Guerre en Ukraine : Le conflit entre Kiev et Moscou au cœur d’un sommet crucial pour le futur de l’Otan

SOMMET Les dirigeants des Etats membre se retrouvent à Madrid ce mercredi

20 Minutes avec AFP
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Le Conseil de l'Atlantique Nord lors d'une réunion des ministres de la défense de l'OTAN au siège de l'OTAN à Bruxelles, le jeudi 16 juin 2022.
Le Conseil de l'Atlantique Nord lors d'une réunion des ministres de la défense de l'OTAN au siège de l'OTAN à Bruxelles, le jeudi 16 juin 2022. — Olivier Matthys/AP/SIPA

La guerre en Ukraine était ce mercredi au cœur d’un sommet de l' Otan à Madrid, où les dirigeants des Etats membres se sont réunis pour discuter de l’avenir de l’Alliance atlantique, que la Suède et la Finlande vont pouvoir rejoindre après la levée du veto turc.

L’Otan vit « sa crise sécuritaire la plus sérieuse depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg, avant d’ouvrir les débats.

Refonte de l’Alliance

Lors de ce sommet, notamment destiné à réviser la feuille de route de l’Alliance pour la première fois depuis 2010, « nous allons dire clairement que la Russie représente une menace directe pour notre sécurité », a-t-il ajouté.

Les pays de l’Otan vont approuver à Madrid un renforcement de leurs forces sur le flanc est de l’Alliance et décider de porter le nombre de leurs forces à haut niveau de préparation « bien au-dessus » de 300.000 militaires. « C’est le remaniement le plus important de notre défense collective depuis la Guerre froide », a souligné Jens Stoltenberg.

Une intervention de Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’exprimera à deux reprises mercredi matin en visioconférence lors du sommet, alors que Kiev ne cesse de réclamer davantage de livraisons d’armes de la part de ses partenaires. Les pays de l’Otan, qui ont déjà fourni des milliards de dollars d’aide à Kiev, vont convenir à Madrid « d’un programme d’assistance complet à l’Ukraine pour l’aider à faire respecter son droit à la légitime défense », a promis mardi Jens Stoltenberg.

« L’Otan soutient l’Ukraine depuis le début » du conflit « et va continuer » à le faire, a insisté mercredi le Premier ministre belge Alexander De Croo, estimant que « la guerre » ne pourrait être gagnée « que sur le champ de bataille ».

Vladimir Poutine sur toutes les lèvres

La Norvège a annoncé mercredi l’envoi de trois batteries de lance-roquettes à longue distance MLRS, que l’Ukraine réclame pour contrer l’armée russe. Mardi, les ministres de la défense allemand et néerlandais ont eux annoncé la livraison de six obusiers supplémentaires.

Le président russe Vladimir Poutine « espérait moins d’Otan sur son front occidental à la suite de son invasion illégale de l’Ukraine », mais « il s’est complètement trompé » : « il obtient plus d’Otan », a jugé le Premier ministre britannique Boris Johnson.