Guerre en Ukraine : A Lyssytchansk, « ça bombarde de jour comme de nuit » et les évacuations sont impossibles...

CONFLIT Revivez avec nous les informations sur le conflit de ce jeudi 30 juin 2022

X.M. et M.P.
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Lyssytchansk est constamment bombardée par l'armée russe.
Lyssytchansk est constamment bombardée par l'armée russe. — Anatolii Stepanov / AFP

L’ESSENTIEL

  • L’Otan a promis mercredi de soutenir l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire face à la « cruauté » de la Russie, lors d’un sommet à Madrid qui se termine ce jeudi. Dans une déclaration commune, les pays membres ont précisé s’être mis d’accord sur un nouveau plan d’aide incluant un renforcement des défenses ukrainiennes contre les cyberattaques.
  • En visite au Turkménistan, Vladimir Poutine a dénoncé les « ambitions impérialistes » de l’Alliance atlantique qui cherche à affirmer son « hégémonie ». L’Otan vient d’ailleurs de valider son futur élargissement à la Suède et à la Finlande.
  • L’Ukraine continue de payer un lourd tribut à la guerre, avec de nouvelles attaques meurtrières contre des civils, notamment à Mikolaïv (sud). Ces bombardements sont survenus deux jours après une frappe qui a ravagé un centre commercial bondé à Krementchouk, faisant au moins 18 morts selon Kiev. Le Kremlin a rejeté la responsabilité de l’armée russe dans cette frappe.

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A LIRE AUSSI

 

C'est l'heure de refermer ce live ! Merci de nous avoir suivi, on se retrouve dès demain matin pour continuer à couvrir les actualités de la guerre en Ukraine.
20h53 : A Nice, un petit Ukrainien tué dans un choc avec une trottinette électrique

Un petit garçon ukrainien réfugié en France est mort jeudi à Nice après avoir été heurté par une trottinette électrique qui roulait à vitesse excessive, a-t-on appris de source policière, confirmant une information de Nice-Matin. La victime, âgée de 5 ans, traversait avec sa mère la Promenade des Anglais à Nice à un passage piéton mercredi lorsque l’accident a eu lieu. Le petit garçon « tenait un sac que tenait aussi sa mère, mais marchait un peu devant elle », selon la même source, qui ajoute qu’ils étaient « masqués par le mobilier urbain ».

Une trottinette conduite par un quadragénaire qui roulait « à une vitesse excessive » selon la police n’a pas pu éviter l’enfant. « Malgré ses blessures et sa chute, le conducteur de la trottinette s’est tout de suite soucié de l’enfant », a expliqué la même source. D’après la police niçoise, des accidents impliquant des trottinettes ont lieu de « plus en plus régulièrement, surtout sur la route ». En plus d’être peu visibles, notamment la nuit, les utilisateurs de trottinettes « ne respectent aucun Code de la route », déplore la source policière, ajoutant qu’aujourd’hui beaucoup de ces engins « sont débridés ».


 

20h48 : Stockholm fait confiance « à une justice indépendante » sur les demandes d’extradition turques

« En Suède, la loi suédoise s’applique avec des tribunaux indépendants », a affirmé le ministre de la Justice Morgan Johansson dans une déclaration écrite, après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a évoqué une « promesse » suédoise d’extrader « 73 terroristes » dans le cadre de leur accord sur l’Otan. « Des personnes non-suédoises peuvent être extradées à la demande d’autres pays, mais seulement si c’est compatible avec la loi suédoise et la Convention européenne en matière d’extradition », a-t-il souligné.

20h23 : Riga et Tallinn comptent s’équiper de systèmes communs de défense aérienne

Les ministres estonien et letton de la Défense, ont signé jeudi, en marge du sommet de l’Otan à Madrid, une lettre d’intention sur l’acquisition conjointe de systèmes de défense aérienne de moyenne portée. « L’agression de la Russie en Ukraine démontre clairement la nécessité de disposer de systèmes de défense aérienne », a souligné le ministre letton de la Défense Artis Pabriks, cité dans un communiqué officiel.

« Je suis ravi que nous mettions en œuvre ce projet avec l’Estonie, renforçant ainsi notre coopération régionale et notre défense commune », a-t-il ajouté. Selon son homologue estonien, Kalle Laanet, « le sommet de l’Otan a envoyé un message clair : ceux qui sont prêts à se défendre seront aidés ».

20h09 : La Biélorussie supprime les visas pour les Polonais pour six mois et tend la main à Varsovie

La Biélorussie a annoncé jeudi supprimer pour six mois les visas pour les ressortissants polonais afin de favoriser les relations de « bon voisinage ». Le président biélorusse Alexandre Loukachenko « a décidé de mettre en place un régime temporaire d’entrée sans visa pour les citoyens de Pologne », a indiqué le Comité national des garde-frontières biélorusses dans un communiqué. Cette annonce surprise intervient en pleine offensive de la Russie, plus proche allié de Minsk, en Ukraine et quelques mois après une grave crise migratoire ayant opposé la Biélorussie à ses voisins occidentaux, la Pologne en tête.

19h25 : Biden, dans un lapsus, accueille la neutre Suisse dans l’Otan

La Suisse membre de l’Otan ? Dans un lapsus jeudi, Joe Biden a envisagé le plus improbable scénario diplomatique, à savoir une participation à l’Alliance militaire occidentale de la Suisse, farouchement neutre. Le président américain, lors d’une conférence de presse en clôture d’un sommet de l’Otan à Madrid, a relaté les étapes précédant la décision historique que vient de prendre l’Alliance, à savoir s’élargir à la Finlande et à la Suède.

