Etats-Unis : Des pirates informatiques s’en prennent à plusieurs Etats qui ont interdit l’IVG

ATTAQUE En plus de dénoncer la décision de la Cour suprême, l’objectif des hackers est de dissuader les Etats qui envisageraient de rendre l’avortement illégal

avec agence
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Plusieurs Etats américains, ayant interdit l'avortement, ont été attaqués par des pirates informatiques (illustration).
Plusieurs Etats américains, ayant interdit l'avortement, ont été attaqués par des pirates informatiques (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Alors que la Cour suprême américaine a décidé de révoquer le droit à l’avortement vendredi, plusieurs cyberattaques ont aussitôt ciblé les Etats qui ont interdit l’IVG. Le Kentucky et l’Arkansas ont été les premiers territoires visés, rapporte Le Parisien. Ces cyberattaques ont été revendiquées dès dimanche par un groupe de pirates affirmant avoir agi afin de protester contre la décision de la Cour suprême et mettre la pression sur les Etats qui envisageraient d’instaurer à leur tour une législation anti-avortement.

« Les attaques continueront »

Depuis la révocation de l’arrêt qui garantissait, depuis 1973, le droit à l’avortement des Américaines, au moins huit Etats ont interdit tout IVG. En outre, les cliniques d’avortement du Missouri, du Dakota du Sud et de Géorgie ont aussitôt été fermées. Autant de territoires qui pourraient être les prochaines cibles des hackers. « Les attaques continueront. Nos cibles principales sont toutes les organisations contre l’IVG, ce qui inclut tous les serveurs des Etats qui disposent de législation anti-avortement », ont-ils annoncé.

En attaquant les serveurs du Kentucky et de l’Arkansas, les pirates informatiques auraient réussi à obtenir un grand nombre d’informations personnelles sur des propriétaires fonciers de l’Arkansas ou des employés de l’Etat du Kentucky. Ces données ont ensuite été mises en ligne. « Même s’ils n’ont pas dérobé d’informations sensibles, la revendication a plus de poids que le butin car il y a aussi en toile de fond une compétition entre les groupes de hackers qui aiment se mobiliser sur les sujets de société », a estimé Sergey Shykevich, chef du renseignement sur les menaces chez Check Point Software. D’après lui, d’autres hackers pourraient venir se fédérer à ce mouvement.