », a-t-elle ajouté.

Si l’autorisation de faire appel est accordée, l’audience pourrait ne pas avoir lieu avant début 2023, avait expliqué mi-juin à l’agence de presse britannique PA Kate Goold, associée du cabinet d’avocats Bindmans et spécialisée dans les affaires d’extradition. Selon elle, Julian Assange pourrait aussi saisir la Cour européenne des droits de l’Homme, un processus susceptible de prendre plusieurs années.