Parmi ces étapes, une visite du président finlandais Sauli Niinistö à la Maison Blanche. Dans le Bureau ovale, le chef d’Etat finlandais, se souvient Joe Biden, « suggère d’appeler la dirigeante de la Suisse. » Le président américain se rend aussitôt compte de sa méprise et enchaîne, pince-sans-rire : « La Suisse… Mon Dieu…. Mon Dieu…. J’ai décidément vraiment très envie que l’Otan s’étende. » Devant les journalistes amusés, il précise que c’est bien de la « Suède » qu’il veut parler.



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19h03 : Washington gèle plus d’un milliard de dollars d’avoirs aux Etats-Unis d’un oligarque russe

Le Trésor américain a annoncé jeudi le gel d’avoirs supérieurs à un milliard de dollars d’une société basée aux Etats-Unis et contrôlée par l’oligarque et homme politique russe Suleiman Kerimov, déjà sanctionné par Washington. Une enquête des autorités américaines a « révélé que Kerimov a utilisé une série complexe de structures légales et d’hommes de paille pour dissimuler ses intérêts dans Heritage Trust », une société implantée dans le Delaware, affirme le Trésor dans un communiqué.

18h53 : Situation « extrêmement difficile » à Lyssytchansk, des évacuations impossibles selon le gouverneur
18h44 : Autour de Lyssytchansk, « ça bombarde de jour comme de nuit »

Assise sur le rebord d’un immeuble de cinq étages en train de dénoyauter des cerises avec une mine de stylo, Lioudmila n’en peut plus de vivre dans la cave depuis trois mois à Seversk, à une vingtaine de km de Lyssytchansk, dans l’est de l’Ukraine. « Il y a trois mois, ils (les Russes) ont bombardé ici, maintenant c’est plus vers là-bas », dit-elle en montrant la petite route longeant l’immeuble, qui mène à Lyssytchansk, dernière grande ville que les forces russes cherchent à conquérir dans la région de Lougansk.

« Ça bombarde de jour comme de nuit », hurle une femme qui refuse de décliner son identité, assise sur un banc sous un arbre au pied de l’immeuble. Puis elle se lève, prend son petit chariot avec deux grands bidons vides et va chercher de l’eau à la fontaine un peu plus loin. « On n’a plus d’électricité ni de gaz, et ça fait déjà trois mois », reprend Lioudmila entre quelques bruits de bombardements. Des dégagements de fumée blanche sont visibles au loin sur Lyssytchansk

18h28 : Erdogan remet la pression sur la Suède et la Finlande

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau menacé de bloquer l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan, moins de quarante-huit heures après l’accord entre les trois pays. S’adressant à la presse en clôture du sommet de l’Alliance atlantique, à Madrid, il a sommé les deux pays nordiques de « prendre leur part » dans la lutte contre le terrorisme sous peine d’enterrer le mémorandum signé mardi soir.

Depuis mi-mai, Ankara bloque le processus d’élargissement aux deux pays en les accusant de protéger des combattants kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et des Unités de protection du peuple (YPG), qu’il classe parmi les mouvements terroristes.

18h15 : Moscou convoque l’ambassadrice britannique après des propos « grossiers » de Boris Johnson

L’ambassadrice du Royaume-Uni à Moscou a été convoquée jeudi au ministère russe des Affaires étrangères qui a protesté auprès d’elle contre les propos « grossiers » du Premier ministre Boris Johnson sur le président Vladimir Poutine, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. La Russie a protesté « fermement » auprès de Deborah Bronnert contre « les propos ouvertement grossiers des autorités britanniques à l’égard de la Russie, de son dirigeant, de ses responsables, ainsi que du peuple russe », précise le communiqué. Boris Johnson avait indiqué mercredi que « Si Poutine était une femme, ce qu’il n’est pas bien évidemment, vraiment je ne pense pas qu’il se serait embarqué dans cette guerre folle de macho », qui est « un exemple parfait de toxicité masculine ».

17h38 : Le Canada participera au sommet du G20 en Indonésie même si Poutine s’y rend

Le Canada participera au sommet du G20 en novembre, à Bali, même si le président russe Vladimir Poutine s’y rend, a assuré jeudi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, jugeant important d’y « contrer la voix » de la Russie. « Nous nous attendons à ce que le Canada et tous les (autres) membres du G7 soient au G20 », a déclaré Justin Trudeau, interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à la fin d’un sommet de l’Otan à Madrid.

« C’est trop important que nous soyons là pour contrer la voix et les mensonges que la Russie va peut-être mettre en avant », a-t-il expliqué. Néanmoins, « il reste encore plusieurs mois avant cela et tout peut arriver », a-t-il prévenu. Mercredi, le Premier ministre britannique Boris Johnson avait déjà mis en garde contre le risque de laisser le champ libre à la « propagande » russe en cas de boycott occidental du sommet du G20.

17h19 : La Pologne termine la construction d’un mur d’acier à la frontière avec la Biélorussie

La Pologne a annoncé jeudi avoir achevé la construction d’un mur d’acier le long de sa frontière avec la Biélorussie, destiné à dissuader les migrants de la franchir, reprochant à Minsk d’autoriser leur afflux pour « déstabiliser » la région. Depuis l’été dernier, des milliers de migrants et de réfugiés, principalement originaires du Moyen-Orient, ont traversé ou tenté de traverser cette frontière. L’Occident a accusé le régime biélorusse d’orchestrer cet afflux avec son allié russe, dans le cadre d’une attaque « hybride », ce que Minsk dément.

