Guerre en Ukraine : La Russie se retire de l’île aux Serpents et agite le joker des prisonniers de guerre

RECAP' Ce jeudi 30 juin, « 20 Minutes » fait le point pour vous comme tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

X.R. avec AFP
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La journée a été calme sur le plan des combats, marquée même par le retrait russe de l'île aux Serpents.
La journée a été calme sur le plan des combats, marquée même par le retrait russe de l'île aux Serpents. — Miguel MEDINA / AFP
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce jeudi 30 juin, la France rend son tablier à la présidence de l'UE et la Russie a quitté l'île aux Serpents.

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

L’armée russe a annoncé dans la matinée son retrait de l’île aux Serpents, un confetti stratégique en mer Noire. « Le 30 juin, en signe de bonne volonté, les forces armées russes ont accompli les objectifs fixés sur l’île aux Serpents et ont retiré leur garnison sur place », a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, en assurant que ce geste devait faciliter les exportations de céréales d’Ukraine.

« La Russie ne s’oppose pas aux efforts de l’ONU pour créer un couloir humanitaire permettant d’exporter les productions de céréales d’Ukraine », a-t-il poursuivi. Kiev s’est félicité de « la libération d’un territoire stratégique » et Boris Johnson a réagi en début d’après-midi, indiquant que cet épisode montrait qu’il est « impossible » de soumettre l’Ukraine.

La phrase du jour

« Le rideau de fer, de fait, il est déjà en train de s’abattre »

La saillie est signée Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe. Lors d’une conférence de presse avec son homologue Vladimir Makeï, Sergueï Lavrov a ainsi fait référence à la phrase de Winston Churchill et à la guerre froide, rappelant ainsi le soutien occidental à l’Ukraine. Selon lui, le sommet de l’ Otan cette semaine démontrait que les Etats-Unis veulent « soumettre tous les Etats à leur volonté ». « Ce rideau de fer est érigé aujourd’hui par les Occidentaux eux-mêmes », a renchéri Vladimir Makeï.

Le chiffre du jour

6.000. C’est le nombre de prisonniers de guerre que Moscou affirme détenir. « Le nombre total de militaires ukrainiens capturés ou qui se sont rendus est de plus de six mille », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. Ce nombre était invérifiable de manière indépendante dans l’immédiat. Igor Konachenkov a par ailleurs confirmé l’échange de 144 prisonniers, annoncé mercredi par Kiev, et assuré que les combattants russes libérés sont presque tous « blessés ou gravement blessés ».

La tendance du jour

La France rend son tablier. Après six mois à la présidence de l’Union européenne, Paris doit laisser sa place à Prague. Cette présidence, qui reviendra ensuite à la Suède, « n’est pas prévue pour le beau temps, elle est prévue pour le mauvais temps », met en garde Pavel Havlicek, de l’Association pour les affaires internationales, basée à Prague. La République tchèque, fervent partisan des sanctions contre la Russie au sein de l’Union européenne, a accueilli près de 400.000 réfugiés ukrainiens depuis le début du conflit début 2022 et apporté une aide financière et militaire.

Le bilan de la présidence française est forcément marqué par la guerre en Ukraine, avec six trains de sanctions contre Moscou adoptés dans un temps record, une unité inédite pour organiser l’accueil des réfugiés ukrainiens de manière équitable et en offrant un statut inédit de protection temporaire, ainsi que la mise en place, d'ici à 2025, d’une force militaire commune de 5.000 hommes.