« La barrière que nous avons construite nous sépare de la sombre dictature du (dirigeant biélorusse Alexandre) Loukachenko », s’est félicité devant la presse le ministre polonais de l’Intérieur, Mariusz Kaminski. La Biélorussie « partage la responsabilité de l’agression de la Russie contre l’Ukraine », a-t-il insisté, s’exprimant devant la barrière, dans la ville frontalière de Kuznica. La barrière, haute de 5,5 mètres, s’étend sur plus de 186 kilomètres, et son coût est estimé à 350 millions d’euros. Une figuration concrète du « rideau de fer » annoncé par Sergueï Lavrov ?

Des militaires polonais en patrouille le long du mur.
Des militaires polonais en patrouille le long du mur. - Wojtek RADWANSKI / AFP

 

17h16 : Le président indonésien dit avoir remis à Poutine un message de Zelensky

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé jeudi avoir remis à son homologue russe Vladimir Poutine un message du dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, sans en révéler le contenu. « J’ai remis un message du président Zelensky au président Poutine », a-t-il déclaré après une rencontre avec son homologue russe à Moscou, selon une traduction en russe de ses propos.

17h03 : Poutine dédouane la Russie auprès du président indonésien

Le président russe Vladimir Poutine a nié jeudi toute responsabilité de Moscou dans les inquiétudes liées au risque de crise alimentaire mondiale, en recevant son homologue indonésien Joko Widodo, dont le pays assure la présidence tournante du G20. «Nous n'avons mis en place aucune restriction sur l'exportation des engrais, ni sur celle des produits d'alimentation», a dit Poutine, en accueillant Widodo au Kremlin.

L'homme fort de la Russie a mis en cause les sanctions occidentales imposées à Moscou qui, en visant notamment les propriétaires des entreprises de production des engrais, ont selon lui «créé des conditions telles qu'il est devenu bien plus difficile» de livrer certains produits à l'international.

17h03 : Poutine dédouane la Russie auprès du président indonésien

Le président russe Vladimir Poutine a nié jeudi toute responsabilité de Moscou dans les inquiétudes liées au risque de crise alimentaire mondiale, en recevant son homologue indonésien Joko Widodo, dont le pays assure la présidence tournante du G20. «Nous n'avons mis en place aucune restriction sur l'exportation des engrais, ni sur celle des produits d'alimentation», a dit Poutine, en accueillant Widodo au Kremlin.

L'homme fort de la Russie a mis en cause les sanctions occidentales imposées à Moscou qui, en visant notamment les propriétaires des entreprises de production des engrais, ont selon lui «créé des conditions telles qu'il est devenu bien plus difficile» de livrer certains produits à l'international.

15h52 : Erdogan appelle à « intensifier » les efforts de paix en Ukraine
15h51 : Des dizaines de milliers de morts

Il n'existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Sur le plan militaire, des sources de sécurité occidentales évoquent désormais de 15.000 à 20.000 soldats russes tués. Les forces ukrainiennes perdent chaque jour une centaine de soldats, selon Kiev.

Aucun chiffre indépendant n'est disponible.

15h40 : La situation sur la terrain, à l’Est

Selon le ministère britannique de la Défense, les combats sur la ville de Lyssytchansk se concentrent autour de sa raffinerie de pétrole, à 10km au sud-ouest du centre-ville. Londres estime que la capacité des Ukrainiens à retarder les avancées russes « et à se retirer ensuite en bon ordre avant d’être encerclés, sera un facteur clé de l’issue du conflit ».

L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) évoque, lui, des combats dans les banlieues sud-est et sud-ouest de la ville et suggère que les Ukrainiens pourraient avoir abandonné leurs positions sur la rive ouest de la rivière Siverskyi Donets.


L’ISW souligne les « gains marginaux » des Russes à l’est de Bakhmout le long de l’autoroute A40 et estime qu’ils pourraient envisager une attaque directe de la ville. Leurs opérations se poursuivent aussi vers Sloviansk, près de la frontière entre les régions de Kharkiv (nord-est) et Donetsk (est).

15h26 : Un « rideau de fer » s’abat entre la Russie et l’Occident

Un « rideau de fer » est en train de s’abattre entre la Russie et l’Occident, sur fond d’une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

« Le rideau de fer, de fait, il est déjà en train de s’abattre », a estimé Sergueï Lavrov, faisant écho à la célèbre phrase de Winston Churchill, lors d’une conférence de presse à Minsk avec son homologue bélarusse Vladimir Makeï. « Ce rideau de fer est érigé aujourd’hui par les Occidentaux eux-mêmes », a renchéri ce dernier.

15h23 : Washington soutiendra l’Ukraine « aussi longtemps qu’il faudra »

Le président américain Joe Biden a assuré jeudi que les Etats-Unis soutiendront l’Ukraine « aussi longtemps qu’il faudra ».

« Nous allons rester aux côtés de l’Ukraine et toute l’Alliance restera aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps qu’il faudra pour assurer qu’ils ne soient pas battus par la Russie », a-t-il dit en clôture d’un sommmet de l’Otan à Madrid.

 

15h22 : Les prévisions de Novak

Plafonner le prix du pétrole russe, comme l’envisagent les pays occidentaux pour punir l’offensive de Moscou en Ukraine, provoquerait un « déficit » qui entraînerait une flambée des prix pour les consommateurs européens, a mis en garde jeudi Moscou.

Une telle mesure « ne peut que mener à un déséquilibre du marché, à un déficit de ressources énergétiques sur le marché, ce qui, en retour, entraînera une hausse des prix » que devront « payer les consommateurs européens », a déclaré le vice-Premier ministre russe chargé de l’Energie Alexandre Novak, lors d’un entretien avec la chaîne de télévision russe Rossiia-24.

15h18 : Les US ressortent le portefeuille

Le président américain Joe Biden a annoncé en conclusion du sommet de l’Otan à Madrid que les Etats-Unis allaient livrer à l’Ukraine une nouvelle aide militaire représentant « plus de 800 millions de dollars » en défense anti-aérienne, artillerie et autres équipements.

Cette nouvelle aide sera détaillée « dans les prochains jours », a précisé Joe Biden dans un discours.

14h49 : Géorgie-Russie en 2008 ? Les mandats d’arrêt tombent

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé jeudi avoir délivré des mandats d’arrêt contre trois personnes pour des crimes de guerre présumés commis pendant le conflit opposant la Géorgie et la Russie en Ossétie du Sud en 2008.

Mikhail Mayramovich Mindzaev (aussi épelé Mindzayev), Gamlet Guchmazov et David Georgiyevich Sanakoev, des anciens responsables de la république séparatiste pro-Moscou, auraient détenu des civils pour les utiliser comme « monnaie d’échange » lors de négociations, a déclaré la CPI.

14h46 : Emmanuel Macron transmet la présidence tournante de l’UE aux Tchèques

Emmanuel Macron a symboliquement transmis jeudi la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne au Premier ministre tchèque Petr Fiala, en lui souhaitant « bon courage », en marge du sommet de l’Otan à Madrid.

14h45 : 16 millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire

Quelque seize millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire et plus de six millions sont toujours déplacés à l'intérieur du pays, a déclaré jeudi à Kiev la coordinatrice humanitaire de l'ONU dans le pays en guerre.

14h15 : Où sont les combattants d’Azovstal ?

Des semaines durant, ils ont fasciné le monde entier : terrés sous l’aciérie de Marioupol (Sud), les militaires ukrainiens d’Azovstal ont résisté au pilonnage russe. Mais un mois après leur reddition, leurs proches sont sans nouvelles. Sont-ils morts ou vivants ? Torturés ? Sont-ils considérés comme des combattants « néonazis », un qualificatif utilisé par Moscou pour désigner les combattants appartenant au bataillon Azov, ou bien comme des prisonniers de guerre, ce qui leur garantirait un meilleur traitement ?

Si 95 « défenseurs d’Azovstal », tous « gravement blessés » selon leurs femmes, ont été échangés contre des prisonniers russes – une annonce faite mercredi par Kiev – rien ne filtre sur le destin des autres.

 

13h56 : Scholz vs Poutine

Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié de « ridicule » l’accusation du président russe Vladimir Poutine qui a estimé mercredi soir que l’Otan avait des « ambitions impérialistes ». « Honnêtement, c’est assez ridicule. L’Otan est une alliance défensive. Elle n’est une menace pour personne », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de l’Otan à Madrid.

« C’est plutôt Poutine qui a fait de l’impérialisme le but de sa politique » en disant que « les pays voisins » de la Russie faisaient « partie de son pays », a ajouté le chancelier allemand. « C’est cela l’impérialisme et cela ne peut pas être appelé autrement », a-t-il poursuivi.

13h56 : Il est « impossible » de soumettre l’Ukraine

Le retrait russe de l’île aux Serpents, territoire « stratégique » en mer Noire, montre qu’il est « impossible » de soumettre l’Ukraine, a déclaré Boris Johnson jeudi à Madrid où s’achève le sommet de l’Otan.

13h45 : « Nos efforts sont historiques. Il en va du respect du droit, de la paix et de la démocratie »

 

13h44 : L’Otan « n’est pas une alliance contre la Chine »

L’Otan « n’est pas une alliance contre la Chine. Il faut tenir compte des défis systémiques que représente la montée en puissance de la Chine »

13h43 : Du soutien, toujours plus

« Le retour de la guerre en Europe a rendu nécessaire le renforcement de la posture de dissuasion et de défense » de l’Otan, a également assuré Emmanuel Macron

13h40 : « La France va livrer très rapidement six canons Caesar supplémentaires »

L’Otan a « décidé unanimement de renforcer son soutien économique, humain et militaire à l’Ukraine ». « Les Alliés sont au rendez-vous de leurs responsabilités. La France va livrer très rapidement six canons Caesar supplémentaires ainsi que des véhicules blindés pour se défendre de l’agression brutale de la Russie. »

13h38 : « L’Alliance atlantique n’est pas en guerre »

« L’Alliance atlantique n’est pas en guerre. La Russie porte seule la responsabilité de cette guerre et les conséquences graves qu’elle a sur l’ensemble des pays. La France, ses alliés et ses partenaires européens n’ont qu’un camp : celui de la paix, du respect de la démocratie »

13h36 : « Le coût de la guerre, les Ukrainiens et Ukrainiennes le connaissent. Il est le prix à payer pour retrouver la paix »

 

13h35 : Emmanuel Macron prend la parole depuis Madrid , où se tient le sommet de l'Otan
13h30 : Guy Lagache raconte son docu en immersion au côté d’Emmanuel Macron

« Je voulais aller jouer au hockey sur glace. Je te parle depuis la salle de sport. » Ces deux phrases seraient anecdotiques si elles n’avaient pas été prononcées par Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, le 20 février, quatre jours avant que la Russie attaque l’Ukraine. Ces propos, particulièrement lunaires au regard du contexte géopolitique, ponctuent l’une des nombreuses séquences fortes d’Un président, l’Europe et la guerre, que diffusera France 2 le jeudi 30 juin, à 21h10. Lors du même échange, on entend le chef d’Etat français hausser le ton face à son interlocuteur au sujet des accords de Minsk : « Je ne sais pas où ton juriste a appris le droit. On s’en fout des propositions des séparatistes. Ce que tu me dis met en doute ta volonté de négocier. »

Parler de documentaire exceptionnel ou qui fera date n’est pas exagéré : il plonge le public au cœur de la cellule diplomatique de l’Elysée et raconte l’histoire en marche, de la montée des tensions aux portes de l’Europe, à l’explosion du conflit et à ses premières conséquences. Une guerre qu’au sommet de l’Etat, personne ne semble avoir voulu voir venir. Le reste c'est ci-dessous avec Fabien Randanne...


 

12h30 : L’armée ukrainienne salue « la libération d’un territoire stratégique »

L’armée ukrainienne a salué jeudi « la libération d’un territoire stratégique » au sujet de l’île aux Serpents, après l’annonce dans la matinée du retrait des forces de Moscou de cette île symbolique en mer Noire, occupée depuis les premiers jours de l’invasion russe en Ukraine.

« Je remercie les défenseurs de la région d’Odessa qui ont fait le maximum pour libérer un territoire stratégiquement important », s’est félicité sur Telegram le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeriï Zaloujniï.


 

12h06 : La Russie dit détenir plus de 6.000 prisonniers de guerre ukrainiens
12 heures : Une loi pour l’interdiction des médias étrangers

Les députés russes ont adopté jeudi une loi qui permet de fermer les médias de pays considérés comme « inamicaux » ou taxés de diffuser des informations jugées mensongères sur le conflit en Ukraine.

Le texte donne notamment le droit au parquet d'« interdire ou de limiter les activités en Russie » des médias de pays étrangers dont les gouvernements se sont montrés « inamicaux » à l’égard de médias russes, selon le site de la chambre basse du Parlement.

11h50 : Les séparatistes accusent Kiev de bombarder des civils

Les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont accusé jeudi les forces de Kiev de bombarder des civils avec des lance-roquettes multiples américains sophistiqués et des obusiers européens qu'elles viennent de recevoir. «Les nouveaux obusiers et les HIMARS sont déjà à l'oeuvre contre la population civile de notre territoire», a déclaré aux agences de presse russes Romain Vedmedenko, adjoint au «ministre de l'Intérieur» des séparatistes de la région de Lougansk.

Les Etats-Unis devaient livrer à l'Ukraine des lance-roquettes multiples de type M142 HIMARS. Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, ont également fourni ces dernières semaines des obusiers lourds aux forces ukrainiennes.

Les séparatistes prorusses accusent régulièrement les forces ukrainiennes de bombarder des civils dans les zones qu'ils contrôlent. Une fois encore, il n'est pas possible de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

11h43 : Gazprom renonce à payer des dividendes

L’entreprise Gazprom renonce à verser des dividendes sur l’année 2021, en plein conflit en Ukraine et vague de sanctions contre Moscou. « Les priorités de Gazprom sont de réaliser le programme d’investissements, y compris la gazification des régions russes et la préparation à l’hiver. Et évidemment, nous devons être prêts à payer des impôts plus élevés », a indiqué Famil Sadyrov, le vice-président du Conseil d’administration de Gazprom.

Dans un communiqué distinct, Gazprom a indiqué que l’Assemblée générale n’avait pas voté la répartition des profits et les dividendes de l’entreprise pour 2021. Suivant cette annonce, l’action de la société chutait de 27 % à la mi-journée.

11h41 : La CEDH demande à la Russie de ne pas exécuter deux Britanniques

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), saisie en procédure d'urgence, a demandé jeudi à Moscou de ne pas exécuter deux soldats britanniques condamnés à mort par les autorités séparatistes prorusses pour avoir combattu avec l'armée ukrainienne à Marioupol.

Selon les autorités russes, les trois hommes, le Marocain Brahim Saadoun et les deux Britanniques s'étaient rendus et avaient été faits prisonniers dans la région de Marioupol en compagnie d'un gros millier de soldats ukrainiens mi avril. Ils avaient été condamnés à mort le 9 juin dernier par la Cour suprême de la République populaire de Donetsk.

11h40 : Uniper gagne moins

Le groupe d’énergie allemand Uniper, en grandes difficultés après les baisses de livraisons de gaz vers l’Europe décidées par Moscou, a annoncé mercredi avoir entamé des discussions pour bénéficier d’un plan de sauvetage gouvernemental.

« Uniper a entamé des discussions avec le gouvernement allemand sur d’éventuelles mesures de stabilisation », a indiqué l’entreprise dans un communiqué publié mercredi soir.

Plusieurs options sont sur la table, comme des « garanties » publiques sur des prêts, des « prises de participation de l’Etat » ou encore des « crédits » directs de la banque publique KfW, indique le groupe.

11h37 : La Chine en colère

La Chine a dénoncé jeudi les efforts « complètement vains » de l’Otan pour la « salir », après la publication par l’alliance militaire d’un document présentant pour la première fois Pékin comme un « défi » pour ses « intérêts ».

« Ce prétendu document de concept stratégique de l’Otan fait peu de cas de la réalité et présente les faits à l’envers. Il s’obstine (…) à salir la politique étrangère chinoise », a indiqué Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères

11h32 : La Crimée reliée au sud de l’Ukraine

C’est une nouvelle étape inquiétante dans la progression des Russes en Ukraine. Des lignes de train et de bus relieront à partir du 1er juillet la Crimée, annexée par la Russie, aux nouvelles régions conquises du sud de l’Ukraine, ont annoncé ce mercredi les autorités d’occupation prorusses. Il s’agit d’une première depuis l’annexion de la Crimée en 2014 par Moscou et la suspension des transports entre ces régions.

Le ministère autoproclamé de l’Intérieur de la région de Kherson (Ukraine), occupée depuis mars par les troupes russes, a indiqué dans un communiqué que des bus feront deux fois par jour l’aller-retour entre Simféropol, la capitale de la Crimée, et la ville de Kherson.

On vous en dit plus ici : 

 

11 heures : L’échec de Londres à lutter contre « l’argent sale » russe

Un rapport parlementaire étrille jeudi l’échec du gouvernement britannique à lutter contre l’afflux d'« argent sale » russe au Royaume-Uni, qui s’est poursuivi malgré l’intransigeance affichée sur le sujet.

Si, avant même l’offensive russe lancée le 24 février, le gouvernement de Boris Johnson avait affiché la fermeté de Londres face à l’argent douteux russe, la commission des Affaires étrangères a estimé dans un rapport intermédiaire, publié jeudi, que cette rhétorique n’a pas été suivie de mesures suffisamment fortes et concrètes.

Le Royaume-Uni est accusé de longue date de complaisance envers les élites russes et leurs millions, qui vaut à certains quartiers chics de la capitale le surnom de Londongrad. « Depuis bien trop longtemps, les gouvernements successifs ont permis à des acteurs néfastes et des kleptocrates de laver leur argent sale dans la laverie automatique de Londres », a dénoncé dans un communiqué le président conservateur de la commission des Affaires étrangères, Tom Tugendhat.

Le rapport souligne que la législation actuelle ne va pas assez loin malgré son renforcement récent, et qu’il est « honteux qu’il ait fallu une guerre » pour pousser le gouvernement à agir.

10h45 : Nouvelle hausse des taux, la plus forte depuis 22 ans

La banque centrale de Suède a annoncé jeudi relever son taux directeur d’un demi point de pourcentage, à 0,75 %, pour contrer l’inflation, soit la plus forte hausse d’un seul coup depuis 22 ans. La Riksbank, qui avait déjà relevé son taux directeur de 0 à 0,25 % fin avril, a justifié cette nouvelle hausse par le fait que la hausse des prix, actuellement autour de 7 % en Suède, se fait « de façon beaucoup plus rapide que prévue depuis le début de l’année ».

10h35 : L'armée russe annonce son retrait de l'île aux Serpents

L'armée russe s'est retirée de l'île aux Serpents, une position stratégique en mer Noire conquise par Moscou et qui subissait des bombardements ukrainiens ces dernières semaines. «Le 30 juin, en signe de bonne volonté, les forces armées russes ont accompli les objectifs fixés sur l'île aux Serpents et ont retiré leur garnison sur place», a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, en assurant que ce geste devait faciliter les exportations de céréales d'Ukraine.


 

10h30 : Le taux de chômage allemand grimpe

Le taux de chômage en Allemagne a grimpé en juin, pour la première fois depuis juin 2020, en raison, notamment, de « l’arrivée des réfugiés ukrainiens sur le marché de l’emploi », a indiqué jeudi l’Agence pour l’emploi.

L’indicateur a atteint 5,3 % en données corrigées des variables de saison (CVS), soit 0,3 point de plus qu’en mai, a-t-elle détaillé dans un communiqué.

Le nombre de chômeurs a quant à lui augmenté de 133.000, toujours en données CVS.

9h47 : La raffinerie de Lyssytchansk sous pavillon russe ?

Selon l'agence russe Ria Novosti, les forces de Moscou et les séparatistes pro-russes revendiquaient jeudi matin la prise de la raffinerie de la ville de Lyssytchansk.

 

Toutefois, l'état-major de l'armée ukrainienne affirmait dans le même temps que les combats continuaient autour de ce site, alors que les forces russes tentent aussi de bloquer les accès à la ville.

9h33 : Un missile hypersonique sur Mikolaïv

L'Ukraine a subi de nouvelles attaques meurtrières contre des civils, notamment à Mikolaïv (sud), où, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, un missile hypersonique a visé un immeuble résidentiel, tuant au moins cinq personnes.

Deux jours auparavant, au moins 18 personnes avaient trouvé la mort dans le bombardement d'un centre commercial bondé de Krementchouk, à 330 kilomètres au sud-est de Kiev, selon le gouvernement ukrainien

9h30 : 2,3 milliards de livres venus de Downing Street

La promesse de soutien des Occidentaux s’est aussi concrétisée par l’annonce, mercredi, par Londres du déblocage d’un milliard de livres (1,16 milliard d’euros) d’aide supplémentaire à l’Ukraine, comprenant des systèmes de défense anti-aérienne et des drones.

Cette nouvelle somme porte à 2,3 milliards de livres l’aide militaire britannique à Kiev, selon Downing Street.

9h09 : Serebrennikov dénonce le « meurtre » de son ancien théâtre

Le réalisateur et metteur en scène russe Kirill Serebrennikov, opposé à l’offensive en Ukraine, s’est insurgé contre le changement de direction de son ancien théâtre, qu’il avait transformé en épicentre de l’avant-garde.

Entre 2012 et 2021, Kirill Serebrennikov, désormais en exil à l’étranger, a été le directeur artistique du Centre Gogol à Moscou, un théâtre municipal, où il a mis en scène des pièces osées mêlant critique sociale et de la religion, sexualité, des thèmes peu en phase avec la ligne conservatrice du Kremlin.

Mercredi soir, le département de la Culture de la ville de Moscou a indiqué qu’un nouveau directeur artistique, Anton Iakovlev, avait été nommé au Centre Gogol et que l’établissement allait retrouver son ancien nom : le Théâtre dramatique Nikolaï Gogol. Immédiatement, Kirill Serebrennikov a dénoncé le « meurtre » d’un lieu qu’il avait complètement métamorphosé et dont la plupart des spectacles étaient joués à guichet fermé. Pour lui, ce changement est lié à la guerre en Ukraine.

9 heures : L’inflation accélère à 5,8 % sur un an en juin

La hausse des prix à la consommation en France s’est encore accélérée au mois de juin pour atteindre 5,8 % sur un an, contre 5,2 % en mai, selon une première estimation provisoire publiée par l’Insee jeudi. L’inflation est tirée par la progression des prix de l’énergie et des produits alimentaires, qui ont respectivement augmenté de 33,1 % et 5,7 % par rapport à juin 2021, précise l’Institut national de la statistique.

Sur un mois, les prix à la consommation augmentent de 0,7 % en juin, comme le mois précédent et après 0,4 % en avril. L’Insee ne précise pas dans cette première estimation le niveau de la hausse des prix pour les 20 % de la population qui ont les plus bas revenus, chiffre qui sert à réévaluer le salaire minimum lorsque la progression pour cette tranche de la population atteint 2 %.

8h49 : Un navire avec 7.000 tonnes de céréales quitte le port occupé de Berdiansk

Un premier navire chargé de 7.000 tonnes de céréales et protégé par la marine russe a quitté le port ukrainien de Berdiansk, occupé par la Russie, ont annoncé jeudi les nouvelles autorités désignées par Moscou.

« Après plusieurs mois d’arrêt, un premier navire marchand a quitté le port commercial de Berdiansk, 7.000 tonnes de céréales partent vers des pays amis », a indiqué sur Telegram le chef de l’administration prorusse de la région, Evguéni Balitski.

8h38 : Vladimir Poutine, un « dictateur effroyable »

La ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a décrit le président russe Vladimir Poutine comme « un dictateur effroyable perpétrant une guerre qui n’est ni légale ni justifiée » et a estimé qu'« il a ordonné que les crimes les plus effroyables soient commis en Ukraine ».

8h25 : Avec Vladimir Poutine, des tables toujours plus longues

 

8h14 : La ville de Lyssytchansk pilonnée sans cesse

Selon des responsables ukrainiens, la ville de Lyssytchansk, dans le Donbass et en première ligne, subit des bombardements incessants alors que la Russie poursuit son offensive dans l’est de l’Ukraine. « Les combats se déroulent tout le temps. Les Russes sont constamment à l’offensive. Il n’y a pas de répit. Absolument tout est bombardé », a déclaré le gouverneur régional Serhiy Haidai à la télévision ukrainienne.

8h01 : L’Opep sommée de pomper plus

Pomper plus, encore et toujours : après avoir accepté début juin d’ouvrir davantage les vannes sous la pression occidentale, les pays producteurs de pétrole de l’Opep +, qui se réunissent jeudi, devraient s’en tenir là. « Nous ne prévoyons pas de surprise », note Jeffrey Halley, chez Oanda, évoquant « une simple formalité ».

Rendez-vous devenu quasi mensuel depuis la pandémie de Covid-19 qui a bousculé les marchés, les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par Ryad, et leurs dix partenaires conduits par Moscou (Opep +) se retrouvent à 13 heures (heure française) par visioconférence à Vienne, siège de l’alliance.

Lors de leur dernière rencontre, ils avaient décidé d’augmenter leur production de juillet de 648.000 barils par jour, contre 432.000 barils auparavant. Ils devraient garder le même rythme, selon les analystes. Jusque-là, et depuis le printemps 2021, le cartel s’était limité à des hausses modestes de ses quotas dans le but de retrouver graduellement ses niveaux pré-Covid.

7h50 : Face à l’urgence énergétique, la Roumanie table sur le gaz de la mer Noire

Invisible mais précieux : du gaz issu de la mer Noire se fraie un chemin à travers un labyrinthe de tuyaux flambant neufs, nourrissant l’espoir de la Roumanie de se passer des livraisons russes. A Vadu (sud-est), où une usine de traitement a été inaugurée mardi en grande pompe, Mark Beacom, PDG de la compagnie Black Sea Oil and Gas (BSOG), ne cache pas les défis d’une telle extraction, avec le conflit en Ukraine toute proche.

« Il y a certainement un impact : des mines ont été détectées près de notre plateforme, des avions et des navires de guerre passent à côté », s’inquiète-t-il. Mais la Roumanie est fière de donner l’exemple en Europe. Le Premier ministre Nicolae Ciuca, qui était du voyage, a ainsi salué « un pas décisif pour assurer la sécurité énergétique (…) à un moment où l’approvisionnement en gaz au niveau international est menacé par la guerre ».

7h39 : Le point sur la carte

En jaune : Les territoires controlés par Kiev

En violet : Les territoires occupés avant le 24 février dernier et l'invasion russe

En rouge : Les territoires occupés depuis le 24 février et l'invasion russe

En rose : Les avancées de la Russie 

En jaune clair : Les territoires récemment recapturés par Kiev


 

7h27 : Le bombardement du théâtre de Marioupol, « clairement un crime de guerre » russe

Le bombardement le 16 mars du théâtre de Marioupol, en Ukraine, dans lequel de nombreux civils s’étaient réfugiés, est « clairement un crime de guerre » russe, affirme jeudi un rapport d’Amnesty international, pour qui le nombre de victimes est toutefois largement inférieur à ce qui était craint. « Jusqu’à présent, nous parlions d’un crime de guerre présumé. Maintenant, nous pouvons clairement dire que c’en était un, commis par les forces armées russes », a affirmé Oksana Pokaltchouk, la directrice d’AI en Ukraine, lors d’un entretien à Paris.

Deux explosions ont détruit une grande partie du théâtre, causées par « quelque chose de très gros : deux bombes de 500 kg » issues d’une « frappe aérienne », a-t-elle poursuivi, la nature des dégâts invalidant selon des experts consultés par l’ONG l’hypothèse avancée par Moscou d’une explosion à l’intérieur du site provoquée les forces ukrainiennes. Or à ce moment, le ciel de Marioupol était « sous contrôle russe » et il n’y avait « pas d’avions ukrainiens », souligne-t-elle.

7h15 : On récapitule

Pour celles et ceux qui n'ont pas suivi la situation en Ukraine mercredi, vous pouvez retrouver nos papiers avec l'essentiel dans notre super récap' ici : 

Ou alors notre live complet sur cette journée bien chargée en actu : 

 

7h08 : Poutine fustige « l’impérialisme » de l’Otan

En conférence de presse à Achkhabad, la capitale turkmène, Vladimir Poutine a fustigé l’attitude des Occidentaux. « Les pays leaders de l’Otan souhaitent (…) affirmer leur hégémonie, leurs ambitions impériales », a-t-il accusé.

« L’appel à l’Ukraine à poursuivre les combats et à refuser les négociations ne fait que confirmer notre hypothèse que l’Ukraine et le bien du peuple ukrainien, ce n’est pas l’objectif de l’Occident et de l’Otan, mais un moyen de défendre leurs propres intérêts », a affirmé le président russe.

Dans une nouvelle feuille de route stratégique adoptée lors du sommet de Madrid, l’Otan désigne la Russie comme « la menace la plus significative et directe pour la sécurité des alliés ».

6h51 : Zelensky met fin aux relations diplomatiques avec la Syrie

Le président ukrainien a annoncé mercredi soir mettre fin aux relations diplomatiques avec la Syrie, après que le régime de Damas a reconnu l’indépendance des républiques séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk, soutenues par Moscou depuis 2014.

« Il n’y aura plus de relations entre l’Ukraine et la Syrie », a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo postée sur Telegram, affirmant que « la pression des sanctions » contre Damas, allié de la Russie, « sera encore plus grande ». « C’est une histoire insignifiante », a-t-il balayé, préférant mettre en avant la signature avec Bruxelles d’un accord pour un régime de « transport sans visa » pour le fret venant d’Ukraine dans l’Union européenne.

La Syrie avait annoncé plus tôt dans la journée reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes de Donetsk et de Lougansk, devenant ainsi le premier pays étranger à le faire.

6h42 : Londres augmente massivement son soutien

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi, lors du sommet de l’Otan, débloquer un milliard de livres (1,16 milliard d’euros) d’aide supplémentaire à l’Ukraine, comprenant des systèmes de défense antiaérienne et des drones. Ces nouveaux fonds vont porter l’aide militaire britannique à Kiev à 2,3 milliards de livres, a précisé Downing Street, qualifiant cette augmentation importante de « nouvelle phase » dans le soutien occidental qui doit permettre à l’armée ukrainienne de lancer des contre-offensives.

Dans le détail, l’aide supplémentaire apportée comprend des « systèmes sophistiqués de défense antiaérienne, des appareils aériens sans pilote, des équipements électroniques innovants et des milliers d’équipements vitaux pour les soldats ukrainiens ».

6h39 : Poutine ne veut pas voir les dirigeants du G7 torse nu

Vladimir Poutine a ironisé mercredi sur les dirigeants du G7 qui se sont amusés récemment à moquer l’image virile affichée par le président russe, en estimant que les voir torse nu serait un « spectacle dégoûtant ». Le Premier ministre britannique Boris Johnson a en effet demandé dimanche, à l’ouverture du sommet du G7, si les grands dirigeants mondiaux devaient garder leurs vestes ou les enlever pour montrer leurs « pectoraux ».


« Nous devons montrer que nous sommes plus forts que Poutine », a-t-il lancé, alors que le Premier ministre canadien Justin Trudeau a renchéri : « Nous allons avoir droit à la démonstration d’équitation torse nu », se référant à une fameuse séance photo de Vladimir Poutine à cheval torse nu en 2009.

« Je ne sais pas s’ils voulaient se déshabiller jusqu’à la ceinture ou encore plus bas, mais de toute façon, cela aurait été un spectacle dégoûtant », a donc ironisé Vladimir Poutine.

6h34 : Les Etats-Unis versent 1,3 milliard de dollars à l’Ukraine

Le Trésor américain a annoncé mercredi le transfert, via la Banque mondiale, d’une tranche de 1,3 milliard de dollars d’aide économique à l’Ukraine, dans le cadre d’un premier soutien de 7,5 milliards promis à Kiev par le gouvernement Biden en mai.

Selon les estimations de la Banque mondiale, la guerre menée par la Russie en Ukraine risque d’entraîner une contraction de 45 % en 2022 de l’économie ukrainienne. Le pays connaît un déficit budgétaire qui se creuse de 5 milliards de dollars par mois, vu la fonte de ses revenus et son incapacité à accéder à des financements sur les marchés extérieurs.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Comme chaque jour, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner les dernières informations sur le conflit. La journée de ce jeudi va être marquée par la fin du sommet de l’Otan à Madrid. Depuis mardi, l’Alliance atlantique n’a eu de cesse d’affirmer son soutien à Kiev et de critiquer vivement les actions du Kremlin en Ukraine.